cahier de voyage Rodrigues

J +3

Je me lève tranquillement après avoir récupéré d’un long voyage.

Aujourd’hui, tour de l’ile, histoire de prendre la mesure du lieu.

Je l’ai déjà vaguement compris hier, l’endroit est rodé au tourisme de masse et dénaturé, de ce fait.

Les hôtels, restaurants pullulent, les prix y sont très attractifs.

Chaque village est envahi par des hordes de magasins de T-shirt et autres fantaisies pour touristes et il semble que cela fonctionne bien.

J’imagine assez bien la dame dire à ses copines en rentrant, vous vous rendez compte du prix, à peine tant de baths, soit heu …euros !!!!

Vous l’aurez compris, je passe au large, j’ai envie d’aller dans l’arrière pays, là où les vaches sont attachées par une corde, où les poules et les coqs se promènent sur les routes, où les femmes portent des légumes dans de grands paniers, où l’on peut se promener dans une nature encore intacte.

 

Alors, exit tom tom qui ne couvre pas tout et me voilà dans des chemins moins balisés, me disant que sur une ile, se perdre serait un comble.

Le matin, j’ai visité « big Bouddha », lieu touristico spirituel, où les marchands du temple ont élus domicile et le badeau visite avec autant de désinvolture les monuments et les boutiques.

Les couleurs sont vives, le lieu est sans doute assez récent.

En ressortant, je tombe sur un « fish spa », c'est-à-dire en petit bassin rempli de 30 cm d’eau où des petits poissons nettoyeurs viennent manger les peaux mortes de vos pieds – le tout pour la modique somme de 400 baths, soit  10 euros, et oui, ma p’tite dame ! – la sensation est amusante, un petit chatouillis agréable et surprenant. Une centaine de poissons viennent et se concentrent sur chaque pied. Ils sont très timides et s’enfuient des que l’on bouge au dessus du bassin. Le petit plus est la serviette glacée et parfumée offerte par un français à l’accent du sud très prononcé.

Sans en faire des généralités au bout de 2 jours de présence sur l’ile, je remarque que tous les magasins un peu plus chics sont tenus par des « européens ». Remarque qui, hélas, se vérifie dans beaucoup de pays.

Bref, après ce rafraichissement peu banal, je repars le pied léger vers de nouveaux horizons.

Le temps est assez gris, le ciel encombré de nuages, le soleil se joue d’eux en créant des clairs obscurs si favorables aux photos.

(vous les verrez en rentrant, les télécharger relève de l’exploit, d’ailleurs je n’ai toujours rien posté.)

Alors que je suis dans des coins un peu plus reculés, je m’arrête dans un temple plus serein, le lieu est ouvert et il est clairement écrit que les visiteurs y sont bienvenus. Je rentre et croise rapidement un moine habillé de la traditionnelle tenue orange, il est assez âgé et délicieusement souriant. Il m’invite à le rejoindre. Je retire mes chaussures et m’assoie à genoux face à lui. Il prend un bâton d’encens et le présente les mains jointes devant l’autel  en récitant sans bruit une prière. Puis, il me tend ce bâton et m’invite à faire de même, je ferme les yeux et tend mes mains en priant pour ceux que j’aime.

L’homme me demande de m’approcher un peu plus et pose autour de mon poignet un bracelet en fils de tous les couleurs. Il le lie et positionne sa main au dessus de la mienne et murmure encore une fois sans bruit quelques phrases.

Son regard est calme, serein, invitant l’autre à partager son existence méditative l’espace d’un instant.

Il me montre de la main, les offrandes afin que j’en dépose une sur l’autel et m’invite à nouveau à m’assoir face à lui.

La chaleur est écrasante et je ne suis pas prête à partager cette intimité spirituelle avec cet homme pourtant si doux et serein.

Cela ne se commande pas. Je retournerai peut être le voir dans un état d’esprit plus pur …propice à un partage, qui sait ?

Je fais un long tour des lieux où tout n’est que calme et alors que je m’apprête à partir, je salue mon hôte qui m’envoie un signe de main accompagné d’un très beau sourire. Il reste là au calme et je repars courir ….

