j'aime mon corps, j'en prends soin

 

 

 

 

 

 

 

Réveillée vers 4h, impossible de retrouver le sommeil, cependant, je me lève assez pleine d’entrain.

Petit déjeuner : pain 60 gr, beurre 10 gr, thé, yaourt.

La nutritionniste fait un point sur mon bilan sanguin, rien de spécial, si ce n’est une glycémie légèrement élevée.

 

En fin de matinée, un brin fatiguée par mes courtes nuits, je me rends à une réunion informative en diététique, la faim au ventre.

Les informations formulées sont incroyablement basiques, les questions posées pas vraiment fut fut (ok c’est pas bien de l’écrire, mais zut, je le pense).

On a beau être des O, on n’est pas obligé de cumuler les mandats en jouant aux débiles.

J’ai eu la désagréable impression d’être de retour sur les bans de maternelle.

Question : y ai-je ma place ? Franchement je ne sais pas.

 

Je vois le rhumatologue qui m’annonce, ô joie, que je suis souple, alléluia !

Voilà un sacré scoop je suis grosse et souple, il semble presque étonné du miracle.

Il tâte les genoux, « oui, oui, je vois, inutile de faire une radio, je sais ce que je vais y voir »

« J’ai mal au dos » lui dis je, « oui, oui, je prescris quelques massages ».

Je ressors un peu agacée par les lieux communs,  me disant que la fameuse prise en charge globale et pluri disciplinaire de l’obésité, fer de lance de cette clinique à maigrir, est certes présente, et se contente d’un survol  complet mais somme toute assez superficiel de notre « intégralité ».

 

Première véritable approche du groupe :

Collation servie au salon d’hiver,  une vieille serre aux poutrelles métalliques, ce lieu a une « âme », il est désuet, d’un autre âge,  chargé d’histoires, ho pas la grande, non, juste toutes les petites qui ont pris naissance il y a fort longtemps.

La pièce est inondée de soleil, conviviale, spacieuse.

Il y a plus de femmes que d’hommes. Il règne un brouhaha constant, différentes langues et ethnies cohabitent sans souci, puisque nous sommes membres d’une autre minorité : les O.

Cette appartenance fuse de partout dans les conversations alentour : il n’est question que de nourriture, de  « gens comme nous… ».

 

Je me pose, alors, une question, pourquoi n’ai-je pas ce sentiment d’appartenance à une minorité qu’elle soit joyeuse, fataliste et « bonne vivante » ou en réelle souffrance ?

 

Tout le monde repart « rassasié » d’un thé et d’un fromage blanc à 0% sans édulcorant.

Le silence revient et avec l’envie irrépressible de coucher sur mon cahier ce ressenti de l’instant, consciente qu’il évoluera sans doute.

 

Deuxième cours de diététique

Une élève diététicienne, sans encadrement, nous informe sur l’étiquetage, en clair apprenons à lire !

La traçabilité nutritionnelle des produits est à mon humble avis plutôt claire si l’on reste vigilent et attentif.

Une dame entre deux âges réclame des marques à proscrire afin de les noter.

On nous demande si la banane est un fruit.

La date de péremption reste elle valable quand on congèle un produit ?

J’en passe et des meilleures !!!

Et là encore, j’ai la nette impression d’être condamnée à être une décérébrée de la bouffe sous prétexte de mon obésité.

Je ne suis pas certaine d’être venue ici pour entendre des inepties, voire de complètes incohérences entre les discours informatifs du matin et de l’après midi.

Qu’on se le dise : j’ai un cerveau.

A nouveau, cette désagréable impression que le discours est volontairement d’un niveau « maternel ». Est ce nécessaire ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /Déc /2008 12:06
- Par isabelle cassou - Publié dans : j'aime mon corps, j'en prends soin - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
mouillez vous !!! - les 1 sont encore tout humides ...

 

 

 

 

 

 

 

Réveillée à 3h30, je re-sombre vers presque 7h, insomnie à mettre sur le compte de cette journée poil à gratter que je craignais tant.

