états d'âme





Il me faut écrire, écrire pour valider, écrire pour que les pensées ne s’envolent pas, écrire pour être sure, écrire pour laisser une trace.

Deux jours, deux jours qu’encore une fois, cette déprime me surprend.

Me voilà encore, à un instant « t » où ce qui n’était qu’un doute hier, devient aujourd’hui une réalité tangible.

Un instant où les pièces du puzzle reprennent place.

Un instant où le déclic a lieu.

Il est sans doute la résultante de pensées, d’un travail sur soi, d’interrogations, de séances chez le psy (lieu neutre où mentir même par omission serait se mentir à soi même.) et paroles dites ou écrites.

Il y a trois jours, puis deux jours, j’ai dit ce que je pensais, tout en  dictant mes mots, j’ai pris conscience qu’ils n’étaient pas une vue de l’esprit, mais bien des concepts, des faits, des réponses aux milliers de questions qui parfois me pénètrent, me titillent, m’interrogent, me surprennent, me font douter, me stimulent.

Cet instant unique où tout parait soudain limpide est un moment de bonheur unique que rien ne peut atteindre, la sérénité de la connaissance, exit l’errance du doute, tout est fluide, simple, reposant, paisible, serein.

Je sais que derrière vivent encore plus ou moins enfouis d’autres doutes, d’autres questions sans réponses, mais peu importe, j’ai franchi un pas, une étape sur le chemin initiatique qui conduit au mieux être.

Je me recentre, me recentre sur mes envies, mes désirs voire mes besoins, les voulant à cet instant, ma seule et unique priorité, MON bonheur, MON bien être, n’est ce pas l’important ?j’ai pu penser que me faire passer la première sur la liste de mes priorités , était de l’égoïsme pur, mais non, si je suis bien, je donne une bonne image de moi, je véhicule mon bien être et l’offre , comment dire, par capillarité aux autres.

Je m’aime, j’aime, on m’aime.

Je ne peux obliger personne à se poser des questions qui ne sont pas les siennes, je ne peux révéler à personne ses insuffisances afin qu’ils le comblent, les travaillent. Ce n’est pas mon rôle, ce n’est pas un but possible, cela épuise inutilement.

Mon seul but est de prendre conscience des miennes et de faire en sorte qu’elles s’amenuisent et disparaissent.

Je n’ai pas et jamais eu de souci quant à aborder la réalité.

 Je ne vis pas dans le faux fuyant et tant bien que mal : j’affronte. Dans la douleur ou en recul, plus ou moins sereinement, mais j’affronte.

J’ai appris cela depuis le plus jeune âge, c’est en moi, un reflexe de vie : un problème = une solution, une obligation, la trouver.

Depuis 4 ans, je bous par moment de la lenteur qu’il y a à résorber ses doutes, ses travers, ses reflexes parfois inutiles (comme la colère, la jalousie) dans mon impatience innée, indomptable.

Pourtant, que de chemin parcouru, si tout semble pareil, si tout semble figé, dans mon esprit, tout bouge, tout évolue, tout reprend une nouvelle place, dans un contexte plus propice à une saine réflexion.

Dans ces moments de grande lucidité, une lucidité calme, apaisée, je prends conscience que je suis la seule et unique à alimenter mes doutes.  Je les confonds parfois avec la tolérance (je n’explique pas, je constate ce qui montre du doigt mes faiblesses, mes failles). La pensée n’est pas unique.

En même temps, mes fondamentaux, le rejet en bloc de la violence, le meurtre individuel ou collectif (la guerre), l’intégrisme sous toutes ses formes, l’intolérance poussée dans ces pires retranchements me heurtent  profondément, je dirais viscéralement. Et jamais au grand jamais, je ne vendrai mon âme au diable en matière de respect de l’humain, respect de la vie, cette vie précieuse qui est ma plus grande richesse.

Aujourd’hui, je pose mes valises, encore une fois, avec ce sentiment fort et apaisant d’avancer vers la limpidité, la paix.

Un petit détail amusant, j’ai failli appeler ma psy pour lui dire : tout va bien.


Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /Juin /2008 13:56
- Par isabelle - Publié dans : états d'âme - Communauté : L'écriture dans tous ses états
mouillez vous !!! - les 5 sont encore tout humides ...

 

Durant un long moment, j’ai pu me complaire à vivre en quasi vase clos en mon seul univers, pensant, écrivant, vivant avec mes ressentis, mes émotions. Pour un peu  sans même m’en rendre compte je me serais prise pour le nombril de mon propre monde, enfermée dans l’analyse, la  découverte de moi même.

J’écris ces mots, car ce soir, je me suis surprise à vouloir volontairement refouler les souvenirs, juste parce que je les trouvais trop pesants.

J’éprouve cette même impression que l’autre matin où soudain mes mots sont venus à la rescousse pour chasser un rêve.

Je m’offre enfin au bout de quatre ans, le luxe de pouvoir refouler volontairement des pensées qui ne sont  pas bienvenues  dans ma vie.

J’arrive enfin à trouver des forces pour chasser d’une main ferme des pensées nocives.

Oh, tout cela est encore bien fragile, je suis encore, après 4 ans de bons et loyaux services de la déprime, une bien piètre chasseuse de pensées douloureuses.

