j'aime mon corps, j'en prends soin








A vous mes lecteurs fidèles,

A vous tous qui venez chaque jour mettre un mot sur mes mots,

A vous qui lisez sans jugement,

A vous qui trouvez le mot juste,

A  vous qui me touchez tant.

A vous, qui passez sans  rien dire

A vous que j’aime et je chéris

A vous que je connais

A vous illustres inconnus

A vous pudiques incognitos

A vous tous

Même ceux que j’oublie

Qu’ils me pardonnent.

 

Ce soir, de ma clinique à maigrir,

Du  bout d’une semaine de réflexion et d’action

Je veux dire, un grand, fort, sincère

Merci

Merci d’être là

Merci de donner une chance à mes mots

Merci d’y trouver écho

Merci de lire mon émotion

Merci de comprendre

Merci de m’apprendre

Merci de m’entendre

Merci  tendre,

Tout tendre.

 




Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 17:04
- Par isabelle cassou - Publié dans : j'aime mon corps, j'en prends soin - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
mouillez vous !!! - les 9 sont encore tout humides ...







Mon corps commence à me faire ressentir les effets du sport, je ne suis cependant pas courbaturée enfin pas plus que ça, à mon grand étonnement.

Je me rends compte que je suis là depuis déjà une semaine. Le temps passe vite. Dans la journée, les activités sont variées.  Je participe au maximum sachant que je ferai le tri semaine prochaine.

 

Petite anecdote à midi :

L’infirmière rentre de ma chambre et voyant le plateau repas sur la table et moi travaillant sur l’ordinateur, me dit

-          He bien, la vilaine, ELLE est sur l’ordinateur alors que le repas est servi.

Du tac au tac je lui réponds :

-          Pourquoi me parler vous de cette manière ? c’est bon je vais manger, il n’est pas nécessaire de m’infantiliser, suis une grande fille !

-          Heu mais non, c’était de l’humour !

-          Ha étrange, tout de même

-          bon je vois qu’on ne peut pas plaisanter avec vous, me répond t’elle

Et elle repart en faisant la gueule.

Je conçois volontiers que mon sens de l’humour en ait pris un coup depuis ma déprime, pourtant, j’ai 48 ans et me parler comme à une môme de 10 prise  en faute ne m’apparait pas comme hilarant.

Va falloir que je songe à recycler mon humour !

Après coup, ça me rappelle les « Bidochon assujettis à la sécurité sociale ». Vous vous souvenez ? Plein de gens dans le domaine de la santé  vous envoie du « il ou elle » au lieu du vous, comme une distance entre soigné et soignant, venue d’un autre temps.

 

Je participe à un groupe de paroles. Je ne pense pas que ce qui s’y est dit soit spécifiquement lié à l’obésité. Sur ce un échange d’idées et un partage  encadré est assez stimulant pour l’esprit.

Si en clinique psychiatrique, je pouvais dans le contexte vivre sans aucune vie sociale, ici, et vu mon rétablissement psy justement, c’est bien plus pesant.

Les soirées sont clairement  longues.

 

En milieu d’après midi, conférence sur l’activité physique, le jeune homme a un discours fluide, cohérent, une bonne maitrise du sujet et un « ascendant pédagogique » de bonne qualité sur le groupe (nous sommes très, voire trop nombreux).

Et voilà qu’au creux d’une phrase revient cette notion de combat. Bien sur, je m’insurge.

-          Ce n’est qu’un mot, me dit il

Oui, c’est un mot, un mot fort, un mot qui n’est absolument pas neutre, un mot totalement connoté.

Il le reprend de suite et le remplace par démarche, je lui en sais gré.

Cependant, j’éprouve encore cette même fougue à ne pas accepter cette notion de combat contre soi même. Peut être, suis-je trop pacifiste, trop anti militariste, peut être ai-je trop combattu ?

Mais le mot combat est rude et totalement à l’encontre de ma démarche. Encore une fois, ces propos n’engage que moi et si je les partage c’est afin de faire connaitre ma réflexion, mon vécu, non pas pour dicter des règles, mais afin d’en tirer une philosophie de réconciliation avec moi même.

Il y a actuellement, vu les avancées scientifiques, un consensus à peu prés général, sur le fait que les « régimes » dans le sens hyper restrictif où on les entendait  sont  stupides et laissent des traces irrémédiables sur le corps qui les gardent en mémoire.

