coups de gueule ou gros râlement

Quand j’étais petite, mon grand père nous amenait de temps en temps au théâtre de marionnettes au jardin du Luxembourg.  Ceux qui ont mon âge se souvienne peut être de Guignol, le vrai, pas celui de l’info, non, celui qui avait une mine réjoui, un petit roublard qui donnait parfois des coups de bâtons.  Et bien ce soir, il était là en chair et en os, dans la grande salle du dôme de Villebon.  Pour l’occasion, il avait pour nom : Nicolas Sarkozy. Hé oui, ce soir, grande première, l’amie d’une amie d’une …, bref une opportunité d’aller voir de plus prés un meeting politique pour la première fois.  Amusant : peut être, instructif : malheureusement. En entrant dans la salle, les choses étaient évidentes, il n’y avait là que des admirateurs, voire des inconditionnels, pas  ou peu  de tièdes. Le tout petit bonhomme rangé derrière son pupitre est bel et bien la star, s’il ne lui prenait pas l’envie de mégalomanie, comment en sortant de 2 heures d’applaudissements galvanisés ne pas se prendre pour l’homme sans doute, sans interrogation, sans crainte qu’il affirme être ?  Pendant 2 heures, il n’a cessé de scander des phrases toutes packagées, travaillées, lues, des phrases toutes faites pour un public tout fait. Le public est acquis, à quoi bon ? Nous apprenons cependant que Nicolas veut, Nicolas  revendique, Nicolas rêve. Pour un peu, je m’attendais à voir Pimprenelle et le marchand de sable débarquer.  Nicolas ne tolèrera pas en vrac : les pays ne respectant pas les droits de l’homme créant ainsi non une concurrence économique mais une « déloyauté » ; les vilains pays pollueurs qui ne respectent pas les accords de Kyoto que se verront affublés d’une surtaxe à l’export vers l’Europe ; les affreuses entreprises capitalistes qui distribuent des gratifications à leurs actionnaires ou dirigeants au plus grand mépris de ses salariés.  Et là, l’espace d’un instant, j’ai entrevu le petit Nicolas dans son joli costume, avec son grand bâton, taper de bon cœur  le VILAIN président chinois qui méprise les droits de l’homme, le MECHANT Bush qui se fout royalement de la pollution engendré par son pays, le FAQUIN PDG d’Airbus qui vire 10000  personnes alors que le carnet de commande est plein à ras bord et dont  la panse de l’actionnaire est de plus en plus rebondie.  Oui, ce soir, j’ai vu mon sauveur, mon Guignol qui contre vents et marées va défendre  mon  PAYS qui n’est pas une ethnie mais une PENSEE, une IDEE.  C'est donc cela ! Je n'avais rien compris ! Voilà que ce soir, à quelques semaines d’élections présidentielles, un membre du gouvernement à la tête de ce pays depuis 12 ans, me dit qu’il n’a pas voulu de cette Europe, de cet Euro inflationniste. Voilà qu’incroyablement, ce soir, au bout de plusieurs années on m’affirme que L’euro a fait flamber le coût de mon caddie au supermarché, diantre, ce n’était pas un « rêve » ? Incroyable, l’INSEE s’acharne pourtant sans cesse à me prétendre le contraire : travailleurs, travailleuses, nous aurait on menti ?  Voilà que ce soir, j’apprends que Mai  68 faute d’offrir la liberté a été l’annonciatrice du chaos, que trop de liberté tue la liberté !  Voilà que ce soir, j’apprends que l’on n’a pas le droit de ne retenir que les erreurs passées  de son pays. J’apprends que Vichy compte bien peu au travers de toutes les familles résistantes. J’apprends que mon pays a certes été colonisateur, mais loin d’être le pire, toujours dans le strict intérêt de l’indigène, qu’on se le dise ! J’apprends que je ne dois plus regarder les erreurs du passé, elles m’empêchent d’avancer.  Je ne dois retenir que les HEURES GLORIEUSES de ma chère FRANCE, les droits de l’homme, liberté, égalité, fraternité !  Est ce là le secret, la clé de voute de l'avenir ne voir que le verre à moitié plein ? Comment peut-on affirmer à notre époque que l’on n’a aucun doute ? Moi, je dis, BRAVO, quelle belle conviction sortie tout droit du chapeau du magicien tel un beau lapin bien nourri! Loin de moi l’idée de prétendre que quelques vérités n’ont pas été dites. Mais, où sont les solutions ? Dans cet optimisme outrancier et pervers ? J’ai failli verser une larme quand il nous a servi Martin Luther King (qui doit se retourner dans sa tombe, pauvre homme !): "j'ai fait un rêve ...". Je suis désolée, mais ce soir, j’ai entendu des paroles creuses, soit disant bien faites et très mal prononcées. J’ai eu la désagréable impression d’avoir été caressée dans le sens du poil sans même qu’il y ait une once de conviction à le faire. J’ai vu un p’tit bonhomme gesticulant sur une scène, faisant des effets de « manche », de l’humour facile sur les autres prétendants au trône. J’ai vu en gros plan, sur les multiples écrans géants, un sourire trop sur de tout, relevant quasiment de l’insolence, de la suffisance. J’avais déjà beaucoup de doutes, le fait que cet homme n’en ait pas à décupler les miens ! J’ai appris, ce soir, oui, j’ai compris que quoiqu’il arrive : je serai dupe. Ainsi vont les marionnettes, trois p’tits tours et puis s’en vont !! Qu’elles s’appellent Nicolas ou Ségolène ne change rien à l’histoire.

