cahier de plongée Rodrigues

J. +14 Koh Tao le 23 mars 2011

Alors là je vais commencer par une phrase qui, j’en suis sûr, va en  faire  sourire plus d’un. En effet, alors que pendant 12 ans voire plus je me suis levée aux aurores parfois six jours sur sept, depuis mon problème dépressif, tout mon entourage sait que je suis injoignable avant 12 :00 pour cause de sommeil possible.

Il est pourtant 5 :00 quand ce matin la mélodieuse voix d’Élodie Gardot  me réveille délicatement. Certes aucun de mes proches ne revendiquera une si belle voix, mais il n’empêche que s’ils avaient l’outrecuidance de m’appeler même 3 :00 après ces 5 :00 fatidiques,  ils  se feraient renvoyer dans leurs 20 m illico presto.

 

Pourtant aujourd’hui il faut, départ de l’hôtel à 5 :45 pour être d’attaque au club de plongée  à 6 :00. L’embarquement du matériel et des personnes se font de la même manière qu’hier.

Je quitte l’hôtel alors qu’il fait encore nuit, le jour vient de se lever quand nous quittons la plage.

Alors, me direz-vous, mais quelle drôle d’idée d’aller plonger de si bonne heure, question  que, je vous rassure, je me suis également posée.

Eh bien c’est très simple, les faits parlent d’eux-mêmes : hier après-midi sur le  deuxième site de plongée, il y avait 10 bateaux ; ce matin, nous étions seules.

En effet ces mathématiques, pour se lever sitôt pour aller plonger, ne restent que les enragés… !

Je plonge avec la même dive master qu’hier, Coco, suisse de son état, deux autres Suisses allemandes et un japonais d’origine tout au moins.

Je suis en binôme avec le jeune japonais, selon les bonnes habitudes  PADI , l’un doit «checker » l’autre, c’est-à-dire faire un tour d’horizon du matériel, et de son bon fonctionnement.

 

Et nous voilà partis pour la première plongée, la visibilité est un peu moins bonne que celle d’hier, mais reste encore tout à fait acceptable, environ 5 à 6 m.

Le nom du site est « green rock », le principe de la plongé reste le même c’est-à-dire  longer la roche.

Histoire de mettre un peu de fun sur le bateau, nous assistons à une sorte de bizutage soit PADI soit local qui consiste à ce que le dive master qui fait  sa centième plongée, la réalise : tout nu et alors qu’il se met discrètement à l’eau nu comme un ver, quelqu’un hurle sur le bateau et tout le monde se précipite afin de voir deux belles fesses bien blanches descendre vers le fond. Il passera, paraît-il, toute la plongée la main sur son sexe afin de le cacher, enfin, c’est ce que de mauvaises langues ont dit …. Sourire

Que c’est beau d’être jeune !

 

Depuis le matin de bonne heure, nous sommes filmés, enfin notre palanquée, en effet un jeune homme a décidé de faire un film sur toute la plongée, soit dès le départ de la plage jusqu’au retour. Nous lui faisons tout un petit coucou alors que nous préparons notre matériel.

Le film sera visible ce soir au club, je ne le verrai pas, c’est un peu trop loin pour moi.

 

Nous descendons donc pour cette première plongée, toujours dans les environs de 17, 18 m , la plongée dure une  petite heure durant laquelle nous allons survoler de belles formations coralliennes. Nous apercevrons quelques anémones et leurs habitants locaux.

La topographie du site nous permet de passer dans des cavités et d’y rencontrer des bans de tout petits poissons, qui m’ont fait penser à ceux que j’avais déjà croisé à Rodrigues quelques années, ils sont argentés et provoquent une réflexion de la lumière alors on les éclaire, l’effet à l’œil est très saisissant.

Un baliste titan vient nous rendre visite, toujours un peu  à limite de visibilité comme s’il venait vérifier si nous représentions une réelle menace, ce qui ne semble pas être le cas car il s’éloigne aussi vite.

La plongée est très agréable, les fonds marins sont toujours aussi colorés et par les coraux  qui recouvrent les parois, et par les « christmas trees » qui n’ont jamais aussi bien porté leur nom.

 

La deuxième plongée se fait à red rock comme hier, ce qui ne me pose aucun problème particulier, car, quoi qu’il arrive, une plongée n’est jamais la même, même si elle se fait en un même lieu.

Lors d’une de nos avancées dans une cavité, nous rencontrons une tortue, peut-être la même qu’hier, qui encore une fois se laisse approcher sans souci ni frayeur.