 

Je fais de nombreuses poses au gré de mes envies. J’aime louer une voiture car elle me permet d’appréhender les lieux à mon rythme sans gêner qui que ce soit, toujours ce sacro saint besoin de liberté et d’indépendance.

Le 2 roues est sans doute très bien aussi, mais avec appareil photo et objectifs, et le peu d’habitude de ce genre d’engins …plus compliqué à gérer .

 

Le soir, je croise enfin le club de plongée, je réserve deux journées pour l’instant .

 

Retour à l’hôtel, douche, piscine, diner et un bon bouquin, suis vannée, je m’endors vite …

 

La suite au prochain épisode …

 

Lecture du jour : le magasin des suicides de Jean Teulé

 

 

 

 

 

Jeudi 17 mars 2011 4 17 /03 /Mars /2011 05:36
- Par isabelle Cassou - Publié dans : cahier de voyage Rodrigues - Communauté : Embellissons nous la vie
mouillez vous !!! - les 2 sont encore tout humides ...

J +2

Il est environ 22 :00, je rentre dans ma chambre après avoir dîné (indice) :

Un délicieux curry de poissons au basilic avec du riz

Une assiette de pastèque et papaye.

 

Je joue de malchance ; les dieux d’Internet ne sont pas avec moi, alors que j’ai fait les choses dans les règles soit : acheter une carte d’accès Internet, une clé USB afin de transférer textes et photos,

Voilà que l’ordinateur de l’hôtel refuse ma clé USB, grrrr

 

Même pas grave, je continue à écrire bravement ma saga, advienne que pourra, je posterai mes articles quand la technique suivra, …

 

En arrivant à l’hôtel ce matin, mon premier bonjour a été pour la douche, puis j’ai enfilé mon maillot et plouf : dans la piscine, quel délice : un bon 28 °C minimum, le tout entouré d’une végétation à base de cocotiers et de buissons fleuris.

C’est à ce moment précis que l’on arrête pour de bon de regarder sa montre.

Je ne sais pas si vous avez la même approche, mais une chose me saute toujours aux yeux dans les pays très chauds, c’est cette manière qu’ont les gens de faire les choses avec calme et le plus doucement du monde. Les premiers jours, on se surprend à une légère impatience, puis, la chaleur aidant, on se met au diapason et on avance tout doucement, sans se presser et quel bonheur !

 

Voyager, c’est mettre en éveil tous ses sens, la vue et bien sur immédiatement sollicitée : puis l’ouïe : alors que je barbotais, des oiseaux en tout genre et d’insectes sans doute de la famille des grillons m’ont gratifié d’un magnifique concert , symphonie naturaliste inimitable ; l’odeur est une des belles caractéristiques d’un pays, ici, plane une odeur de fleurs peut-être du jasmin, le linge en est imprégné et la douce odeur emplit l’air avec bonheur, puis viennent les épices plus fortes, plus intenses que l’on croise un peu partout au gré des échoppes qui proposent 1000 mets.

 

Aujourd’hui, je suis partie sur la route, sans but, juste une première prise de contact avec une île

(indice) que je découvre.

Certains guides prétendre que conduire ici est un peu risqué, j’ai connu des pays bien pires, reste qu’il faut être très attentif, surtout aux scooters ou aux motos qui sont de véritables  engins familiaux.

La conduite se fait à gauche (indice), un coup à prendre, il suffit de suivre le mouvement.

 

Il semble que l’île soit en plein essor, nouvel eldorado touristique, qui apporte, malheureusement, son lot de constructions plus ou moins sauvages, qui dénaturent ô combien ce qui fut sans doute il y a quelques années, un véritable paradis.

En regardant de plus près une carte, j’ai emprunté les chemins les plus courus par les marchands du temple du T-shirt tout genres, tous styles (indice), très belles imitations de ce que l’Europe fait de mieux…

 

Il est tard, mes yeux commencent à réclamer du repos, le rythme agréablement ralenti,t le soleil se couche tôt, le soleil se lève tôt, et bien malgré soi, on est à chaque fois tenté de le suivre le plus naturellement du monde.

