cahier de voyage Rodrigues

Alors que je m’éveille et ouvre le rideau, le soleil semble avoir du mal à pointer son nez.

Je quitte l’hôtel très tranquillement, après avoir posté deux articles, profitant du fait que le Wifi fonctionne ce matin.

En fait je trouve assez amusant, de ne jamais savoir si la technique va suivre ou pas, comme si l’exigence que l’on peut avoir chez soi devenait soudain dérisoire lors que l’on est bien loin.

Je pars vers un temple que je n’ai pas encore visité. J’ai fait un petit crochet vers l’aéroport afin de régler quelques petits détails techniques à propos de la voiture et de son retour.

J’arrive dans  l’enceinte du temple. Le lieu est comme à chaque fois très ouvert. On peut tout à fait y entrer en voiture et la poser dans la cour.

Encore une fois, je remarque, cette ouverture permanente et simple d’un lieu de culte. Tout un chacun semble inviter à y entrer, à y communier, à y prier, Ou simplement à n’être qu’un visiteur dont la curiosité est tout à fait acceptée du moment qu’elle reste respectueuse.

Alors que je commence ma visite, le ciel s’est considérablement assombri et devient de plus en plus menaçant. Quelques gouttes commencent à tomber et progressivement s’ensuit un très long déluge, une  dense pluie de mousson qui va durer sans mollir plusieurs heures.

Je quitte le temple avant d’avoir fini ma visite.

Je repars sur les routes  qui se trouvent par endroits totalement inondées, l’eau monte bien au-dessus des pneus, ce qui est manifestement semble usuel et tout au plus rend le trafic un peu moins fluide !

 

Les scooters continuent à rouler malgré tout, la pluie continue à tomber de manière toujours aussi dense.

J’ai fini par me réfugier dans un petit centre commercial où l’électricité est coupée. Pour le déjeuner la dame me fait comprendre que ce sera : « duck and rice, wath’s all ! » , pas grave, il est excellent !

En ressortant la pluie a cessé, je retourne au temple finir ma visite écourtée.

Il est déjà relativement tard, quelques touristes sont encore présents, un moine ferme  les rideaux de fer du lieu d’information, un autre essaie tant bien que mal de faire passer un fil au-dessus d’un arbre fruitier et tente désespérément de trouver de l’aide afin d’y arriver et enfin un troisième patauge pieds nus dans une flaque d’eau une oreillette de  téléphone portable suspendue sur son habit orange.

Étrange mélange de tradition et de modernisme que ce moine papotant au téléphone et pataugeant dans les flaques d’eau !

 

Le lieu est très riche  en statues, en autels toujours ouverts et accessibles à tous.

Trois enfants jouent à l’entrée d’un temps sur le carrelage mouillé et s’en servent de patinoire, tout en gesticulant pour faire fuir les pigeons, je les regarde un moment rire à gorge déployée sans pour autant que qui que ce soit y voit une dépravation quelconque du lieu.

Et me reviennent en mémoire quelques souvenirs catholiques de mon enfance, pas de rire dans les églises, je n’en souviens très bien.

 

Je rentre tranquillement en flânant sur les routes de l’île, m’arrêtant de temps à autre, pour prendre quelques photos.

La nuit commence à descendre doucement, les étals s’éclairent le long de la route…

 

Lecture du jour : « les vierges et autres nouvelles » de Irène Némirovsky

Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 14:16
- Par isabelle Cassou - Publié dans : cahier de voyage Rodrigues - Communauté : Embellissons nous la vie
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Mardi 15 mars 2011, Samui

La journée s’annonce tranquille. Je me lève vers 10 :00, petit déjeuner rapide, j’écris un peu, histoire de me mettre à jour dans le récit de ma saga Thai.

Je quitte l’hôtel en tout début d’après-midi, et l’envie me prend de manger un très bon repas thai. Je m’arrête dans un restaurant du bord de mer. Je m’installe à une table qui surplombe la plage. Quelques baigneurs, épars, s’amusent dans l’eau.

La plage est habillée de gros rochers superbes qui confèrent à l’ensemble du paysage beauté et calme.

Je commande un jus de fruit frais qui est un vrai délice, puis un rouleau de printemps qui s’avère être une sorte de nem servie avec une sauce sucrée, très sirupeuse. Ensuite je déguste un crabe au curry jaune indien accompagné de riz blanc. Dans la sauce, se fondent, oignons, morceaux de piment rouge, petites branches de céleri encore croquantes, petits oignons grelots blancs presque crus.