Les mérous encore une fois son pléthore, de toutes couleurs et de toutes tailles jusqu’à une taille tout à fait respectable.

Il y a paraît-il ici de très gros spécimens, nous en croiserons un en fin de plongée qui nous le prouve !

Nous croisons encore ces gros anges de dominante verte, lignés de bleu, qui ont à peu près la même taille qu’un ange empereur mais pas du tout la même livrée, j’ignore son nom en français, d’abord parce que c’est la première fois que je le croise, et parce que je n’ai pas pris ma bible  « poisson », mais n’ayez aucune inquiétude je trouverai en rentrant, ou peut-être est-ce qu’un ami plongeur viendra en commentaire nous donner l’information ….  (avis à tous, et merci d’avance…)

Là encore j’ai toujours eu un faible pour ces poissons qui fonctionnent souvent par deux et qui se baladent doucement d’une patate à l’autre se laissant approcher mais pas trop, prouvant ainsi qu’ils nous acceptent à leur condition.

Le plus souvent, il est préférable de se poser et d’attendre que le poisson vienne de son propre chef vers nous, ce qui peut parfaitement arriver du fait de la curiosité de certains voire d’une certaine agressivité de certains autres. Il en va de même pour les poissons que pour certains petits roquets (chiens), les plus petits sont quelquefois les plus téméraires voire les plus prétentieux… J’ai toujours adoré les toutes petites demoiselles qui viennent quasi systématiquement grignoter soit nos mains soit nos masques avec un air patibulaire disant clairement : « ici c’est chez moi, toi tu dégages… ». Et bien moi je dis que quand on voit leur taille en comparaison avec la nôtre, ces demoiselles, on peut le dire, passez-moi l’expression familière, en ont dans  la culotte !

 

À la deuxième plongée je me suis fait un petit plaisir personnel, la plupart des plongeurs descendent verticalement la tête en haut. Et j’avoue qu’un de mes plaisirs en plongée et de me retourner et partir tout schuss  la tête en bas jusqu’au fond, ça a un côté un peu grisant car d’un coup on perd tous ses repères et on se laisse descendre sans chercher à retenir sa vitesse. J’ai toujours adoré ce genre de descente, je reconnais cependant avoir la chance d’avoir des oreilles plutôt solides qui s’équilibrent tous les 3 à 4  m , ce qui facilite ce genre d’exercice. Peut-être est-ce que je retrouve là encore cette impression de «  voler ». Toujours est-il, encore une fois, que je retrouve intactes toutes ces sensations. Clairement, il est impossible de les oublier, elles reprennent vie avec une fougue et d’une intensité immédiate.

Ces sensations, ces émotions, ces impressions, ces états d’être, on ne les oublie jamais, on les garde en souvenir, on les embellit parfois quoi que…, on tente de les expliquer, on les garde enfouies en soi parce qu’on les sait précieuses et fortes et, oui, on a surtout très envie de les revivre et de les partager.

 

En vous racontant mes plongées, j’aimerais que vous ressentiez avec moi ce que ce «  monde du dessous » peut avoir de merveilleux, d’étonnant, de sublime parfois, d’exotique

(Même en Bretagne), de dépaysant, et, je vous l’assure, de déstressant.

Cet exercice d’écriture sur des moments très intimes et très particuliers, je ne l’ai fait que peu souvent et n’est pas toujours édité les textes, et pourtant, je crois pouvoir affirmer que tout plongeur n’a qu’une seule envie en sortant de l’eau, c’est mettre des mots sur ce qu’il a vu et le partager.

Ce monde de la plongée est un monde un peu à part, qui partage des valeurs communes, sauf rares exceptions, respectueuse d’un  milieu sous-marin dans lequel nous nous invitons en simples spectateurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 15:48
- Par isabelle Cassou - Publié dans : cahier de plongée Rodrigues - Communauté : le monde du dessous
mouillez vous !!! - les 2 sont encore tout humides ...

J + 13 Koh Tao le 21 mars 2011

Ayant eu quelques déboires de taxi hier, aujourd’hui je suis plus prudente et prends les devants, du style l’heure c’est l’heure, mais visiblement ce ne sera pas nécessaire, étant donné que je suis repérée près de la piscine dans la matinée par la personne qui doit me conduire au club un peu plus tard. Il semble que les consignes aient été données afin que le raté d’hier ne se renouvelle pas.