 

Vous avez trouvé ?

Demain j’enlève le, oops, pardon, demain je vous dis tout…

 

Suite au prochain épisode….

 

 

 

Jeudi 17 mars 2011 4 17 /03 /Mars /2011 05:26
- Par isabelle Cassou - Publié dans : cahier de voyage Rodrigues - Communauté : Embellissons nous la vie
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J +1

Allez on va jouer à un petit jeu, où suis-je ?

Je vais vous donner quelques indices :

Je voyage avec la compagnie Cathay Pacifique, ça vous donne déjà une possible idée du continent vers lequel  je vais.

D’ailleurs, en passant, je me félicite d’avoir choisi cette compagnie pour différentes raisons, le confort des sièges en classe éco, un personnel  attentif et souriant, des repas délicieux et le plus petit détail qui tue : le petit pain est chaud, sourire…

 

Je crois que c’est la première fois que je quitte Paris si tard, et c’est également la première fois que j’ai vu la ville, non pas la banlieue ; si si je vous jure, j’ai vu la tour Eiffel et autre consorts

et croyez-moi  le spectacle est magnifique (hélas pas de photo, je n’avais pas prévu)

 

12  heures  après, ayant soi-disant dormi sur, ô luxe suprême, sur les deux sièges que j’ai pu occuper, l’atterrissage se fait sans encombre.

Il est 18 :00 heure locale, le ciel est très nuageux et ce n’est qu’assez près du sol que l’on arrive enfin à distinguer dans la grisaille, le ciel, et la mer.

La nuit s’apprête à tomber sur cette grande ville où je ne resterais que 2  heures.

 

2 :30 plus tard, me voilà presque arrivée à destination, immigration (le douanier semble triste que je sois une « Single », un grand sourire, la douane, « passez ma p’tite dame », et me voilà sur les trottoirs de… Eh bien non ce n’est pas Manille …

 

Dès la sortie de l’aérogare, une chaleur étouffante, humide vous tombe dessus, et immédiatement, encore un peu apathique du fait de nombreuses heures à végéter, on prend la mesure d’un ailleurs… « Taxi, mam ? », j’ai fini par en trouver un qui voit à peu près où se trouve l’hôtel.

La voiture est très ancienne, le chauffeur un peu hors d’âge, son anglais quasi inexistant, mais 10 minutes plus tard, je suis à destination…

J’ai choisi un hôtel tout simple, il se situe dans un quartier un peu perdu, peu importe, je repars demain…

Une douche, la clim, et un sommeil bien mérité…

Réveil : 7 :30, schuttle pour l’aéroport à 8 :00, je suis dans les faubourgs de la ville, autoroute, aéroport, un détail permet à coup sûr de savoir où l’on se trouve, d’énormes portraits  d’un homme, à différents moments de sa vie (je ne vous dirai pas qui…) jalonnent les abords de l’aéroport.

 

1 :30 plus tard, après un petit vol en ATR, me voici arrivée à ma réelle destination.

 

La chaleur est toujours constante, j’ai loué une voiture, pas de bureau de cette société à l’aéroport,

Taxi, quiproquo, même pas grave, je finis enfin par trouver : My Toyota, un flambant pas neuf du tout, pick-up blanc, plutôt du genre encombrant….

 

Peu importe, je flanque le pare-brise de mon petit camarade Tom Tom, et c’est parti mon kiki ….

 

Moi, le dis, vive le progrès ….

 

La suite au prochain épisode …

 

Vous avez trouvé ?

Si oui vous êtes fort…

Vous voulez une photo ?

O.K. c’est parce que c’est vous ….

Une petite alors

 

 

 

 

Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 05:34
- Par isabelle Cassou - Publié dans : cahier de voyage Rodrigues - Communauté : Embellissons nous la vie
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Jour j

Et voilà, nous y sommes, cette fois, c’est le départ…

Je reste toujours émerveillée par le net, non seulement, j’ai acheté et reçu des billets d’avion  électroniques, mais j’ai pu réserver mon siège et préenregistrer, ce qui implique plus de queue interminable, en 5 minutes, tout est fait !