Les épices accompagnent à merveille la chair dense et gouteuse du crabe alors que le riz adoucit la force du piment.

Je finis ce festin de roi par un thé chinois au goût très fumé.

Cette pause gourmande me laisse un peu rêveuse je pars, à vue, sur les routes de Koh Samui. Je me laisse guider par le hasard et me retrouve finalement tout près d’une chute d’eau, la plus haute de l’île : 80 m.

Je pose my Toyota au parking et m’offre une spécialité locale soit 30 minutes de balade sur le dos d’un éléphant.

J’avoue que les sensations sont assez amusantes. J’enlève mes chaussures afin de sentir sous mes pieds la peau épaisse et rugueuse de l’animal, elle est tiède, et d’un toucher plutôt agréable.

L’animal va clopin-clopant alors que le jeune homme qui conduit l’attelage chante gaiement se servant de son bâton comme d’une guitare. Nous doublons dans la jungle un jeune couple indien mal à l’aise, semble-t-il ennuyé par l’odeur forte de l’éléphant. Ils demandent désespérément à descendre, mais nos guides respectifs font la sourde oreille. Leur anglais est effectivement très approximatif, peut-être ne comprennent-ils pas ?

Lors de cette promenade surprenante et exotique, nous croisons deux magnifiques et énormes spécimens d’araignées, très haut perchées.

Etant totalement phobique je les toise avec méfiance, clairement impressionnée par leur taille. La peur amuse mon guide qui se tordant de rire sur son éléphant crie à qui mieux mieux : «hum, miam miam, barbecue ! ».

Je ne sais pas si l’habitude est ici de manger les araignées, j’ai cependant vu sur le marché quelques bestioles sympathiques du genre gros vers, sauterelles séchées etc…

 

Une voiture safari n’amène plus haut dans la montagne afin de voir la fameuse chute d’eau.

Les derniers 200 m se font à pied sur une route abrupte, grimpant ou milieu d’un jardin d’orchidées plus ou moins sauvages, de toutes formes et toutes couleurs. Les plantes sont accrochées telles des parasites aux arbres.

Le bas de la chute forme un bassin d’eau fraîche, agréable par cette chaleur torride, où il fait bon se baigner.

La chute est magnifiquement encadrée par une nature tropicale exubérante.

Un mélange d’eau qui coule, d’insectes, d’oiseaux chantent alors qu’il fait si bon se rafraîchir dans ce bain bienfaiteur.

Il est temps de redescendre, le jour commence déjà à s’étirer…

 

Retour vers l’hôtel, la piscine est toujours aussi privée et je peux m’y débattre seule en regardant le jour s’échapper.

Je m’écroule très tôt

 

Lecture du jour :  «d’un pas tranquille» de Anne Bragance

Samedi 19 mars 2011 6 19 /03 /Mars /2011 13:53
- Par isabelle Cassou - Publié dans : cahier de voyage Rodrigues - Communauté : Embellissons nous la vie
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J. +4  samui le 13 mars 2011

Je commence cette journée par une attraction typiquement touristique, c’est-à-dire, l’aquarium, un zoo de tigres et un spectacle de sea lions .

En fait ce qui m’a amené là, c’est la possibilité de tenir dans ses bras un bébé tigre. J’avoue que l’idée me plaisait beaucoup.

En fin de compte, les tigres étaient enfermés dans de vilaines cages bétonnées, et les petits étaient de sortie…

Sur ce, un tigre de Bengale vu de près est excessivement impressionnant.

 

J’ai passé un très agréable moment dans l’aquarium. J’ai pu voir quelques spécimens locaux que je ne connaissais pas et que bien sûr j’ai hâte de croiser dans leur milieu naturel. Je regrette simplement qu’il y ait eu aucun nom à côté des aquariums.

J’ai pris quelques photos assez sympa qui, au vu de l’appareil que je vais descendre demain en conditions réelles, seront sans doute mes photos de poissons les plus réussies.

Visiter cet aquarium était un peu comme un tour de chauffe avant mes premières plongées. Cette visite a bien sûr ravivé une démangeaison très forte de mes palmes…

Je passe sur le spectacle d’otaries somme toute assez classique.

 

En sortant des attractions, il y avait là quelques grandes cages de type volières où se trouvait quelques superbes perroquets aux magnifiques couleurs vives, des loutres qui criaient très fort pour que l’on vienne  les regarder et les caresser, des écureuils un peu particuliers, deux gros singes et enfin un drôle de petit chapardeur qui se laissait approcher  sans souci. Alors que je m’approchais de la grille, histoire de jouer avec ce petit singe peu craintif, avant que je n’aie plus le temps de dire ouf, ils s’étaient emparés du cache de mon objectif dont il est immédiatement tombé amoureux.

S’en est suivie une demi-heure de jeu où le petit singe excessivement malin refusait obstinément de me rendre mon bien. Nous avons tout essayé y compris le tenter avec un autre objet, mais le coquin ne s’est jamais laissé berner. J’avoue avoir passé un délicieux moment à jouer avec ce petit animal peu farouche qui se laissait caresser et approcher sans aucune animosité. Des gardiens m’ont rendu mon cache objectif ce qui a mis le petit singe dans une colère noire. Rassurez-vous, elle fut vite oubliée et quelques minutes plus tard, il m’a pris la main et a commencé à scrupuleusement détacher les petites peaux mortes de mes doigts afin de les dévorer.

 

Je vous l’ai déjà plus ou moins expliqué, ici, pratiquement toute la côte est prise d’assaut par les hôtels. Je me demande même si l’île Maurice n’est pas battue au nombre d’hôtels au kilomètre carré, c’est assez impressionnant !

L’accès aux plages est public et bien que nous soyons dimanche, les plages restent relativement désertes et visiblement désertées par la population locale.

J’ai déjeuné sur l’une d’elles prenant quelques photos d’un joli camaïeu de bleu encadré par les cocotiers, de quelques voiles de wind surf et et de la balade dominicale d’une vache noire et de son propriétaire – ce qui donne des clichés totalement décalés où deux mondes l’espace d’un instant semblent se croiser peut-être sans se voir.

 

Je quitte les eaux féeriques et me retrouve sur une petite route incroyablement pentue qui grimpe à travers la montagne pour accéder à des chutes d’eau, à des points de vue superbes, et enfin tout en haut tout en haut, à un jardin qualifié de magique sortant clairement de l’ordinaire.

Le jardin descend à flanc de montagne dans une nature tropicale abondante, il est parsemé de statues d’animaux, de danseuses, de musiciens, de bouddhas et en même temps de constructions semble-t-il très récentes qui confère à l’ensemble un aspect étonnant.

La chaleur est étouffante, le vent ne parvient plus à rafraîchir l’air, les statues sont figées là pour l’éternité, se fondant dans le paysage.

Quelques orchidées sauvages poussent sur les arbres. Malgré la chaleur, l’endroit est délicieusement agréable et empreint d’un calme et d’une sérénité propice à la rêverie.

 

Au bout d’un moment je redescends vers la civilisation et m’arrête dans un temple. Quelques demoiselles japonaises prient avec ferveur les nombreux bouddhas.

Encore une fois le lieu est ouvert, on peut s’y promener librement.

Un moine me fait signe de m’approcher. Il me fait asseoir, cette fois, sur une chaise, il mouilla une sorte de bâtons à  lanières en bambou dans une eau parfumée de pétales de fleurs et secoue délicatement autour de ma tête le baton. Ce geste est censé porter bonheur.

Il met un bracelet rouge et blanc autour de mon poignet.

Il me montre la boîte à offrandes d’un signe de tête et alors que je vais y glisser un billet, il me le retire délicatement des mains afin de le glisser dans sa « manche ». je suis un peu étonnée par le geste mais n’en laisse rien paraître. Je le salue et m’en vais un tantinet dépitée.

La pratique n’était certes pas précisée dans les guides…

 

La fin d’après-midi arrive je rentre à l’hôtel encore fourbue, une douche, un bain dans la piscine, seule, et emplie d’images, de sensations, et en même temps, l’esprit calme, serein, reposé.

 

PS: j'ai changé d'ile depuis,la liaison internet semble très lente mais plus constante, je ne tente aucune photo, afin de ne pas encombrer le réseau wifi trop longtemps ... vous les verrez au retour ...

 

 

 

 

 

Samedi 19 mars 2011 6 19 /03 /Mars /2011 13:17
- Par isabelle Cassou - Publié dans : cahier de voyage Rodrigues - Communauté : Embellissons nous la vie
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J +3

Je me lève tranquillement après avoir récupéré d’un long voyage.