 

Cependant, personne ici  ne semble vouloir aller plus loin et avoir une démarche philosophique un peu plus poussée, en introduisant la notion d’harmonie, de conciliation, entre l’obèse et son corps.

C’est fou, je n’explique pas enfin si je crois, mais cela me parait une telle évidence aujourd’hui après des années d’errance ; c’est dans un climat serein que l’on gère ces problèmes intimes, c’est, pardonnez à l’autodidacte que je suis, le ba-ba de la psychologie, gérer ses émotions ce n’est pas les combatte, c’est les comprendre, les étudier, y réfléchir puis agir.

Arrêtez moi si je me trompe, ne vais-je pas depuis 4 ans chez un psy pour régler tant que faire ce peut mes combats intérieurs ?  Pourquoi alors parce qu’il s’agit de mon corps devrais je être en guerre ?

Sans parler de cabale, n’est ce pas un jugement sur l’obèse, de la part de celui qui ne l’est pas ?

Ce jeune homme sans trop réfléchir, tout à l’heure, m’a répondu, je ne cite pas ses mots exactement, mais tacitement : vous êtes tous là car vous êtes en échec et il vous faut combattre.

C’est un jugement arbitraire. Cet « échec », s’il faut le nommer ainsi, est impossible à cacher et se révèle à la face du monde et de ce fait est stigmatisé. Certains autres sont bien moins visibles que nos gros ventres et ne sont pas sans cesse mentionnés aux intéressés comme étant des cibles à combattre. Il semble que certaines « tares », ou considérées comme telle par l’autre deviennent un poids pesant lourdement sur la collectivité, donc à éradiquer, combattre.

Mais qui s’interroge sur le nombre de plus en plus croissants de ces « tarés » ?  Qui les crée ? Et surtout qui peut s’arroger le droit de les définir ces « différentes tares » ? Au nom de quoi ?

Et si tout cela n’est pas le reflet d’une société, si tout cela n’est pas profondément philosophique, sociologique, s’il vous plait, expliquez moi, car décidemment je ne comprends rien.

 

Voilà mes réflexions de la journée, je n’ouvre ici que quelques pistes.

Sur ce nous nous sommes rejoints ce jeune homme et moi, puisqu’à la fin de son exposé, il nous a affirmé haut et fort que l’essentiel dans l’activité physique est d’y trouver du plaisir.

Heu !!!! Combat, plaisir ??? Oops je n’ai pas du faire assez de sport, j’arrive  encore à réfléchir !

 

Il est tard, j’ai divagué un peu sur vos blogs, je suis physiquement fatiguée et puis, enfin, voilà, les miens me manquent, tous ceux qui habitent ma vie, ceux que j’aime avec une profonde tendresse ….

Je vais aller dormir, le sommeil chassera la tristesse.

 



Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /Déc /2008 23:31
- Par isabelle cassou - Publié dans : j'aime mon corps, j'en prends soin - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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La journée débute par le « renforcement musculaire ». La méthode est simple, bien faite, aujourd’hui, notre compagnon d’effort sera un élastique plus ou moins fort selon les compétences de chacun. L’élastique en freinant le mouvement crée  l’effort. C’est simple, peu encombrant et à la portée de toutes les bourses (10 euros les 3).

Et croyez moi, c’est diantrement efficace, indéniablement !

Mes pauvres muscles vont se demander ce qu’il me prend de les solliciter ainsi.

Mais, dans l’ensemble, tout se passe bien, pas vraiment, à ma grande surprise, de courbatures ce matin, une sorte de miracle.

 

Je me rends au cours de diététique sur le plan alimentaire et rebelote les questions idiotes fusent à nouveau. La jeune fille qui anime l’atelier semble un rien débordée et répond par des : « je crois, peut être, c’est possible, normalement oui … » dans lesquels certains ne demandent qu’à s’engouffrer, afin de tirer profit de ses incertitudes.

Après une pause déjeuner : crudités, 100 gr de viande, légumes verts, fromage 30gr, 20 gr de pain, un fruit de taille moyenne ; je pars pleine d’entrain à la marche rapide.

Et pour être rapide, elle l’est. Je tiens la première moitié sans trop de souci. L’animateur me dit à raison que mes chaussures trop plates et fines ne sont pas adaptées. Un peu agacée, je lui réponds que je verrais.