Mes mots reviennent lors d’une nuit sans sommeil, la petite machine là haut mouline, mouline, s’y bouscule les : pourquoi, comment, les ressentis, les a priori, bref tout se qui étaye une prise de conscience car après tout :

« C’est la tête, docteur ! »

La journée est médicalisée : nutritionniste, ORL, endocrinologue, échos thyroïdienne, cardiaque, tout va bien, juste deux nodules sur la thyroïde.

 

Mon phone est HS, plus de petits mots doux à espérer, je n’ai plus l’heure, je cafouille dans les RDV.

 

Et je me surprends, moi la solitaire, à faire causette à mes compagnons d’infortune

Et oui, « elle est des no ooo tres, elle a trop mangé comme les au au tres … »

C’est acquis, je suis O, je suis des vôtres. Et j’me soigne !

 

Je déjeune au son des enfants qui piaillent dans le cours de l’école voisine, le soleil inonde la chambre alors que je mange seule devant le mur jaune pâle d’une clinique à maigrir.

En fait, je prends conscience que je suis, sur le plan alimentaire, une vraie opportuniste, je mange ce qu’il y a dans mon assiette, sans trop y accorder de l’importance, ce n’est ni une punition ou une restriction.

Chez moi j’achète et mange des cochonneries, ici je m’en passe, voilà.

 

L’après midi, la pompe à fric s’amorce, clinique privée oblige, présentation des « thermes », aquagym, appareils cardio ou muscu se paient, ainsi que les soins type balnéo.

C’est de bonne guerre.

 

 

 

 

 

Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /Déc /2008 13:34
- Par isabelle cassou - Publié dans : j'aime mon corps, j'en prends soin - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
mouillez vous !!! - les 1 sont encore tout humides ...

 

 

Il y a deux mois, voilà ce que j’écrivais lors de mon hospitalisation en clinique à maigrir.

 

Lundi 6 octobre 2008

 

Je suis entrée hier dans une clinique pour O, remplie de O, entendez par là OBESES, pas des enrobés, des grassouillés, non des vrais obèses, des plus ou moins morbides, des qu’on regarde dans la rue avec au mieux un brin de pitié et de condescendance, au pire un certain dégoût (si, si, je vous assure…)

 

A peine rentrée, me voilà confrontée à l’horreur : 121 cm de tour de taille, 120 kilos, la réalité s’étale dans toute sa « masse » sonnante et trébuchante.

Je suis une O, une de ces accros à la fourchette, soumise aux sucres, graisses et autres atrocités que la décence m’oblige à taire (lol).

Je suis une O, soumise à la mal bouffe, par non choix, par facilité, fainéantise.

Il s’agit de me motiver : sus au kilo, sus à l’esclavagisme de la bouffe toute faite.

 

Journée chargée :

La nutritionniste fixe en fonction d’un examen l’objectif final : 90 kg.

Un régime à 160O kcal est mis en place.

J’introduis pour la première fois de ma vie, un repas d’importance : le petit déj.

C’en suit : cardiologue etc…

 

Vers 20h, je descends pour la pesée.

Me voilà cernée, des O partout, des grands, des petits, de plus ou moins, des plutôt plus,

Et je suis là une O parmi les O, impossible de nier, terminés les faux fuyants.

Le couloir est empli de femmes, majoritairement.  Elles sont toutes là, attendant fébrilement le verdict, passant le temps en ne parlant qu’exclusivement des contenus du plateau repas

« Hier soir, j’ai eu un demi steak, mais où donc est passée l’autre moitié ? »

« Du beurre, ha non, ça plus jamais, c’est écrit en gros sur ma feuille de sortie. »

« Alors, alors, combien as-tu perdu ? »

« Wouaw 1.8 kg, jamais j’aurai cru ! »

« 200 gr, bah c’est pas terrible, mais bon, je ne les ai pas repris ! »

Le sourire des unes compense la déception des autres.

Ce soir, je me sens étrangère à cette synergie et me retrouve confrontée ma « soumission » alimentaire et moi à celle des autres, seulement voilà je ne suis pas capable de l’appréhender.

Je m’éloigne du groupe des fébriles pour lire, et je tombe sur le groupe des « psy », le jeu consiste à raconter sa vie et chacun y va de son commentaire, de son conseil.