Aujourd’hui, tour de l’ile, histoire de prendre la mesure du lieu.

Je l’ai déjà vaguement compris hier, l’endroit est rodé au tourisme de masse et dénaturé, de ce fait.

Les hôtels, restaurants pullulent, les prix y sont très attractifs.

Chaque village est envahi par des hordes de magasins de T-shirt et autres fantaisies pour touristes et il semble que cela fonctionne bien.

J’imagine assez bien la dame dire à ses copines en rentrant, vous vous rendez compte du prix, à peine tant de baths, soit heu …euros !!!!

Vous l’aurez compris, je passe au large, j’ai envie d’aller dans l’arrière pays, là où les vaches sont attachées par une corde, où les poules et les coqs se promènent sur les routes, où les femmes portent des légumes dans de grands paniers, où l’on peut se promener dans une nature encore intacte.

 

Alors, exit tom tom qui ne couvre pas tout et me voilà dans des chemins moins balisés, me disant que sur une ile, se perdre serait un comble.

Le matin, j’ai visité « big Bouddha », lieu touristico spirituel, où les marchands du temple ont élus domicile et le badeau visite avec autant de désinvolture les monuments et les boutiques.

Les couleurs sont vives, le lieu est sans doute assez récent.

En ressortant, je tombe sur un « fish spa », c'est-à-dire en petit bassin rempli de 30 cm d’eau où des petits poissons nettoyeurs viennent manger les peaux mortes de vos pieds – le tout pour la modique somme de 400 baths, soit  10 euros, et oui, ma p’tite dame ! – la sensation est amusante, un petit chatouillis agréable et surprenant. Une centaine de poissons viennent et se concentrent sur chaque pied. Ils sont très timides et s’enfuient des que l’on bouge au dessus du bassin. Le petit plus est la serviette glacée et parfumée offerte par un français à l’accent du sud très prononcé.

Sans en faire des généralités au bout de 2 jours de présence sur l’ile, je remarque que tous les magasins un peu plus chics sont tenus par des « européens ». Remarque qui, hélas, se vérifie dans beaucoup de pays.

Bref, après ce rafraichissement peu banal, je repars le pied léger vers de nouveaux horizons.

Le temps est assez gris, le ciel encombré de nuages, le soleil se joue d’eux en créant des clairs obscurs si favorables aux photos.

(vous les verrez en rentrant, les télécharger relève de l’exploit, d’ailleurs je n’ai toujours rien posté.)

Alors que je suis dans des coins un peu plus reculés, je m’arrête dans un temple plus serein, le lieu est ouvert et il est clairement écrit que les visiteurs y sont bienvenus. Je rentre et croise rapidement un moine habillé de la traditionnelle tenue orange, il est assez âgé et délicieusement souriant. Il m’invite à le rejoindre. Je retire mes chaussures et m’assoie à genoux face à lui. Il prend un bâton d’encens et le présente les mains jointes devant l’autel  en récitant sans bruit une prière. Puis, il me tend ce bâton et m’invite à faire de même, je ferme les yeux et tend mes mains en priant pour ceux que j’aime.

L’homme me demande de m’approcher un peu plus et pose autour de mon poignet un bracelet en fils de tous les couleurs. Il le lie et positionne sa main au dessus de la mienne et murmure encore une fois sans bruit quelques phrases.

Son regard est calme, serein, invitant l’autre à partager son existence méditative l’espace d’un instant.

Il me montre de la main, les offrandes afin que j’en dépose une sur l’autel et m’invite à nouveau à m’assoir face à lui.

La chaleur est écrasante et je ne suis pas prête à partager cette intimité spirituelle avec cet homme pourtant si doux et serein.

Cela ne se commande pas. Je retournerai peut être le voir dans un état d’esprit plus pur …propice à un partage, qui sait ?

Je fais un long tour des lieux où tout n’est que calme et alors que je m’apprête à partir, je salue mon hôte qui m’envoie un signe de main accompagné d’un très beau sourire. Il reste là au calme et je repars courir ….

 

Je fais de nombreuses poses au gré de mes envies. J’aime louer une voiture car elle me permet d’appréhender les lieux à mon rythme sans gêner qui que ce soit, toujours ce sacro saint besoin de liberté et d’indépendance.

Le 2 roues est sans doute très bien aussi, mais avec appareil photo et objectifs, et le peu d’habitude de ce genre d’engins …plus compliqué à gérer .

