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 J’ai bien trop longtemps vécu en ayant des objectifs qui n’étaient pas nécessairement les miens mais plutôt ceux que les autres avaient pour  moi. Il n’est pas pour autant question de sacrifice, j’ai fait des choix. Je crois pouvoir affirmer maintenant qu’ils étaient des choix par défaut. Ils étaient ceux que mes proches, la société, l’économie, mes ambitions carriéristes en tant que femme m’ont fait croire comme étant les bons. J'ai longtemps sincèrement cru me réaliser au travers de ces choix et sans doute l'ai je fait en partie. Et pourtant  terrible miroir aux alouettes, ce qui m’était précieux, mes véritables ambitions personnelles, je les ai fait taire juste pour être conforme aux aspirations de l’autre : pour qu’une mère soit fière de sa fille, pour que ma famille me reconnaisse un statut, pour que la société m’étiquette et me range dans un des beaux tiroirs où chacun à sa place.

Il est cependant  une chose qui est restée récurrente et que je n’ai jamais mise de côté, c’est le souci de l’autre, savoir l’entendre voire l’écouter. On m’a souvent reproché malgré un caractère trempé d’avoir un peu trop le cœur sous la main, de me laisser aller à la compassion pour tout être que je croise ou même à une générosité qui apparaît à certains bien trop grande.

Je suis ainsi faite, chaque homme est pour moi un être respectable, s’il souffre et s’il est dans mes possibilités de pouvoir l’aider, il est de mon devoir de le faire.

Je l’ai fait aussi souvent que je l’ai pu, avec mes moyens, sans me poser de questions, juste parce que c’est une attitude normale, adulte, censée.

Un jour, j’ai eu très mal moi aussi, ce jour là, j’ai crié ma souffrance espérant qu’elle soit entendue, elle ne le fut pas, en tout cas pas par ceux que je croyais être les plus aptes à l’entendre.

Tout cela a presque trois ans, et beaucoup autour de moi ont jugé que la seule réponse qu’ils avaient à m’offrir était le silence. J’ai essayé à quelques reprises par des tentatives plus ou moins adroites de reprendre contact, mais elles furent infructueuses.

Sans doute  suis-je trop sensible, mais ce silence est pour moi le pire des sentiments qui peut être offert : l’indifférence.

Il est si facile de fermer les yeux, de mettre de coté ce qui gène, ce que l’on ne comprend pas. Courage, fuyons ! C’est presque un credo à notre époque.

J’apprends chaque jour à ne plus vivre en fonction de ce que les autres veulent de moi mais pour moi, comme moi  je l’entends, mais je mentirai en prétendant que quelques mains tendues, quelques oreilles compatissantes ne sont pas mes biens les plus rares. Et je souffre que certains se confinent dans un silence éloquent. Je souffre de ne plus exister à leurs yeux, je souffre que cette souffrance ait fait de moi un paria que l’on évite soigneusement.

Peut être est ce moi qui ne sait pas tourner les pages ? 

Je suis de celles qui parfois tournent  les pages à l’envers pour mieux les comprendre, je suis de celles qui n’encensent  pas le passé mais qui l’intègre comme partie prenante de ma vie.

Alors, oui, je l’avoue, si j’ai pu oublier des faits, des dates, je n’oublierai jamais les personnes que j’ai croisées.

Je suis de celles qui répondent  aux lettres, aux mails, aux sms juste parce que je ne sais pas faire autrement, ce que j’aimerai recevoir, je le dois aux autres. C’est dans l’ordre des choses.

Il est des vides qui sont difficiles à combler. Mais, il faut l’accepter, quel autre choix ?

Puis je ne jamais faire subir à l’autre cette affreuse indifférence .

Le silence n’est pas toujours d’or, c’est une idée fausse !  Croyez moi .

 

 

 

 

 

Samedi 20 janvier 2007 6 20 /01 /Jan /2007 00:14
- Par isabelle - Publié dans : états d'âme
mouillez vous !!! - les 0 sont encore tout humides ...

 Au plaisir des mots .