Lors de mes séjours en clinique psychiatrique, j’avais pris le parti de me centrer sur moi, uniquement sur moi, il n’était pas question que je fasse l’éponge en m’appropriant des souffrances autres que les miennes.

Ce repli en moi, je veux maintenant l’offrir à mon corps.

La solitude, l’isolement ne sont pas des ennemis, bien au contraire, cela permet de se regarder l’intérieur, et en l’occurrence l’extérieur sans complaisance, de manière honnête, lucide.

Je ne prétends pas arriver avec une volonté indestructible et si je viens volontairement, je ne suis pas sans méfiance, scepticisme et questions.

 

Je suis au premier jour d’un long chemin :

Un constat : je suis O (obèse)

Un acte à venir : me reprendre en main, ne pas faire de l’obésité une fatalité.

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /Déc /2008 13:26
- Par isabelle cassou - Publié dans : j'aime mon corps, j'en prends soin - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
mouillez vous !!! - les 2 sont encore tout humides ...

 

 

Il y a deux mois, voilà ce que j’écrivais lors de mon hospitalisation en clinique à maigrir.

 

Lundi 6 octobre 2008

 

Je suis entrée hier dans une clinique pour O, remplie de O, entendez par là OBESES, pas des enrobés, des grassouillés, non des vrais obèses, des plus ou moins morbides, des qu’on regarde dans la rue avec au mieux un brin de pitié et de condescendance, au pire un certain dégoût (si, si, je vous assure…)

 

A peine rentrée, me voilà confrontée à l’horreur : 121 cm de tour de taille, 120 kilos, la réalité s’étale dans toute sa « masse » sonnante et trébuchante.

Je suis une O, une de ces accros à la fourchette, soumise aux sucres, graisses et autres atrocités que la décence m’oblige à taire (lol).

Je suis une O, soumise à la mal bouffe, par non choix, par facilité, fainéantise.

Il s’agit de me motiver : sus au kilo, sus à l’esclavagisme de la bouffe toute faite.

 

Journée chargée :

La nutritionniste fixe en fonction d’un examen l’objectif final : 90 kg.

Un régime à 160O kcal est mis en place.

J’introduis pour la première fois de ma vie, un repas d’importance : le petit déj.

C’en suit : cardiologue etc…

 

Vers 20h, je descends pour la pesée.

Me voilà cernée, des O partout, des grands, des petits, de plus ou moins, des plutôt plus,

Et je suis là une O parmi les O, impossible de nier, terminés les faux fuyants.

Le couloir est empli de femmes, majoritairement.  Elles sont toutes là, attendant fébrilement le verdict, passant le temps en ne parlant qu’exclusivement des contenus du plateau repas

« Hier soir, j’ai eu un demi steak, mais où donc est passée l’autre moitié ? »

« Du beurre, ha non, ça plus jamais, c’est écrit en gros sur ma feuille de sortie. »

« Alors, alors, combien as-tu perdu ? »

« Wouaw 1.8 kg, jamais j’aurai cru ! »

« 200 gr, bah c’est pas terrible, mais bon, je ne les ai pas repris ! »

Le sourire des unes compense la déception des autres.

Ce soir, je me sens étrangère à cette synergie et me retrouve confrontée ma « soumission » alimentaire et moi à celle des autres, seulement voilà je ne suis pas capable de l’appréhender.

Je m’éloigne du groupe des fébriles pour lire, et je tombe sur le groupe des « psy », le jeu consiste à raconter sa vie et chacun y va de son commentaire, de son conseil.

Lors de mes séjours en clinique psychiatrique, j’avais pris le parti de me centrer sur moi, uniquement sur moi, il n’était pas question que je fasse l’éponge en m’appropriant des souffrances autres que les miennes.

Ce repli en moi, je veux maintenant l’offrir à mon corps.

La solitude, l’isolement ne sont pas des ennemis, bien au contraire, cela permet de se regarder l’intérieur, et en l’occurrence l’extérieur sans complaisance, de manière honnête, lucide.

Je ne prétends pas arriver avec une volonté indestructible et si je viens volontairement, je ne suis pas sans méfiance, scepticisme et questions.

 

Je suis au premier jour d’un long chemin :

Un constat : je suis O (obèse)

Un acte à venir : me reprendre en main, ne pas faire de l’obésité une fatalité.