Je pars donc vers un après-midi de plongée. Comme à chaque fois le premier jour, il faut s’adapter aux « coutumes » du club. Je plonge avec une jeune Suissesse, dive master PADI, ce qui signifie qu’elle est habilitée à nous accompagner lors de nos plongées, un guide sous marin, en quelque sorte.

 

Petite mise au point sur les différentes fédérations de plongée dans le monde :

Grosso modo, il y a des fédérations de plongée dans la plupart des pays européens, des fédérations qui se veulent plus européennes, et dans le reste du monde, il y a PADI.

Alors vous me direz quel intérêt de vous raconter çà ? Ce petit intermède est nécessaire car l’Europe et en particulier la France reste réfractaire (en grande partie) à l’enseignement PADI, jugé comme un enseignement « léger » de bord de mer où les choses sont un peu trop survolées. Visiblement, le peu que j’ai pu voir ici sur l’enseignement PADI semble contredire ce jugement un peu péremptoire, mais  je dois admettre qu’il fut plutôt le reflet de la réalité il y a quelques années.

 Pour avoir suivi, certes il y a un moment, les deux enseignements, le Français ou européen fut nettement plus approfondi.

Toujours est-il qu’il reste conseillé d’avoir une carte de niveau PADI en plus de l’Européenne afin de ne pas avoir à subir un interrogatoire poussé sur ses compétences.

 

Une autre différence notoire entre la France et le système PADI, c’est qu’ici, pas besoin de montrer un certificat médical de moins d’un an de non contre-indication à la plongée, il suffit simplement de signer un papier de décharge certifiant ne pas avoir de problèmes et certifiant ne pas pouvoir se retourner d’un point de vue juridique contre le club de plongée. Sachant qu’en France un moniteur de plongée reste civilement responsable de ses plongeurs et peut être condamné au civil en cas de pépin, selon les circonstances bien entendu.

 

Dernière différence notoire, la France reste un pays très ancré sur la plongée associative ce qui fait que les clubs commerciaux ont une notion de service qui est clairement à revoir.

Je passe sur les dinosaures bretons, qui il y a encore peu, pensait que la plongée était réservée aux hommes et si possible militaires, genre : « on est là pour en chier … » ou le sempiternel « C’était pas une plongée de pédé », ne voyez là aucun propos homophobe de ma part, mais je ne compte plus le nombre de fois où j’ai entendu cette phrase sur les bateaux.

PADI a  très vite compris que la plongée allait devenir une activité touristique florissante et comme tout bon commerçant américain, ils ont axé leurs clubs certes sur la sécurité mais surtout sur la notion de service.

Ce qui dans la pratique se traduit par : on ne porte qu’assez peu les blocs, café, thé sur le bateau, confort relatif, matériel en bon état, blocs avec du « bon air » (j’y reviendrai par la suite), amabilité et disponibilité des moniteurs etc., auquel cas quand vous voyez une boîte marquée pourboire, il semble tout à fait naturel de le donner.

Bref avec PADI, les femmes sont aussi nombreuses que les hommes sur les bateaux et on ne s’estime pas nageur de combat parce que plongeur.

 

Chaque personne a un grand sac contenant tout son matériel qu’elle dépose dans une voiture et redescend vers la plage.

Là, un petit bateau de type barge plate embarque le matériel et les plongeurs vers le bateau de plongée.

Le bateau s’avère être à peu près le même qu’à Koh Samui, nous sommes une petite vingtaine de plongeurs, les palanquées ont été définies à terre.

Briefing sur le bateau, mise en place du matériel, briefing sur la plongée et nous voilà partis…

Nous sommes une palanquée de six personnes : la dive master Suisse, un Français, deux Belges flamands, un élève dive master et moi.

Je fais équipe avec le français.

 

Dès mon arrivée dans l’eau, je constate clairement une visibilité très très correcte par rapport à ce que j’ai connu la semaine précédente.

Il va sans dire que j’en suis tout à fait réjouie.

Mon petit camarade de palanquée est un peu en vrac, mais ça devrait aller …

Quant à moi, je retrouve avec le plus grand plaisir des sensations oubliées ou plutôt non, pas oubliées, mais plus vécues depuis un bon moment.

 

Étant la reine des bévues, en voilà encore une, je me suis rendue compte que le caisson de mon appareil photo est ancien et qu’il ne correspond pas à mon appareil actuel.

Clairement, je n’en rate pas une ! bin oui, Quichottine et Yvon, c'est ma faute, c'est ma très grandse faute !!!!! lol

 

Pourtant, quelque part, même si c’est un peu égoïste, je ne regrette pas parce que plonger avec un appareil photo est une autre manière de plonger.