A mi parcours, mon dos lâche et je suis prise de douleurs au niveau lombaire qui vont crescendo. Je les connais bien, rien ne les calme si ce n’est enrouler à nouveau la colonne, m’assoir quelques minutes.

J’ai beaucoup sollicité mon dos depuis quelques jours. La literie est de qualité très moyenne.

Mes lombaires me le font savoir sans ménagement.

Le corps, lui aussi, n’oublie rien, papa Freud, toutes les maltraitances que je lui aie fait subir de nombreuses années se payent aujourd’hui au comptant.

Je fais du sport pour maigrir je maigris pour le soulager et fais du sport, il a mal, j’essaie de le remuscler en faisant du sport, il a mal ….. Et voilà que le chien se mord la queue !

 

Une méthode afin de sortir de la quadrature du cercle est l’eau : natation, aquagym. Les kilos ne pèsent plus sur ce dos las de porter de trop nombreux kilos.

Si je ne devais trouver qu’une seule raison à la nécessité de perdre du poids, ce serait sans doute celle là, ce mal de dos qui vient très vite à la marche ou juste en station debout.  Si cela devait persister voire s’aggraver, cela deviendrait vite handicapant. Force m’est d’en avoir conscience.

Ces kilos ne sont pas neutres, loin de là. M’en persuader serait hérésie et reviendrait à me mentir à moi  même.

Et comme selon le vieil adage, il est plus facile de voir une paille dans l’œil de l’autre qu’une poutre dans le sien, je vois, j’entends mes compagnons de fortune ou d’infortune c’est selon, se cacher la face derrière des lieux communs, des faux fuyants, une logique jusque boutiste consistant à se situer contre « le système » ici la clinique.

Mais voilà, encore un vieil adage : n’être ni paillasson, ni hérisson.

Jusqu’où va la critique objective ou la victimisation ?  La frontière est bien tenue car le « gros » est de plus en plus montré du doigt par notre société, il n’est pas dans la norme, il n’est pas « à la mode ».

Il est le poil à gratter d’une civilisation qui ne jure que par la consommation. Le  fait de le stigmatiser le rend méfiant et suspicieux quant au discours tenu par l’autre.

 

Vers, 17h, « conférence sur le bien être », en voilà une chose qu’elle est bien, quelle n’est pas ma surprise de voir « l’esthéticienne » de la clinique venir faire sa pub sur des soins type thalasso, massages, gommages, soins musculaires avec la dernière machine à la mode.

Si une dame n’avait pas demandé les tarifs, en peu gênée,  il n’en aurait pas été fait mention.

Sur ce nous avons reçu un document à l’entrée donnant un certain aperçu.

Inutile de préciser que cette clinique n’étant pas une œuvre de charité les prix ne sont pas en retard sur ceux du marché.

La « conférence » tourne à la discussion entre nana, genre : « tu mets une crème, toi ? » qui, je le confesse, m’emmerde au plus haut point.

 

Je rentre dans ma chambre vers 18h, pour la quatrième soirée consécutive, la liaison internet est impossible.

Je suis très agacée ; j’ai accepté de m’enfermer dans cette clinique, pendant 3 semaines,  sous la condition expresse de maintenir un regard sur l’extérieur par le net, or ce service n’es

t pas fourni depuis mon arrivée.

Pompe à fric, ok, je joue le jeu. Mais de ce fait, je ne suis plus une simple « patiente » mais bel et bien une cliente qui entend recevoir les prestations promises.

Je le fais savoir pour la nième fois, un rien moins aimablement.

On s’attend dans le secteur privé à une prestation hôtelière à la hauteur de ces tarifs.

Etant une ancienne de l’assistance publique, je reste persuadée que le public reste globalement de bonne qualité  dans ce pays et que le privé en matière de santé profite largement de la médicalisation au détriment du reste. Cependant, en l’instance, j’avais peu de choix.






Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /Déc /2008 12:23
- Par isabelle cassou - Publié dans : j'aime mon corps, j'en prends soin - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Chatouillis méningés

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Je ne peux pas dire

qui je serai demain.

Chaque jour est neuf

et chaque jour je renais.
Paul Auster

Un peu de Moi

En Musique ...

 

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Profil

  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
  • Femme
  • antony
  • cinema poesie philosophie lire écrire
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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