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /Déc /2008 13:26
- Par isabelle cassou - Publié dans : j'aime mon corps, j'en prends soin - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
mouillez vous !!! - les 1 sont encore tout humides ...




Il y a deux jours , j’ai écrit ce texte plus ou moins à chaud au sortir de mon séjour en clinique .

 

Je suis en colère : on me demande d’être mon propre ennemi

Je sors de 5 jours de clinique spécialisée  afin de traiter mon surpoids. Le but du jeu étant dans l’immédiat de faire un point santé afin de gérer le problème dans son intégralité.

J’ai beaucoup écrit durant ces 5 jours, j’ai beaucoup ressenti, réfléchi voire ruminé, cheminé.

J’ai constaté des disfonctionnements lors de mon séjour qui m’ont amené à faire une critique que j’ai voulu constructive à partir de mon vécu.

Il se trouve que la nutritionniste a écouté mon ressenti, le psy lui en a « jugé » autrement.

Il a beaucoup argumenté lors du RDV pour arriver à dire : «  vous vous trompez d’ennemi, la clinique n’est pas votre ennemi…  », Je m’insurge alors et lui fait savoir que ce mot est  totalement disproportionné et que mes propos ne le justifient nullement. L’entretien prend alors le chemin d’un dialogue de sourds. Il reste dans sa logique : « la clinique vous offre des outils afin de perdre du poids ». J’acquiesce sans réserve. Précisant toutefois que  j’ai assisté à 2 réunions hallucinantes où le niveau des intervenants était navrant de médiocrité, en passant sur la blouse maculée de taches. ; Et qu’alors  j’ai eu la nette impression que le professionnalisme des diététiciennes était peu flagrant. Sur ce, je ne leur en veux pas puisqu’elles étaient élèves et semble t’il débutantes mais l’ennui est qu’elles ne furent absolument pas encadrées. De ce fait, j’ai douté un peu. Il me répond que je pinaille, que je ne m’attache pas à l’essentiel et que je cherche de mauvais prétextes. J’argumente alors en précisant que je ne remets pas en cause mon problème de surpoids mais que simplement je m’estime en droit de faire le tri quant aux  moyens employés afin qu’ils m’apportent ce qui m’est nécessaire. Or, j’ai lu sur les brochures de la clinique que ces soit disant cours de diététique ont un caractère obligatoire.  Pour info, j’y ai appris en vrac : que la congélation arrête la date de péremption d’un produit frais, ou que si un aliment contient, pour 100 grammes,  30% de sucre, il reste environ 80 % du reste (ça doit être des maths modernes), où on me dit le matin que je peux boire de l’eau gazeuse à profusion et le soir on me prétend le contraire. J’ai entendu bien pire et me suis crue dans la cour d’une maternelle.  Je m’interroge donc car je ne souhaite pas participer à ces interventions contrariant ainsi le contrat tacite qui me lie lors de mon séjour à un « cahier des charges thérapeutique. Il me répond alors qu’il n’a aucune connaissance de ce qui se passe dans la clinique et que cela ne le concerne pas.

Incroyable ! Je rentre dans un établissement qui se vante de traiter l’obésité de manière globale et de ce fait multi disciplinaire et j’apprends qu’un des acteurs principaux de ce plan thérapeutique joue cavalier seul sans communication avec le reste de l’équipe et sans plan cohérant pluri disciplinaire.

« Si vous ne voulez pas vous plier à …, que faites vous ici ? Vous oubliez l’essentiel :

Votre surpoids est votre ENNEMI ».  Du tac au tac et un rien éberluée voire sonnée, j’ai répondu « non, absolument pas ».

Il répond : « Alors, il n’y a plus rien à dire », alors qu’effectivement je tentais  encore vainement de faire valoir mon point de vue avec une impatience non feinte. Je répondis : « en effet, tout est dit ».

Je suis allée à ce RDV calme  bien qu’angoissée et pleine d’interrogation s, je suis ressortie en colère et choquée par les propos tenus par quelqu’un qui est censé avoir un minimum de maitrise sur les mots. J’attendais de ce moment un apaisement de mes inquiétudes, l’aide, l’accompagnement psy tant vanté sur les brochures.