On ne voit alors qu’à travers l’appareil, il devient une sorte d’écran entre ses yeux et le paysage ou les poissons. Il devient également très vite indispensable car ne pas l’avoir sur soi signifie qu’on peut rater LA photo du siècle.  Il devient un outil indispensable à la plongée qui modifie totalement le regard que l’on peut avoir et par là-même les sensations que l’on peut ressentir.

Il est toujours difficile d’expliquer avec des mots les sentiments, les impressions, les ressentis, l’espèce d’état de grâce que l’on ressent quand l’on plonge.

Et plus on maîtrise le matériel, la technique, l’équilibrage et plus ce ressenti est quelque chose qui va bien au-delà des mots.

En bas, on est un intrus quoi qu’il arrive, nous ne sommes pas chez nous, nous sommes tolérés par un milieu qui, naturellement, n’est pas le nôtre.

Je l’ai souvent dit et je le redis encore aujourd’hui, la plongée est une merveilleuse école d’humilité.

Pourtant, alors que rien ne nous prédispose à être là, en bas, s’offre à nous un spectacle hors du commun, féerique, inimaginable, riche, plein de vie, dans un milieu aquatique favorisant l’apesanteur et bien qu’étant des milliers de fois plus maladroits que le plus maladroit des poissons, on se surprend à « voler », à flotter entre deux eaux avec un bonheur incommensurable.

 

Alors quand un non plongeur me demande ce que j’ai vu, et que je lui fais la liste des poissons rencontrés, il se demande pourquoi je suis ici excitée et je tente alors de lui expliquer que la plongée n’est pas seulement réussie parce que l’on a croisé telle ou telle chose mais elle est aussi toute cette part de bien-être émanant du milieu par lui-même.

J’ai conscience que mes explications puissent paraître un peu confuses. Je ne prétends pas qu’un autre plongeur les partagera nécessairement, ce ne sont simplement que mes élucubrations de plongeuse, un ressenti qui a prit vie, il y a une trentaine d’années et qu’aujourd’hui, mes plongées ne démentent toujours pas.

Une plongée réussie, c’est un espèce de tout où se mélangent : l’ambiance, un niveau homogène entre plongeurs, un paysage sous-marin agréable et varié, une flore et une faune qui donnent la vie à l’ensemble.

 

La première plongée commence merveilleusement bien, nous tombons sur une tortue pas du tout farouche qui s’amuse à nous montrer ses différents profils sans aucune difficulté. Elle se retrouve bientôt entourée par pas mal de plongeurs et n’en semble pas du tout affectée. Elle continue son repas qui consiste à broyer le corail.

Nous continuons notre balade entourés par une myriade de petits poissons tropicaux aux diverses couleurs. Nous croisons au gré de notre promenade de belles patates de corail habillées à peu près partout de «christmas tree » (sorte de Spiro locaux dont j’ignore le nom en français) de toutes les couleurs. Cette profusion donne à l’ensemble des couleurs ravissantes, un peu irréelles. La particularité de ces Christmas trees est qu’ils se rétractent dans le corail dès qu’on s’en approche.

Nous croisons ensuite un grand nombre de papillons, d’anges dont certains sont de très grande taille et de couleurs particulières que pour ma part je ne connaissais pas.

(Je mettrai en ligne par la suite quelques photos soit des anciennes à moi, soit prises sur Internet, afin d’illustrer mes propos)

Nous croisons un baliste titan de belle taille qui flirte à limite de visibilité, cherchant à comprendre qui ose pénétrer dans son territoire. En période de fraie, il ne fait pas bon s’en approcher et il est tout à fait capable d’attaquer si il estime qu’on est un danger.

Quelques platax viennent gentiment et timidement nous rendre visite et  repartent.

Les poissons cochets sont eux aussi de belle taille est plutôt nombreux. Je vous fais grâce de tous les mérous de toutes couleurs et de toutes tailles croisés à peu près partout.

Une petite murène lovée dans son trou nous salue au passage.

La plongée s’appelle red rock, elle dure un peu plus d’une heure sur une profondeur maximum de 22 m. Nous sortons tous absolument ravis de cette très belle plongée qui, personnellement, me ramène quelques années en arrière toujours avec le même ravissement.

Mais vous le savez, je suis dans l’ensemble plutôt bon public.

 

La deuxième plongée s’appelle Twins du nom des deux monticules formant une petite île.

Cette plongée va également durer à peu près une heure, Belle promenade le long d’un tombant parsemé de coraux multicolores où nous croiserons toujours cette délicieuse faune tropicale colorée. Nous dénichons sous un rocher Un diodon et ses grands yeux tout ronds, j’ai personnellement un grand faible pour ce poisson.

Nous finirons la plongée sur un tout petit poisson d’environ à peine 1 cm, très actif, voire hyperactif, virevoltant de ça de là sur environ 50 cm², quasi invisible pour celui qui ne sait pas qu’il se trouve là. Il est très difficile de voir ,à l’œil nu, vu sa taille, ses couleurs. Ce poisson s’appelle Arlequin juvénile, d’après sa taille, celui-là aurait environ une semaine.

Ce petit poisson étonnant, si vif, est une rencontre merveilleuse qui quasiment clôturera cette journée de plongée.

 

De retour sur le bateau, je retrouve une ambiance plus conviviale, où tout le monde échange ses impressions, compare ce qu’il a vu ou pas, une chose est sûre, au vu des regards et des sourires de chacun, ce fut un superbe après-midi de plongée.

 

 

Lecture du jour : « vies ordinaires en Corée du Nord» de Barbara Demick

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 12:07
- Par isabelle Cassou - Publié dans : cahier de plongée Rodrigues - Communauté : le monde du dessous
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J. +7 samui le 16 mars  2011

Debout à 6 :30, journée plongée…

Encore une fois le groupe est très hétérogène, russes, allemands, Australien, français.

2 :30 de navigation sont nécessaires pour rejoindre un petit chapelet d’îles perdues dans le golfe de Thaïlande.

Je plonge avec To, le seul guide thaïlandais et deux Allemands.

La configuration de la plongée est à peu près la même qu’à saling rock, soit un très gros caillou dont on fait le tour.

Hélas, la visibilité s’annonce tout aussi mauvaise qu’il y a deux jours. On n’y voit à peine à 2 m et l’endroit s’avère assez peu poissonneux.

Je perds une poche de poids sur la fin de la plongée, elle est heureusement rattrapée par To. Les blocs sont en alu et je ne suis pas vraiment mince, le lestage dans ces conditions est obligatoire.

Prétendre que cette plongée fut la plus belle de ma vie, ce serait mentir !

Que dire : un pterois, un crabe, une jolie petite crevette nettoyeuse, l’endroit semble désert et apercevoir quelque chose relève réellement du défi. Les plongeurs sortent de l’eau , la mine déconfite, l’océan nous a joué un tour !

Günter nous explique que le temps est excessivement perturbé cette année. Il a plu beaucoup de novembre à janvier. Les conditions de plongée sont assez mauvaises actuellement et il est excessivement difficile de prévoir si les choses vont s’améliorer.

 

Lunch à bord…

 

La deuxième plongée se fait très proche du bord d’une petite île volcanique et déserte.

On retrouve un fond sableux d’une faible profondeur, habillée ici et là de patates de corail.

On pourra observer différentes sortes de limaces, très belles, de taille tout à fait respectable.

Là encore certaines patates sont recouvertes d’anémones dont le pied est vert.

La visibilité reste moindre malgré la faible profondeur et le fait d’être à un endroit protégé.

Rien d’excessivement notable à dire sur cette plongée…

 

Je fais une longue causette avec un charmant monsieur qui a un accent que n’importe quel  texan ou américain d’un état du sud ne renierait pas et qui s’avère être australien.

Nous parlons de nos impressions sur Koh Samui, nous ressentons de la même manière cet afflux inconsidéré d’hôtels, de restaurants, d’échoppes, construits de manière anarchique, dévorant tout le littoral ou presque. Le tourisme est tout à fait capable de détruire dans certains cas l’authenticité d’un lieu.

Et alors que nous naviguons au milieu du golfe de Thaïlande, nous refaisons le monde, sur ce bateau cosmopolite…

 

 

Lecture du jour : « la rue des sardines » de John Steinbeck.

Dimanche 20 mars 2011 7 20 /03 /Mars /2011 02:28
- Par isabelle Cassou - Publié dans : cahier de plongée Rodrigues - Communauté : le monde du dessous
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Chatouillis méningés

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Je ne peux pas dire

qui je serai demain.

Chaque jour est neuf

et chaque jour je renais.
Paul Auster

Un peu de Moi

En Musique ...

 

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Profil

  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
  • Femme
  • antony
  • cinema poesie philosophie lire écrire
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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