Je suis de retour après une période trouble.
J’ai beaucoup écrit ces derniers jours, beaucoup appris et je l’espère compris.
Ma psy ce matin m’a dit « quelle aventure ! »
Les grandes aventures sont un mélange d’émotions, d’exploration, d’amour, de découvertes, de sentiments, de drame, de bonheur, de passion, d’exaltation, de risques, de larmes, de joie, de douleurs…
Ces derniers jours furent d’une intensité très, presque trop forte, une douloureuse aventure.
J’ai commis à nouveau mardi dernier un acte violent qui a malheureusement blessé ceux que j’aime et je ne le réalise vraiment qu’aujourd’hui.
En retournant ma colère, ma peine contre moi, en me faisant violence croyant l’épargner à l’autre, j’ai fait du mal et je m’en excuse auprès de mes proches, sincèrement.
Ce geste est regrettable, terrible, mais quoiqu’il en soit, il est commis, et il a eu des répercussions, j’ai parlé, dit, écrit, écouté et j’ai posé des pièces du puzzle. J’ai avancé.
Je n’ai pas tenu à rester en clinique, milieu protégé, car l’approche ne me convenait pas et j’avais un besoin fort de rentrer chez moi, dans ce lieu qui me ressemble.
J’ai eu deux journées consécutives chargées, tant physiquement qu’émotionnellement, et trois nuits sans sommeil ou peu.
Je suis ce soir, enfin de retour, fatiguée, vidée, mais en même temps le petit moulin dans ma tête qui a tourné à plein régime depuis des jours se calme enfin.
Je me sens apaisée. Cette fébrilité qui accompagne toujours ces découvertes sur moi-même s’est calmée.
Je vais me reposer car mon corps a besoin lui aussi de récupérer.
J’ai besoin de prendre du recul, j’ai besoin de calme.
Je me rends compte que ne pas donner mes mots devient de plus en plus difficile, ce blog que j’ai ouvert sans trop savoir est devenu mon univers, un univers que j’aime savoir ouvert, non pas, dans le but d’exhiber ma vie mais juste pour tenter de dire un mal être que j’ai retrouvé chez d’autres personnes ces deniers mois.
Mon histoire est certes unique, et si les circonstances, les faits, les personnages ne sont pas les même, j’ai pourtant croisé la même souffrance, chez l’obèse, l’alcoolique, le névrosé dans différents groupes de paroles.
Quel est le véritable auteur de cette histoire ? La vie ? Moi ? La société ? L’humain ?
Je l’ignore, une seule chose est sur et ce depuis quatre ans, au lendemain d’une tentative de suicide, il me faut la raconter.
Il me faut vous dire mes peines et mes joies, vous ouvrir mon cœur.
Je ne sais pas pourquoi, je sais juste qu’écrire est devenu un besoin impératif, surgi de la mélancolie.
Publier ici mes mots valide leur existence et bien qu’ils ne soient qu’une infime goutte de l’océan de la toile,
Bien qu’ils n’aient qu’assez peu de chance d’être lus,
Ils ne seront jamais détruits.
Jamais personne ne les brulera.
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mouillez vous !!! - les 6 sont encore tout humides ...