Pourtant au creux de cette nuit, je me surprends à me sentir plus forte, plus aguerrie et en même temps convaincue que rien n’est acquis. J’en ai déjà fait l’expérience.

 

Cette maladie est étonnante, j’ai toujours cette impression prégnante de parcourir un chemin initiatique jonché de prises de conscience  qui prennent vie au gré de l’expérience acquise, sorte de balises qui ne se franchissent qu’à un moment précis.

 

J’avais écrit au début de ma dépression qu’une tempête avait détruit le beau château de cartes qu’était ma vie.

Depuis, j’ai reconstruit pas à pas ma demeure et j’ai appris à deviner à quel moment je posais les cartes « porteuses ».

Depuis, un moment, je grandis à nouveau. Comment l’expliquer ? J’ai moi-même tellement de mal à l’identifier, voire le comprendre.

Je ne sais ni les tenant, ni les aboutissant, les pourquoi et les comment, mais pourtant, je pressens puis  je sais que je  fais un grand pas en avant.

 

Depuis quelques temps, j’ai repris gout aux univers des autres en lisant, et même dévorant des romans avec boulimie, entrant à chaque page dans des histoires qui n’étaient pas les miennes et en éprouvant un délicieux dépaysement que j’avais oublié.

Et je n’ai  eu ni le loisir ni l’envie de solliciter mes mots, savourant le merveilleux vertige des mots des autres.

J’ai satisfait à mon envie de belles choses, bien écrites, captivantes, aventureuses, nébuleuses, mystérieuses, magiques, féeriques.

J’ai retrouvé le chemin des autres à travers leurs  mots écrits.

 

Ce feuillet est un parmi des dizaines d’autres qui ont parcouru mes jours et mes nuits depuis un jour de profonde détresse.

Je le partage, ce soir, sur ce blog, parce qu’il est,  malgré son manque de clarté, d’objectivité, de science, de vérités toutes faites, d’explications nettes et carrées, une fabuleuse bouffée d’air pur, un message plein d’optimiste, un pas vers la lumière.

Ce soir, derrière mon clavier et mon écran, seule dans la nuit, je me déclare, sans doute pas guérie, mais sereine, calme, acceptant de chasser ce qui, pour l’instant, ne sera pas réglé, acceptant qu’à une question ne corresponde  pas toujours une réponse, acceptant de ne pas être maitre de ce qui m’est extérieur.

 

Voilà, en quelques mots, mes états d’âme de ce soir. En les lisant, vous savez pourquoi je me suis fait peu présente ces derniers temps.

Ici, c’est mon petit chez moi, j’y viens uniquement, par plaisir et sans contrainte, parce que j’ai le désir profond  d’y coucher mes mots et de les partager, sans gloriole, ni prétention, juste pour vous offrir un p’tit bout de vie.


Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /Avr /2008 03:41
- Par isabelle - Publié dans : états d'âme - Communauté : Les mots dans tous leurs états
mouillez vous !!! - les 2 sont encore tout humides ...



Il y a bien longtemps que je n’ai pas écrit. Mes mots envolés laissaient à mon esprit une paix que j’avais parfois tant souhaitée.

Et là, au petit matin, alors que mes rêves viennent habillés mon conscient tout droit sortis de l’inconscience. Je me vois ennuyée par eux et voulant les chasser à tout prix.

Je reste un moment mal à l’aise habitée par des images non souhaitées. Et là, semblant venir de nulle part, les mots ressurgissent, de jolis mots tout neufs, n’ayant perdu aucune vaillance. Ils reviennent avec fulgurance, me faisant oublier ces vilaines images avec une instantanéité bluffante.

Je réalise soudain que j’ai le pouvoir de les faire resurgir quand bon me semble, je réalise soudain qu’ils ne disparaissent pas, mais se cache bien au chaud dans une anfractuosité au fin fond de mon cerveau.

Et quand une menace quelconque se présente, ils ont le don magique de venir secourir mon mental.

Je les ai toujours considérés comme faisant partie prenante de ma thérapie, même si parfois leur bourdonnement incessant m’apparaissait  quasi  pathologique.

Ce matin, au crépuscule d’une nuit agitée de rêves, ils participent à mon éveil : celui de mon corps, celui de mon esprit qui semblait veiller depuis bien longtemps.

Je les accueille avec bonheur, me réjouissant de leur renaissance et vous les livre sans fioritures, tel quels fraichement délivrés et couverts de la rosée du matin.

 Vous venez régulièrement me visiter chaque jour et je me devais de vous offrir la première de ce renouveau.
Je vous remercie de votre délicieuse fidélité et après quelques gros déboires informatiques et internet, j’espère pouvoir à nouveau ré accéder à ce petit monde qui est le mien et je l’espère, un peu le votre …

Mardi 8 avril 2008 2 08 /04 /Avr /2008 07:33
- Par isabelle - Publié dans : états d'âme - Communauté : Rêvons si tu le veux bien ...
mouillez vous !!! - les 9 sont encore tout humides ...

Chatouillis méningés

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Je ne peux pas dire

qui je serai demain.

Chaque jour est neuf

et chaque jour je renais.
Paul Auster

Un peu de Moi

En Musique ...

 

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Profil

  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
  • Femme
  • antony
  • cinema poesie philosophie lire écrire
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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