 

 

 

C’aurait pu être le nom de ce blog. Oh je vous rassure, loin de moi la pensée d’affirmer que vous puissiez prendre plaisir à les lire, mais  j’éprouve par contre un indicible plaisir à les agencer, à vous les offrir, à vous les livrer.

Un matin d’octobre 2004, je me suis éveillée et ils étaient là, présents, étonnants, parfois encombrants, souvent bouillonnants. Moi qui ne les utilisais plus qu’à des fins pratiques, moi qui avais depuis bien longtemps oublié de les écrire, je me trouvais inondée de leur faconde, impressionnée par leur audace, débordée par leur pugnacité. Que diable sont venus faire tous ces mots ?

Pourquoi vinrent ils du jour au lendemain me signifier leur importance ?

Il semblerait qu’ils aient été enfouis bien loin et que la déprime, le chute des certitudes, du masque, des valeurs inculquées voire imposées les aient faits  renaître. Depuis, ils m’habitent sans cesse, ils composent une mélodie plus au moins écrite dont le rythme et l’intensité varient pour mille raisons à la vitesse de la pensée.

 Et, là, ce soir, derrière l’écran et le clavier qui leur donnent forme, j’ai plaisir à savoir qu’ils vont vous parvenir, qu’ils vont habiller vos yeux le temps qu’il vous faut pour les lire, qu’ils vont bercer votre oreille intérieure comme le ferait une petite mélodie sans prétention. Je vous les livre naissants, tout chaud, à peine sortis du cocon intimiste de mon cerveau.

Leur humeur est volage, mon cœur en est responsable, mon cerveau s’amuse, ma raison, elle,  s’envole au firmament.  

Ils dépassent ma pensée parfois, je m’en excuse. 

Dois je continuer pour autant à les laisser vivre par eux même, dans la plus grande spontanéité ? Ou dois je au contraire les policer ? Les rendre conformes, conformistes ?

Je n’ai pas de goût pour la censure, je les crois assez intelligibles pour être lus et mes pensées n’ont rien à cacher ou bien peu.

Dans ce monde multi médiatisé, où les mots se veulent utiles, brefs et concis, où il est de bon aloi de les choisir avec parcimonie, je joue les atypiques et me délecte à  me vautrer dans tous mes mots dans  la plus grande impudeur, sans réserve, ni retenue. Je m’y baigne nue et confesse adorer leurs caresses.

 La nuit s’est installée et si le ciel en ait dépourvu, dans mon âme brillent  des milliers d’étoiles que les mots ont allumées.

Une mention spéciale pour Dora, bienvenue, vous êtes la première lectrice anonyme qui se dévoile , je vous envoie donc ce petit salut ...

 

Vendredi 19 janvier 2007 5 19 /01 /Jan /2007 00:57
- Par isabelle - Publié dans : états d'âme
mouillez vous !!! - les 0 sont encore tout humides ...

La baigneuse depuis deux jours manque singulièrement de légèreté (bon ça va, je sais, mais je vais les reperdre mes kilos).

Il en va ainsi des états d’âme, ils sont changeants.

Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, moi qu’il ne faut déranger sous aucun prétexte avant midi, je suis fraîche comme un gard… heu non comme une baigneuse, il est  sept heures et mes doigts me démangent, mon cerveau et mon corps sont encore emplis de l’homme que j’aime qui, courageux, est parti braver froid et vent.

Et si nous parlions d’Amour ? Histoire d’alléger autant mes repas que mes mots sur ce blog ?

Longtemps, j’ai vécu sans, pas de manque, juste une volonté farouche d’indépendance, m’abritant derrière le vieil adage que : mais oui bien sur : « on est mieux seule que mal accompagné ». Et voilà que sans crier gare pénètre (sans jeu de mots, je jure, suis une fille de bonne famille) dans ma vie  l’homme le plus imparfait qui soit et qui revendique avec force ses faiblesses et  ses doutes.  Voilà que tout bascule, l’enveloppe m’attire, les interrogations me retiennent.

