Après nous être civilement salués comme il est d’usage, voici le récit de l’intégralité de la visite faite chez le pneumologue hier.
- Quel est votre poids et votre taille ?
Ce à quoi je réponds …
- Êtes-vous essoufflée à la marche et à l’effort ?
- À la marche non, à l’effort vers le troisième, quatrième étage
- fumez-vous ?
- non j’ai arrêté il y a sept ans
- très bien, ronflez-vous ?
- oui, et il y a trois ans je ne faisais pas d’apnée du sommeil
- vous a-t-on fait souffler dans la machine il y a trois ans ?
- oui
- et avait-il quelque chose de particulier ?
- non rien de spécial
- a-t-on fait une recherche pour les apnées du sommeil ?
- oui, et là encore rien de particulier
- Vous êtes venue quand en 2008 ?
- En fin d’année, il y a exactement trois ans
- Bien, tout va bien, je ne vous ennuie pas…
Pour ce qui pourrait imaginer qu’il a sorti, à un quelconque moment, un stéthoscope afin de m’examiner
Je réponds : inutile, à la seule vue de ma bobine, ce monsieur a su que mes poumons étaient reluisants de santé …
Tarif non conventionné
Temps de la visite : à peine 5 minutes
En bonne française, il me faut vous raconter, les petits déboires qui émaillent mon séjour.
Hier, à peine arrivée, j’ai du me rendre à plusieurs rendez-vous, courir un peu partout. Puis j’ai eu rendez-vous avec la cardiologue.
Elle a pris à peine le temps de me demander de m’asseoir tant elle paraissait être dans l’urgence, me posant question sur question, attendant à peine les réponses.
Elle s’est levée d’un bond me disant : « on se met torse nu et on s’allonge là bas … »
Et là, m’est revenu d’un coup un des albums des Bidochon : les Bidochon assujettis sociaux, où les médecins et les infirmières ne s’adressent à leurs patients qu’en employant la troisième personne du singulier. Cette cardiologue, pire encore, me gratifie d’un pronom indéfini, qui, il faut bien le dire, ne rend pas l’auscultation excessivement conviviale. Je connaissais le travail à la chaîne chez Renault, voilà que le corps médical est atteint du syndrome du rendement.
S’il n’était question de ma santé, j’aurais sans doute trouvé cela amusant tant la caricature était flagrante.
Il s’avère après auscultation que mon cœur bat trop vite et je suis hyper tendue … rapport de cause à effet ?
Autre rdv pris pour cet après midi …
Accueil tout aussi rapide, là, pas même le temps de m’assoir, hop torse nu et on s’allonge …
Elle me contorsionne dans tous les sens un bras en l’air, sur le coté et commence son écho en me disant « tranquille, soyez confortable ! » tout en appuyant sans ménagement sur mon plexus, gestes brutaux, puis elle maugrée et me dit : « ça vous gène pas, ce cœur qui bat trop vite ? » : heu là encore : cause à effet ?
« Pas vraiment puisque c’est tout nouveau et inhabituel ». Je ne suis pas sure qu’elle m’ait crue.
Dans cette clinique, tous les patients se baladent avec une pochette contenant divers papiers. Je l’ai oubliée. Je me prends un sermon digne d’un enfant de 5 ans !
Je le lui rapporte immédiatement et alors que je lui tends, elle me regarde et me dit : « oui, vous êtes ? C’est pourquoi ? «
Alors là, moi, je dis, question humanisation des hôpitaux, y a pas, on est au top !
- Les diabétiques ont un pancréas qui fonctionne mal. Ici, ils prennent trop d’édulcorants et c’est très mauvais pour le cœur
- Il y a tellement de choses mauvaises …. Le tabac par exemple
- Oh, vous savez, une par ci par là, ça peut pas faire de mal !