Et comme à chaque voyage plongée, le moment crucial qui nous fait tous stresser, nous stupides plongeurs accro à leur matos, arrive à grands pas : la pesée du sac et des bagages à main.

Avant le 11 septembre, les compagnies aériennes étaient assez coulantes sur le poids des bagages, mais depuis sous prétexte de sécurité, l’excédent de poids est devenu un véritable biiisness voire un racket plus que lucratif.

Bref j’ai évalué mon sac aux alentours de 25kg au lieu des sacro saints 20 autorisés, quant à ma valise cabine elle avoisine les 15kg de détendeurs, ordi et bouquins OBLIGATOIRES  en voyage.

Le jeu consiste à avoir l’air de rien, à arborer un air innocent et un sourire du dimanche.

J’ai eu un moment de panique à la pesée devenue maintenant nécessaire de ma valise cabine censée peser de 5 à 7 kg, et un « oy, ça va se compliquer » a du m’échapper …

Mais, la dame était bien lunée, après quelques débordements d’un sac à l’autre, tout va pour le mieux.

Alors, là, tous les amis plongeurs me comprendront, je souffle ffffff, et c’est à cet instant que , dans ma tête, les vacances commencent vraiment.

 

Passeport et cartes d’embarquement en main, bagages dument enregistrés, je me sens légère, un doux baiser à mon amoureux, un signe de main jusqu’à que les vitres nous séparent et zou, contrôle de sécurité.

Et là, ô surprise, Roissy est désert, pas un chat, les contrôleurs blaguent et sourient, idem chez le marchand de journaux, idem au bar, tout le monde est calme, détendu, c’est un miracle !!!

Le voyage de nuit dévoile tous ces avantages.

Voilà, je suis sur des sièges confortables, j’ai mon ordi et je tape cet article en sirotant une bouteille d’évian …

Dans 2 heures, c’est le départ, je ne sais pas si je pourrais poster cet article ici …..

 

Nous sommes à Paris, trouver une borne wifi gratuite relève du défi …

Quelle médisante, me voici dans la salle d’embarquement, il y a quelques sièges wifi, et aéroport de paris dans sa grande mansuétude offre gratis 10 minutes entières de connexion.

Elle n’est pas belle La vie ? Le temps que je comprenne l’embouchure, il est l’heure d’embarquer.

Je posterai cet article plus tard…Je le poste 4 jours plus tard, vite fait, sans photo

 

 

Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 05:28
- Par isabelle Cassou - Publié dans : cahier de voyage Rodrigues - Communauté : Embellissons nous la vie
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Lundi 21 mai 2007

 

J’aimerai vous raconter Rodrigues, vous la décrire telle qu’elle m’apparaît. Depuis quelques jours, je parcours ses routes et chemins, me nourris de ses  couleurs.

 J’aimerais garder à tout jamais gravé le souvenir de chaque barque colorée qui tangue doucement dans le lagon, chaque chèvre attachée le long de la route, chaque vache broutant lentement l’herbe sans mouvement, chaque boutique aux dessins multicolores, chaque petit oiseau qui vient quémander des miettes de pain, chaque poule qui court, libre,  suivie de ses poussins, chaque chien moitié sauvage qui court derrière les voitures ; chaque arbre qui accroche ses racines au sol, chaque buisson couvert de fleurs aux couleurs vives, chaque vieille femme au large chapeau qui avance sans hâte, chaque homme qui chemine et où l’on lit sur le  visage  un étonnant mélange de gentillesse et de fierté, chaque enfant rieur, habillé aux couleurs de son école.

J’aime cette île plus que toute autre parce qu’elle est vraie. Certains doivent avoir une vie rude mais dans chaque geste, regard, je lis la vérité,  la spontanéité. Comment expliquer cette impression qu’ici tout devient simple, sans fard, sans artifice ? La nature, la mer, les gens, tout sonne « beau ».