 

 

 

 

 

Mercredi 21 mars 2007 3 21 /03 /Mars /2007 00:10
- Par isabelle - Publié dans : coups de gueule ou gros râlement
mouillez vous !!! - les 0 sont encore tout humides ...

Aujourd’hui, volontairement, j’utilise des méthodes qui ne me conviennent pas, des méthodes qui pourtant ont fait leur preuve : choquer par l’image. J’exècre la violence, vous l’avez sans doute compris. Il n’est pas question de la laisser prendre place dans nos salons, notre vie quotidienne, de la laisser être cette « chose » ordinaire qui ponctue la vie de cette planète.

 Deux images prises sur Google images, deux mots :

 GUERRE, DROLITIQUE

 

 

Jeudi 1 mars 2007 4 01 /03 /Mars /2007 13:52
- Par isabelle - Publié dans : coups de gueule ou gros râlement
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Je suis tombée, hier ou avant-hier,  sur cette petite séquence télévisée de France 2 où l’on nous présente chaque jour un livre différent. Il s’agissait d’un livre écrit par une française se trouvant par hasard, en touriste, au Liban, lors de cette guerre folle et meurtrière du mois d’aout dernier.

La journaliste, sans doute plus préoccupée par la forme de ses jolis mots que par leur sens,  a employé le mot : DROLATIQUE (Définition : qui a de la drôlerie). Mon propos n’est pas de débattre du contenu ou du style de ce récit. Mais je suis effarée que l’on puisse associer de quelque manière que ce soit le mot DROLATIQUE  à cette guerre même lorsqu’i l s’agit de rendre compte d’un style littéraire.

De plus, J’aimerai  à cet effet rappeler qu’Israël n’ayant à ce jour toujours pas fourni les endroits exacts où ont été éparpillées les bombes à sous munitions : des dizaines de personnes sont mortes récemment, d’autres suivront. Je ne suis pas certaine que les familles de ces victimes trouvent ce livre ou cette guerre DROLATIQUE.

Alors, par pitié, vous, journalistes qui êtes dans ce pays autorisé à dire ce que bon vous semble, interrogez vous sur vos mots, calculez l’impact qu’ils peuvent avoir.

La guerre est un terrible drame. Il ne se joue pas sur un écran aseptisé mais bel et bien au sein d’une population terrorisée.

RESPECTEZ SA SOUFFRANCE simplement en choisissant vos mots.

Je rappelle ici, à toute fin utile que la France est un des plus grands exportateurs de bombes à sous munition. Un peu de bons sens me fait dire que si nous ne les fabriquions pas, elles ne parsèmeraient pas cette planète, tuant chaque jour des victimes innocentes.

SANS DOUTE LA ENCORE SOMMES NOUS RESPONSABLES MAIS PAS COUPABLES ………..

 

Voici le lien afin de visualiser ce court moment : (émission du 28.02.2007)

 

http://unlivre.france2.fr/?fichesEmissions=/france2.fr/programmes/unlivre/archives/28556876-fr.php

 

J’ai envoyé un double de cet article à France 2, juste parce que l’on ne PEUT pas ou ne DOIT  pas tout laisser dire.

 

Jeudi 1 mars 2007 4 01 /03 /Mars /2007 13:34
- Par isabelle - Publié dans : coups de gueule ou gros râlement
mouillez vous !!! - les 0 sont encore tout humides ...

Je viens de lire les résultats d’un sondage sur AOL. La question était : selon vous Patrick Devedjian est avant tout l’avocat … ?

d'une très haute idée de la nation française   7.9%

des valeurs fondamentales de la droite républicaine   14.8%

de Nicolas Sarkozy, son candidat, son champion   46.7%

de la diaspora arménienne en France   6.3%

du très puissant et secret Charles Pasqua   5.2%

des thèses nationalistes et xénophobes d'Occident (dont il a fait partie)   19.1%

Avant tout, je tiens à préciser que mon propos n’est nullement de défendre ce Monsieur que par ailleurs, je ne connais que dans les grandes lignes. Il n’est pas également de défendre qui que ce soit. Mais, pourtant, en lisant ces résultats, je les trouve affreusement navrants.

Tout ceux qui me connaissent savent que je ne suis ni raciste, ni xénophobe et encore moins nationaliste. Pour avoir visité quelques pays à travers le monde, pour en avoir volontairement mis quelques uns hors de mes pas, je ne peux accepter que l’on nous fasse croire que ce pays est à l’excès xénophobe, raciste et nationaliste, fourguant d’ailleurs par là même tout l’occident dans le même panier.

Un ami turc m’a un jour proposé une visite de l’Iran qui est, semble t’il, un pays splendide. Je lui ai rétorqué qu’il me serait impossible de m’y rendre pour de simples raisons vestimentaires. « Bah, pas grave, m’a il répondu, un petit foulard sur la tête et tout va bien ». Seulement voilà, même si je ne portais pas de soutien gorge en 68, même si je ne milite ni chez les féministes, les chiennes de garde et autre ni putes ni soumises, personne, je le crie haut et fort ne m’obligera jamais à couvrir mes cheveux. Je n’adhère aucunement à certaines tenues féminines dans quelques pays, elle choque profondément la femme mais aussi l’être humain. Cependant, jamais  il ne me viendrait à l’idée d’aller parader dans ces pays en mini jupe. Ce serait une évidente provocation, un manque total de respect envers une culture. Je n’ai en l’occurrence d’autre choix que l’évitement.

Pour en revenir à la France : je ne prétends pas que ce pays soit un modèle de perfection. Cependant, la démagogie qu’elle émane de la droite ou de la gauche reste de la démagogie. On pratique dans ce pays la libre expression quelque soit le sexe, la race, la religion. Chacun est libre de pratiquer son culte. chacun est libre de ses pensées politiques. Peut-on en dire autant de beaucoup de pays au monde ? Même parmi les plus grandes « démocraties », nous savons tous que non. Je pratique la politique du moins pire me direz vous ? Oui, par obligation car s’il ne tenait qu’à moi, je jetterais à la poubelle tous les savantes propositions bidons des uns et des autres et prônerais un retour au BON SENS, au RESPECT MUTUEL. La solution la plus simple ne semble pourtant pas être la meilleure, quel dommage !  Je ne changerai pas cette planète et pourtant si moi qui ait le droit de parler, je me tais, alors qui pourra proposer un retour à un véritable humanisme ? Nous, êtres humains, nous nous faisons des gorges chaudes de nos connaissances philosophiques, spirituelles, psychologiques, de bien belles paroles, certes, mais où en sommes nous dans les faits, dans les actes ? Parler est un DROIT pour nous et peut être surtout : un DEVOIR, posons nous la question

Quelques mots sur Descartes en illustration :

Descartes désigne par bon sens une faculté que nous appelons l’intellect. L’intellect est la faculté de discriminer, le vrai du faux, puis, par voie de conséquence, le réel de l’illusoire. S’il est nécessaire de distinguer, c’est que, dans l’ignorance, l’esprit est dans la confusion. Un esprit confus mélange tout, et prend aisément le faux pour le vrai. Il s’agit donc de se dégager de la confusion et de remettre les choses à leur juste place et c’est ce que permet l’outil de l’intellect. Notez que la discrimination vrai/faux est une opération qui se situe dans la dualité. Ce qui ne veut pas dire que distinguer signifie nécessairement disjoindre et opposer. Il est

 

possible de distinguer ce qui est différent sans pour autant disjoindre et séparer. Pour cela, il est indispensable de se servir de la discrimination de manière intelligente. L’intelligence est la faculté de relier complémentaire de l’action de distinguer. Le mot intelligence est assez clair à ce sujet : inter, ligare. Ce qui relie. L’intellect est analytique, l’intelligence est plutôt synthétique. Dans notre texte, Descartes estime qu’intelligence et intellect sont unis dans l’usage de ce qu’il nomme la raison et qu’il confond avec le bon sens. D’autre part, la raison, explique Descartes, n’est pas une faculté présente en l’homme susceptible de plus ou de moins. Elle est tout entière en chaque homme, parce que précisément un être humain est un être mental. Non pas seulement un être dominé par le vital, comme l’est l’animal. L’être humain est ce qu’il est par la pensée et en ce sens la faculté de penser lui est donné tout entière. Par contre, les autres facultés connaissent des degrés. (texte) On dira que certains ont une mémoire étonnante. D’autres ont quelques talents en matière de jeu de mots pour « faire de l’esprit », ou une imagination vive et très développée. Ces talents son différents. Par contre, la raison qui est égale en chacun et son usage ne réclame qu’une application rigoureuse. Elle est une lumière naturelle qui permet à l’homme de rester dans le droit chemin et de ne pas me perdre. (texte)

 

 

Dimanche 18 février 2007 7 18 /02 /Fév /2007 00:30
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Chatouillis méningés

 

 

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Je ne peux pas dire

qui je serai demain.

Chaque jour est neuf

et chaque jour je renais.
Paul Auster

Un peu de Moi

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  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
  • Femme
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  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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