 

Le soir, je croise enfin le club de plongée, je réserve deux journées pour l’instant .

 

Retour à l’hôtel, douche, piscine, diner et un bon bouquin, suis vannée, je m’endors vite …

 

La suite au prochain épisode …

 

Lecture du jour : le magasin des suicides de Jean Teulé

 

 

 

 

 

Jeudi 17 mars 2011 4 17 /03 /Mars /2011 05:36
- Par isabelle Cassou - Publié dans : cahier de voyage Rodrigues - Communauté : Embellissons nous la vie
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J +2

Il est environ 22 :00, je rentre dans ma chambre après avoir dîné (indice) :

Un délicieux curry de poissons au basilic avec du riz

Une assiette de pastèque et papaye.

 

Je joue de malchance ; les dieux d’Internet ne sont pas avec moi, alors que j’ai fait les choses dans les règles soit : acheter une carte d’accès Internet, une clé USB afin de transférer textes et photos,

Voilà que l’ordinateur de l’hôtel refuse ma clé USB, grrrr

 

Même pas grave, je continue à écrire bravement ma saga, advienne que pourra, je posterai mes articles quand la technique suivra, …

 

En arrivant à l’hôtel ce matin, mon premier bonjour a été pour la douche, puis j’ai enfilé mon maillot et plouf : dans la piscine, quel délice : un bon 28 °C minimum, le tout entouré d’une végétation à base de cocotiers et de buissons fleuris.

C’est à ce moment précis que l’on arrête pour de bon de regarder sa montre.

Je ne sais pas si vous avez la même approche, mais une chose me saute toujours aux yeux dans les pays très chauds, c’est cette manière qu’ont les gens de faire les choses avec calme et le plus doucement du monde. Les premiers jours, on se surprend à une légère impatience, puis, la chaleur aidant, on se met au diapason et on avance tout doucement, sans se presser et quel bonheur !

 

Voyager, c’est mettre en éveil tous ses sens, la vue et bien sur immédiatement sollicitée : puis l’ouïe : alors que je barbotais, des oiseaux en tout genre et d’insectes sans doute de la famille des grillons m’ont gratifié d’un magnifique concert , symphonie naturaliste inimitable ; l’odeur est une des belles caractéristiques d’un pays, ici, plane une odeur de fleurs peut-être du jasmin, le linge en est imprégné et la douce odeur emplit l’air avec bonheur, puis viennent les épices plus fortes, plus intenses que l’on croise un peu partout au gré des échoppes qui proposent 1000 mets.

 

Aujourd’hui, je suis partie sur la route, sans but, juste une première prise de contact avec une île

(indice) que je découvre.

Certains guides prétendre que conduire ici est un peu risqué, j’ai connu des pays bien pires, reste qu’il faut être très attentif, surtout aux scooters ou aux motos qui sont de véritables  engins familiaux.

La conduite se fait à gauche (indice), un coup à prendre, il suffit de suivre le mouvement.

 

Il semble que l’île soit en plein essor, nouvel eldorado touristique, qui apporte, malheureusement, son lot de constructions plus ou moins sauvages, qui dénaturent ô combien ce qui fut sans doute il y a quelques années, un véritable paradis.

En regardant de plus près une carte, j’ai emprunté les chemins les plus courus par les marchands du temple du T-shirt tout genres, tous styles (indice), très belles imitations de ce que l’Europe fait de mieux…

 

Il est tard, mes yeux commencent à réclamer du repos, le rythme agréablement ralenti,t le soleil se couche tôt, le soleil se lève tôt, et bien malgré soi, on est à chaque fois tenté de le suivre le plus naturellement du monde.

 

Vous avez trouvé ?

Demain j’enlève le, oops, pardon, demain je vous dis tout…

 

Suite au prochain épisode….

 

 

 

Jeudi 17 mars 2011 4 17 /03 /Mars /2011 05:26
- Par isabelle Cassou - Publié dans : cahier de voyage Rodrigues - Communauté : Embellissons nous la vie
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Chatouillis méningés

 

 

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Je ne peux pas dire

qui je serai demain.

Chaque jour est neuf

et chaque jour je renais.
Paul Auster

Un peu de Moi

En Musique ...

 

 

 

 

 

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Profil

  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
  • Femme
  • cinema poesie philosophie lire écrire
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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