Que voici  un étonnant spécimen qui dit à une pétrie de certitudes que la vie n’est qu’une suite d’incertitudes. Vous qui me connaissez, ou je fuyais telle la peste, ou il me fallait étudier ce phénomène de plus près.

Mettant la plus grande confiance en mon instinct, je suis restée et j’ai voulu connaître, apprendre ce que cet homme appelait un travail sur soi, un programme de vie.

Quand je l’ai connu, mon monde tremblait déjà sur ses fondations. Ma vie allait bientôt basculée et si force m’est d’écrire, même si cela se fit dans la douleur, qu’aujourd’hui je bénis celui qui se reconnaîtra. J’ai 46 ans et mon cœur (mon corps aussi, bien que je le paye après) a  20 ans.

Quoi de plus merveilleux que l’Amour ?

Certains vont me rappeler les pleurs et les grincements de dents quand cet Amour  semblait me fuir, certains me parleront de toutes ses frayeurs qui m’ont habitées et m’habitent encore parfois. Certains me remémoreront les déchirements, les hurlements de douleur. J’ai emmerdé bien des proches à geindre stupidement sur mon sort, juste parce que je croyais contre vents et marées avec une farouche détermination que, quelque soit le prix à payer, l’Amour confine au sublime.

Plus de 3 ans après, ce que je pense être un des plus grands chamboulements dans ma vie me conduit avec encore, certes, de longues hésitations, vers le Bonheur .

Mais, ça va pas la tête ? qu’est ce que je raconte ? n’importe quoi !

Justement, toute l’histoire est là : le bonheur n’est pas pour demain, il n’est pas hypothétique, il n’est ni un leurre, ni un graal. Il est là dans chaque regard, dans nos mots, dans nos odeurs, dans nos envies, dans nos baisers, dans nos effleurements, dans nos caresses, dans nos ébats, dans nos fantasmes, dans nos limites, dans notre tendresse, dans les bras de l’autre, dans le ressenti de nos cœurs, de nos corps et de nos âmes.

Chaque seconde de ce bonheur présent est un moment d’éternité. Plus je crois l’aimer et plus je l’aime. Fut un temps, il était de bon ton de porter une médaille disant : « plus qu’hier et moins que demain », il y a peu, je trouvais cela, niaiseux comme disent nos cousins outre atlantique et pourtant voilà que mon cœur bat chaque jour un peu plus fort.

Que m’importe un demain qui qu’on le veuille ou non reste improbable et pas aussi constructible qu'on voudrait le croire, la vie ne se joue pas demain, elle se vit dans le présent, dans l’instantanéité de la seconde qui passe et qui le temps de l’écrire est déjà dans le passé.

J’ai cette chance et ce luxe suprême d’aujourd’hui savourer chaque instant qu’il soit d’une banalité délicieuse ou d’une intensité inégalée.

Alors je vis. Je suis,  moi aussi, imparfaite, trop à fleur de peau, trop impulsive, trop ? Bin en fait trop tout court. Mais, j’ai appris à regarder en moi, j’apprends chaque jour à y chercher, à y trouver des choses incroyables et inespérées.

Ce n’est nullement de l’individualisme mais le respect de ma propre individualité, respect qui m’est du, certes, mais surtout que je me dois à moi-même.

Bon pour la légèreté, on repassera !!!! Ça vous donnera une bonne raison, lol.

Je remercie mes  fidèles lecteurs : 50 hier, vos visites m’honorent. Puissiez vous trouver ici, quelques mots qui vous interpellent , ils n’ont d’autre prétention que de vous parler un peu ...

 

 

Douce journée à vous  ...

 

 

Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /Jan /2007 06:49
- Par isabelle - Publié dans : états d'âme
mouillez vous !!! - les 1 sont encore tout humides ...

Chatouillis méningés

Arlequine.jpg  

 

Je ne peux pas dire

qui je serai demain.

Chaque jour est neuf

et chaque jour je renais.
Paul Auster

Un peu de Moi

En Musique ...

 

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Profil

  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
  • Femme
  • antony
  • cinema poesie philosophie lire écrire
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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