 

ENNEMI : définition du Littré :

Celui, celle qui hait quelqu'un, et cherche toutes les occasions de lui nuire. Un ennemi déclaré. Ennemi mortel, irréconciliable.

 

En substance, on me dit que je dois non pas m’appréhender, mais me combattre, faire la guerre, mener une bataille contre mon propre corps, je dois haïr une partie de moi-même puisque pour l’heure ce surpoids est que je le veuille ou non intimement est intimement lié à ma chair.

Je suis dépressive, traitée depuis 5 ans, le surpoids fait souffrir mon corps, pas plus que ça mon âme parce qu’elle  a bien assez de chats à fouetter, quel bénéfice pourrait elle tirer à lui imposer une guerre  intestine contre mon corps ?

J’ai une vie sociale normale, j’ai une vie sensuelle délicieuse, je ne suis pas atteinte par le regard des autres car j’ai bien d’autres atouts pour les séduire que mes courbes par trop arrondies.

Mon surpoids est à terme un risque pour ma santé, celle de mon corps.

 

Toute ma vie, j’ai imposé à mon corps de rudes combats, j’ai fait la guerre, Mr le psy, à coup de 30 kilos dans la vue, puis 20 par là, etc.…. j’ai gagné à chaque fois, la bataille, j’ai martyrisé mon corps, je l’ai frustré, abimé, maltraité, affamé, épuisé, par des moyens divers et variés, toujours encadrée par un imminent spécialiste médecin.

Et au bout du compte, mon corps a riposté, m’a porté l’estocade à chaque fois plus rudement, pour 20 perdus, j’en reprenais 25 puis 30, et enfin 40 lors de la dernière lutte.

Alors, aujourd’hui, Mr le psy, je veux choisir les moyens, les moyens de respecter à nouveau mon enveloppe, de l’appréhender avec bienveillance voire même une certaine tendresse.

J’ai un esprit critique, oui, je ne suis pas un mouton de panurge venu ici pour obéir et participer à des activités qui mettent en cause mon intelligence, oui, je suis agacée quand on me demande si une banane est un fruit ?, tout simplement parce que cela insulte mon intelligence, oui, je ne supporte pas que l’on m’infantilise en diminuant si fort le niveau du discours que je me retrouve dans une cours de récréation en maternelle.

Le gros est malade, il souffre, mais il n’est ni décérébré, ni un enfant.

Oui, Mr. le psy, je pense même que l’infantiliser en le prenant pour un imbécile ne le mènera jamais vers une autonomie alimentaire ou affective.

 

Mon but ultime dans la vie, Mr le psy est de trouver la PAIX, la SERENITE, trouver enfin une réconciliation  avec moi-même, une harmonie, un EQUILIBRE.

Ce que je suis venue chercher dans cette clinique, c’est un accompagnement  vers  L’EQUILIBRE ALIMENTAIRE, apprendre que l’excès par manque ou par trop plein est une hérésie, est un danger pour mon être, apprendre à respecter mon corps, apprendre à l’aimer, à le nourrir, je viens me recentrer, réapprendre l’essentiel : le respect de moi de ma psyché certes mais aussi de mon enveloppe charnelle.

Mon corps n’est pas mon ENNEMI, il est au contraire mon ami le plus intime et je viens apprendre ici comment en prendre enfin et vraiment soin.

 

 

 

 

 

 

Affin d’étayer mes propos :

 

SERVICE DE PSYCHIATRIE ET DE PSYCHOLOGIE MEDICALE CHU ANGERS 2003

A ce tableau plutôt sombre, encore convient-il d’ajouter les situations de désarroi et de détresse psychologiques induites par les très fréquents échecs de tentatives itératives d’amaigrissement. Si celles-ci sont réputées à juste titre retentir sur l’humeur dans un sens dépressif et anxieux, il est moins connu qu’elles sont tout autant susceptibles d’entraîner de novo des troubles surajoutés du comportement alimentaire, à type d’échappements compulsifs, parfois pseudo-boulimiques, survenant sur fond de restriction prolongée, pénible et frustrante. L’effet yo-yo , les variations en accordéon du statut pondéral et au final l’incapacité désespérante à contrôler la conduite alimentaire viennent alors négativer encore, assombrir et dévaluer un peu plus l’image et l’estime que le sujet a de lui-même : «  Non seulement je suis gros, obèse, une masse de chair haïssable, un monstre ou un tas informe, mais encore je suis incapable de perdre du poids, je n’ai aucune volonté et donc, je ne vaux rien… ».