Dès le lendemain de mon arrivée ici, mes mots, vous savez ceux qui parfois m’encombrent, ne veulent jamais se taire, se sont évanouis, exit inspiration mélancolique, excitation fébrile, le rythme s’est imposé tout seul, un rythme lent où chaque minute s’égrène au vent.

J’écoute le bruit de l’océan qui se fracasse contre la barrière de corail, le lancinant bruit du vent qui secoue les arbres, qui leur donne cet air penché, celui qui signifie qu’ils se laissent bercer, le meuglement d’une vache qui peut être veut signaler qu’ailleurs l’herbe est plus verte puisqu’elle a mâché lentement toute celle qui entourait son cordage, le cri des oiseaux quand ils se bagarrent un insecte, l’aboiement d’un chiot qui a perdu sa mère, le chant du coq au matin.

Je regarde cette nature qui même lorsque qu’elle est apprivoisée semble sauvage, ce lagon où tous les bleus se croisent, ces enfants en rouge, bleu qui sortent de l’école, qui, comme tous les enfants du monde, vont dans la boutique le plus proche se choisir une sucette, un bonbon.

Je sens les odeurs d’épices, de barbecues qui chauffent le soir au bord des routes.

J’ai loué un pick up et quand l’envie m’en prend, je l’arrête au bout milieu (gauche) de la chaussée et descends prendre une photo. J’ai envie de tout graver en pixels, mais je n’ose pas. J’ai peur de manquer de respect à ce ou cette vieil homme ou femme en voulant à tout prix retenir son image comme symbole d’un certain exotisme. Les enfants, eux, posent en riant heureux de jouer avec leur image.

Comment vous décrire cette perle qui vit, là, tranquillement, au beau milieu d’un océan ?

J’ai pris quelques personnes en stop,  l’un d’entre eux ne parlait pas très bien français et maudissait d’être monté dans une voiture conduite par une femme, il se tenait ferme à la poignée de la porte.

J’ai roulé sans voir âme qui vive et soudain, des dizaines d’enfants dévalaient la route en courrant.

Au gré des virages, j’ai croisé un bus entouré d’une petite foule cherchant comment faire pour le sortir du petit muret sur lequel il s’était empalé.

J’ai admiré le lagon, là bas en bas, quand j’ai réalisé en tournant la tête, qu’il s’étalait de l’autre coté en offrant toujours plus de nuances de bleu. J’ai caressé du regard la passe qui de tout là haut se devine, se dessine, d’un bleu intense.

Tout cela paraîtra fade à certains, pour moi, c’est tout l’or du monde. Mes souvenirs reprennent vie et il s’en construit de nouveaux. Tout semble être figé, dans un espace temps à part du reste du monde. Et pour le coup, c’est voir la France, les ministres, les «nouvelles stars » d’un jour, qui devient l’insolite, l’exotique, comme si la vie était ici et juste ici, dans sa sobre simplicité où tout semble offert et où il fait bon se laisser dorloter par le vent, les vagues, le sourire des gens, le rire des enfants, les récits de mes hôtes.

Depuis quelques jours, tout est calme dans mon esprit, pas la moindre angoisse, pas l’ombre d’une pensée sombre, je suis bien, sereine. La vie s’écoule tranquille au rythme du soleil qui se lève et se couche tôt, tous les jours, tous les soirs, immuablement.

Voilà, peut être qu’au fil de ces mots, vous avez vu le ciel se fondre avec la mer, possible même que vous ayez senti le souffle tiède des alizés, et si vous avez su lire entre mes mots vous vous êtes sans doute retrouvés en haut de la montagne les yeux rivés sur le fini et l’infini, le vert, la terre, le lagon, l’écume des vagues, le bleu…

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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /Juin /2007 22:04
- Par isabelle - Publié dans : cahier de voyage Rodrigues - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Chatouillis méningés

 

 

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Je ne peux pas dire

qui je serai demain.

Chaque jour est neuf

et chaque jour je renais.
Paul Auster

Un peu de Moi

En Musique ...

 

 

 

 

 

  femmeorange

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Profil

  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
  • Femme
  • cinema poesie philosophie lire écrire
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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