états d'âme

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Je suis partie

 

Je suis partie quelques jours, partie dans ma vie, partie dans la vie : les fêtes, la famille, un décès, un enterrement, un voyage à Brest, les enfants qui grandissent, une intervention.

Je n’ai rien écrit depuis ce soir de décembre où la nostalgie est venue frappée à ma porte.

En fait, ce n’est pas vrai, j’ai écrit, mais ces écrits là ne seront jamais publiés ici, car ils sont érotiques, un jour peut être, deviendront ils un autre blog ou un recueil, je ne sais …

 

Aujourd’hui, je reviens, vers vous  et vous remercie de votre merveilleuse fidélité, de vos si gentils commentaires, de votre adorable patience. Un jour, 200 d’entres vous avaient lu 1200 pages de mon petit monde  et il me faut vous dire que je me sens très honorée et très fière de votre assiduité.

 

Aujourd’hui, j’a    i envie de vous souhaiter des milliers de bonnes choses, mais avant tout j’ai envie de souhaiter à ce monde : la paix, la sérénité, la non violence.

Je sais que nous sommes des millions à en faire notre vœu le plus cher, alors crions le haut et fort, chacun mais ensemble.

Je sais, cela peut sembler puéril, mais pourtant si l’on y réfléchit, si plus personne n’y croit, à quoi bon !!! Non ?

 

J’espère être plus présente ces jours prochains. Je suis momentanément un peu sourde, mais cela n’empêche pas d’écrire.

 
Un grand merci à vous tous ......... du fond du coeur

 

 

 

Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /Jan /2008 18:57
- Par isabelle - Publié dans : états d'âme - Communauté : Rêvons si tu le veux bien ...
mouillez vous !!! - les 13 sont encore tout humides ...
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Jeudi 20 décembre 2007

 

Je n’ai jamais éprouvé de remord, sans doute parce que je ne crois pas avoir fait des choses terribles, des choses dont j’ai à rougir aujourd’hui.

Mais depuis quelques jours, à ma grande stupeur, je découvre les regrets.

Moi, la fonceuse, certes déprimée, moi qui  aie toujours été de l’avant, voilà qu’aujourd’hui, je me retourne vers mon passé et le regarde avec regret. Pourtant, je le sais, il est définitivement derrière moi, mais pas pour autant dans l’oubli. J’apprends à 47 ans, la nostalgie, peut être est-ce un privilège de l’âge ?

Ce soir, je suis triste, les fêtes arrivent et me reviennent des flopées de souvenirs heureux, les arrivées dans le froid des uns et des autres venant vers la maison de famille, une sorte de ralliement que personne n’aurait raté pour rien au monde, le sapin que nous choisissions toujours trop grand et qu’il fallait couper d’au moins un mètre, la grande table décorée avec soin, le feu de cheminée., les enfants surexcités attendant le passage du père noël. N’y tenant plus, un des grands gardait les petits le temps de mettre tous les cadeaux au pied de l’arbre. Puis venait l’instant magique où petits et grands à la vue de l’arbre scintillant croyaient encore et en cœur au père noël. Les enfants regardaient médusés cet arbre garni de paquets. Le plus petit les yeux plein d’étoiles lisait les noms sur les paquets et commençait alors la distribution, les grands défaisaient patiemment leurs cadeaux alors que les petits déchiraient vigoureusement les leurs. Tout le monde souriait. Chacun guettait si l’autre était heureux.

Les enfants retrouvaient leur calme.

Sur la poutre de la grande cuisine pendait des petits canards blancs et rouges en bois, chacun d’entre portaient le nom d’un des membres de la famille.

Aujourd’hui certains sont partis, d’autres sont arrivés.

La tablée était gaie, bruyante, chacun racontant qui son histoire, qui son souvenir, qui sa blague.

Ce soir, mes larmes coulent et en ce jour de mes 47 ans, jamais cette famille ne m’a autant manquée. Moi la fille sans regret, je ressens un trou béant dans mon cœur.

Ecrire ces mots, c’est reconnaitre cette grande faiblesse, ce manque de cette famille qui avait tant d’importance.

J’apprends à vivre autrement, mais parfois on se retourne et voilà ce soir, c’est avec une grande nostalgie que les souvenirs reviennent.

Ils me manquent, vous me manquez …….

Depuis des jours, tout cela trotte dans ma tête et l’écrire, je l’espère exorcisera un peu ma peine et ses vilains regrets.


Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /Déc /2007 15:07
- Par isabelle - Publié dans : états d'âme - Communauté : Les mots dans tous leurs états
mouillez vous !!! - les 60 sont encore tout humides ...

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Je ne sais pas pourquoi, mais ils sont là, ils sont revenus, peut être pas avec la force et la ténacité habituelle, mais ils sont là : mes mots

J’ai dit à ma psy ce matin que leur absence pouvait être due à mon traitement, mais pourquoi celui-ci m’en priverait alors qu’ils sont arrivés au même au même moment que ma déprime et mes médicaments ?

Aujourd’hui, j’éprouve un besoin impérieux d’écrire, un besoin irrépressible de poser mes mots,

Comme si coucher mes pensées leur donnaient vie.

J’ai besoin de promener mes yeux sur ce qu’ils évoquent. J’ai besoin de poser mes joies, mes peines, mes fardeaux, mes vérités, mes leurres, mes erreurs, mes peurs.

J’ai besoin de dire ce qui ne me traversait plus l’esprit depuis des jours, besoin  d’écrire que le vide ne m’habite plus, là, maintenant.

Oui, j’ai besoin de vous décrire une cacophonie symphonique, celle qui occupe ma tête, mon  cœur, Celle qui me fait vibrer, en un mot, exister,  vivre.

Elle est à la fois une valse, un air de jazz ou une symphonie de Wagner ou Mahler. Elle est à la fois légère et sombre, bleue et noire, douce et intense, fragile et puissante, triste et gaie, entrainante mais pas entêtante, et si elle devait l’être à nouveau peu m’importe, cette musique est l’essence même de ma vie. Elle a retenti,  un jour, il y a plus de trois ans, et elle est là depuis, hormis ces derniers jours.

Ne plus l’entendre, c’est un peu mourir.

Alors, ce soir, le temps que mes mots parviennent au bout de mes doigts, je me repais de chaque lettre, de chaque son que je récite à voix basse.

 

Avant de commencer ce blog, avant de le détourner de son but premier (le régime), depuis le début de ma déprime, j’écrivais chaque jour, sur de feuilles à grands carreaux mes états d’âme, mes impressions, mes sensations, mes souvenirs, mon ressenti, mon pressenti.

Depuis  que j’écris sur ce blog, je n’écris presque plus en dehors, je n’écoute plus assez mes mots, je ne les laisse plus jaillir comme ils le font aujourd’hui. Je n’ai que faire de les policer, je veux juste qu’ils soient le reflet de mon âme, je veux la regarder droit dans les yeux, la laisser me nourrir.

 

Mes mots, mes mots m’ont bercée depuis plus de trois ans, ils m’ont tenue la tête hors de l’eau, ils ont été mes fidèles compagnons, présents à toute heure.

Ne plus les écrire est un crève cœur, j’ai besoin d’écrire, un besoin vital.

Ce soir, ils sont à nouveau là, et je ressens un grand bonheur d’être à nouveau emplie, un grand bonheur de pouvoir  ressentir le chaud et le froid, le bien et le mal, la douleur et le plaisir, la souffrance et la félicité.

Tout ceci peut vous paraitre bien étrange et aurait sans doute pu se ranger au fin fond de mon ordinateur, bien classé avec la date, prêt à ressortir un jour …

Mais, voilà, maintenant, vous êtes là, environ 150 à 200 à venir discrètement me voir, chaque  jour. Alors, j’ai décidé de partager mes mots avec vous, ces mots qui sembleront plus intimistes, moins bien polis.

Si vous le voulez je vous écrirai, vous décrirai les états d’âme quotidiens d’une dépressive qui trouvent dans ses mots sa meilleure thérapie.

Je suis souvent bien  peu concise, je m’en excuse. Je vous offrirai des passages de ce journal intime que je rouvre aujourd’hui après l’avoir délaissé plus d’un an.

 

Lundi 17 décembre 2007 1 17 /12 /Déc /2007 19:18
- Par isabelle - Publié dans : états d'âme - Communauté : Les mots dans tous leurs états
mouillez vous !!! - les 2 sont encore tout humides ...

Chatouillis méningés

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Je ne peux pas dire

qui je serai demain.

Chaque jour est neuf

et chaque jour je renais.
Paul Auster

Un peu de Moi

En Musique ...

 

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Profil

  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
  • Femme
  • antony
  • cinema poesie philosophie lire écrire
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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