Attentifs depuis une à deux décennies à ces vécus intenses de haine et de mépris de soi, nutritionnistes et diététiciens interrogent de plus en plus leurs pratiques et en viennent à se demander, comme Michelle Le Barzic, si, en se conformant mécaniquement à des régimes standards (1200 calories/24h), les médecins à tout coup n’ont pas prescrit l’échec à l’obèse et s’il ne conviendrait pas, plutôt que de viser des objectifs pondéraux irréalistes ou non personnalisés, d’apprendre au patient à faire la paix avec lui-même, à assouplir le regard critique qu’il porte sur lui  et à retrouver confiance et estime. Dans un certain nombre de cas, spécialement quand l’obésité se présente comme une solution plus qu’un problème, l’abstention peut constituer une mesure de prudence.

 

 

 

*Professeur des Universités-Praticien Hospitalier, Chef du Service de Psychiatrie et de Psychologie Médicale – C.H.U. Angers

**Praticien Hospitalier, Service de Psychiatrie et de Psychologie Médicale – C.H.U. Angers

***Professeur des Universités-Praticien Hospitalier - C.H.U. Angers

****Professeur des Universités-Praticien Hospitalier – C.H.S. Bron

 

Psychologie.com

 

Après des années de dépression, j'ai retrouvé l'énergie pour combattre mes kilos. Je maigris doucement, prenant le temps de m'habituer à ce nouveau corps. Mais une phrase me hante : 95 % des régimes sont des échecs, seulement 5 % de réussite ! Pourquoi ? Je suis suivie par une nutritionniste et je suis une thérapie pour aborder l'image de mon corps et les raisons de mon obésité. Mais pourrais-je réussir là où tant d'autres échouent ?
Esperanza, 31 ans
La réponse de Gérard Apfeldorfer

Sur une période de 6 mois à un an, environ les trois-quarts des personnes faisant un régime perdent du poids. Mais si on considère une période de 3 à 5 ans, 80 à 90 % des personnes pèsent autant ou davantage après un régime amaigrissant !

L’horrible vérité est qu’il n’existe pas à ce jour de méthode amaigrissante simple (de nature diététique, médicamenteuse ou autre) qui serait efficace dans la durée et non dangereuse pour la santé.
Pis encore : on considère aussi que dans environ 30 % des cas, maigrir est mathématiquement impossible. Certaines personnes, pour des raisons génétiques, ou à la suite de régimes répétitifs, ont un métabolisme si économe qu’elles ne pourront jamais perdre leur graisse.

Vous avez bien mesuré la difficulté de la tâche, puisque vous avez entamé un travail psychothérapique, souvent bien utile : manger en excès est fréquemment un mécanisme de défense archaïque ; et mincir passe par une
réconciliation avec son corps et avec soi-même.
Mais il faut aussi se réconcilier avec tous les aliments qu’on aime, être capable d’en manger sans peur, dans la sérénité, des quantités correspondant à son appétit du moment. Un travail sur le comportement alimentaire est donc souvent nécessaire

À vous lire, je vois que vous avez compris qu’il n’y a pas à attendre de miracle, que des changements durables correspondent à un long chemin. Vous êtes donc sur la bonne voie. Persévérez !

Gérard Apfeldorfer est psychiatre et psychothérapeute
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Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /Oct /2008 00:00
- Par isabelle - Publié dans : j'aime mon corps, j'en prends soin - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Chatouillis méningés

 

 

porcelaine1900-copie-1  

 

Je ne peux pas dire

qui je serai demain.

Chaque jour est neuf

et chaque jour je renais.
Paul Auster

Un peu de Moi

En Musique ...

 

 

 

 

 

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Profil

  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
  • Femme
  • cinema poesie philosophie lire écrire
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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