En dehors du fond cette fois, j’ai entendu ce joli discours de Mme Lagarde, avocate de métier, qui emploie un
ton très condescendant qui , pour ma part, me révolte. Quel est sa formation en matière économique pour donner ainsi des leçons ?
Nous sommes , cette femme nous le prouve encore aujourd’hui, gouverné par quelques happy few détenant la
«vérité», qu’il est mal venu de remettre en cause, pas seulement en tant que footeux professionnel mais comme citoyen responsable. Cet homme a tout à fait la légitimité de retirer des banques SON argent et de ne plus faire confiance à un
système qui nous musèle et creuse toujours un peu plus les inégalités.
Sommes nous loin, aujourd’hui, des conditions qui ont amené le peuple français à la révolution en 1789
? La question se pose.
Il y a quelques jours, je vous ai promis une histoire. Elle avait lieu aux marquises. Elle racontait un
changement de vie.
Mais voilà parfois la réalité rattrape la fiction et aujourd’hui, je vais vous raconter une histoire bien
moins glamour, nul besoin de parcourir des milliers de kilomètres pour que la vie nous en inspire le triste récit.
J’habite un petit village à côté d’Antony, un village banal, un village comme un autre peut-être même un
peu plus calme que la plupart des villes alentour, un village où ,bon an mal an, il fait bon vivre, pour une grande majorité de la population sauf …
Ces derniers jours, le froid a sévi, la neige, du verglas, des températures très
basses sont entrées dans nos quotidiens. Nous râlons, montons un peu le chauffage, sortons les pull-overs et les manteaux bien chauds et continuons à vivre.
Mais dans ce petit village du sud de Paris, il y a, tout près des pistes d’Orly, une cinquantaine de
personnes dont de nombreux enfants, qui vivent à longueur d’année dans des caravanes.
Depuis quelques jours, les fils électriques qui courent sur le terrain, brulent les
uns après les autres étant incapable de fournir assez d’énergie pour chauffer toutes les caravanes.
Depuis quelques jours, les arrivées d’eau non protégées contre le froid, gèlent les unes après les
autres, empêchant de pouvoir laver le linge.
La suite de l’histoire pourrait être : une belle solidarité de village, l’envoi de vêtements chauds,
le don de vivres pourquoi pas, une intervention des pouvoirs publics afin que ces personnes puissent se chauffer correctement.
Mais il n’en est rien.
Ces gens sont des gens du « voyage », bien qu’ils soient sédentaires depuis des dizaines d’années, bien
qu’ils séjournent sur la commune depuis des dizaines d’années, de génération en génération, ils sont devenus au fil du temps des parias. Et si la population, la mairie, les services sociaux les
regardent d’un œil plein de méfiance, il y a ,en tout état de cause, de bonnes raisons.
Tous les bien-pensants, tous les bons Français travailleurs, tous les gens bien intentionnés à qui j’en
parle ne tiennent tous à peu près le même discours :
Ils ne veulent pas s’en sortir, il n’y a aucune volonté de travailler et de sortir de cette
ornière
Ils volent, ils boivent, ils ont trop d’enfants, ils vivent aux crochets du système, ils ne tiennent pas
à être intégrés, ils sont assistés, etc., vous vous doutez que la liste des discriminations est très longue.
Et tous ces griefs futiles ou non sont le strict reflet de la vérité bien qu’émanant de jugements
péremptoires.
Aussi, lorsque l’assistante sociale, râle pour donner des bons de gaz ou de vivres par ces grands froids
et alors qu’elle m’expose de bonnes raisons pour ne pas faire diligence à la minute près, alors qu’elle me demande : « qu’en pensez-vous Mme Cassou ? Ai-je tort ? » ; Que lui
répondre ?
La seule chose qui est aujourd’hui une réalité tangible :
50 personnes dans une misère noire,
50 personnes livrées au froid,
50 personnes démunies, perdues, sans ressources,
17 enfants subissant quoi qu’il arrive la mauvaise réputation de leurs parents.
Ces personnes sont cloîtrées dans leur caravane, commencent à avoir peur pour les
enfants.
Certains d’entre eux sont malades et passent leurs journées emmitouflées dans des couvertures.
Leur moral est au plus bas, une d’entre elles m’a dit : « nous vivons comme des chiens, nous ne
sommes pas des chiens ! ».
Je ne souhaite porter de jugement contre personne dans cette histoire.
Ces gens du voyage ne sont pas des saints, nombre de fois, ils ont été pris la main dans le sac ici ou là
dans la commune, beaucoup d’entre eux ne travaillent pas et se nourrissent de rapines et aides sociales.
Pourtant, lorsque la situation devient aussi tendue et dramatique, devons-nous leur tourner le dos sous
prétexte qu’ils ne sont pas politiquement corrects ?
Le 24 août 2010, le recours extraordinaire de Troy Davis a été rejeté.
Dans son rapport, le juge Moore a décidé que «M. Davis n'a pas réussi à prouver son innocence». Considéré comme coupable, puisque déjà condamné, c était en effet à Troy Davis de démontrer son innocence, et non à l accusation de prouver sa culpabilité au-delà
de tout doute raisonnable. Le standard légal pour Troy Davis était donc presque inatteignable.
Seul point positif, le juge Moore a également jugé qu exécuter un innocent serait une violation de la Constitution, point qui doit par contre être confirmé par la
Cour Suprême.
Comme le reconnait ainsi le juge lui-même, le dossier de l exécution est loin d être «en béton». Comme l ont constaté les délégués d Amnesty présents lors des audiences, celles-ci n ont fait que confirmer les innombrables doutes pesant sur la
culpabilité. Pour Amnesty International, dans le cas de condamnations à mort, si des doutes subsistent, il est fondamental que ceux-ci profitent au condamné, et que celui-ci ne
puisse pas être exécuté.
Pourtant, la décision du juge ouvre la voie à la reprise de la procédure pouvant conduire à l'exécution de Troy Davis, malgré les doutes demeurant quant à sa
culpabilité, au risque d une erreur irréversible.
Troy Davis peut encore faire appel, mais ses chances d'être un jour reconnu innocent sont maintenant très réduites. Une date d exécution pourrait ainsi être fixée dans les semaines ou les mois à venir. Nous devons profiter du temps imparti pour demander dès maintenant aux autorités de Georgie de commuer la peine de mort de Troy Davis.
une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir