Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !
Je risque sans doute de choquer en écrivant cet article. Hier soir, Nicolas m’a gentiment suggérée de ne regarder que les beaux paysages verdoyants de notre glorieux passé. Et voilà qu’à la fin de son beau discours, tout le monde entonne haut et fort ce chant patriotique écrit dans le contexte d’une guerre entre France et Prusse en 1791. Elle devint ensuite un des symboles de la révolution. Hier soir, en écoutant, tous ces gens chanter ces paroles violentes, guerrières, je n’ai ressentie aucune fierté, aucune émotion patriotique. Je suis navrée d’écrire que je ne me reconnais nullement, pas plus que mon pays d’ailleurs dans cette vieille tradition. La mélodie est familière, certes, mais les paroles me heurtent toujours autant. Je ne peux me résoudre à les entendre sans leur sens premier. Que de chemin parcouru depuis ce chant, faut il continuer à le sacraliser comme exemple des temps jadis ou ne serait il pas plus sain d’en oublier les paroles ou de les atténuer, les pacifier ? Je vous suggère de relire ce chant avec réflexion et non avec cette habitude culturelle acquise dès notre plus jeune âge. , Et si l’envie vous en prend, et bien dites moi ce qu’il vous suggère ……..
Le voilà : la marseillaise
J’éprouve, sans doute des vieux restes dus à mon éducation, la nécessité d’écrire que je ne pense pas par la même manquer de respect à toutes les personnes qui ont œuvrées à la vie de mon pays, à construire son histoire. J’ai au contraire la sensation qu’offrir en leur mémoire à tous, un chant pacifique à ce pays serait le plus bel hommage à leur rendre car un vrai signe de victoire, celle de la paix.
mouillez vous !!! - les 0 sont encore tout humides ...









