J’avais l’intention de publier ici le journal que j’ai écrit chaque jour à la clinique lors de ce bilan de santé. Mais je n’avais pas internet et publié tout cela à froid, perd de son intérêt.
Alors, voilà, je vais vous situer un peu mon cheminement.
J’étais une enfant plutôt ronde, grande, bien plus grande que les autres filles. J’ai toujours eu un caractère bien trempé et ne m’en suis jamais laissé conter.
A 8 ans, en 1 mois, j’ai perdu 10 kg et grandi de 10 cm, de petite fille un peu ronde, je suis passé à la grande asperge très mince. Je me baladais avec un cœur battant très vite une PA à 18 ou 20/12 en permanence, j’étais en hyper activité, je mangeais comme 4 et maigrissait à vue d’œil. Plus d’un an après, après des recherches approfondies et souvent vaines, après des tonnes d’explorations plus ou moins supportables, après des frayeurs, le diagnostic arrive enfin : maladie de basedow, hyper thyroïdie, suive plus de 2 ans de traitement où les symptômes persistent , puis intervention et résolution totale du problème, retour immédiat à la guérison.
En écrivant tout cela je me rends compte que mon rapport à la nourriture durant 4 ans se fit dans le plus total excès et sans que je puisse le réfréner.
A l’adolescence, les vrais soucis de poids ont commencé et j’ai entamé ce qu’il va bien me falloir nommé : un COMBAT, un combat rude contre mon corps, mes kilos en trop, moins 20, moins 30, j’ai privé, frustré, dompté sans ménagement ma « carapace » sans le moindre respect, il fallait qu’elle se plie à mes exigences, à des critères sans doute induits par la société, mon éducation : le GROS c’est moche, FAT et en bonne élève , en gentille soumise j’ai montré à la terre entière que moi aussi j’étais capable d’être mince : à 22 ans environ : 175m, 58 kg , j’étais tellement belle et conforme que les os de mon bassins (ossature forte) ressortaient élégamment de mes hanches.
Et puis, voilà, les emmerdes, des amours compliquées, des liens familiaux spécifiques, bref, la vie, la vie qui fait que l’on rentre dans le schéma des frustrations, et qui dit frustrations dit compensations, circuit de récompense, pour les uns c’est le sport, pour d’autres le tabac, l’alcool, la religion, la politique, la drogue, l’art, la lecture, l’écriture, la philosophie et que sais je , pour d’autres encore c’est la nourriture, sans même m’en rendre vraiment compte , je fus de ceux là.
Et là commence le chemin infernal, pour X ou Y raisons, là n’est pas mon propos, mon corps stocke les excès de nourriture plus facilement qu’un autre, je grossis. Mais là, pas de souci, je COMBATS, j’impose des règles drastiques, je prive à nouveau, et re moins 20,30.
Bref vous l’aurez compris me voilà embringuée dans 30 ans environ, de yoyo où mon poids joue aux montagnes russes. Pourtant mordicus, à chaque fois, j’ai cru en ces médecins qui me disaient : « bien, nous allons essayer telle ou telle méthode, vous verrez succès garanti, vous perdrez, vous vous stabilisez », « oui, docteur, allons y » répondais je sage grosse confiante en un professionnel averti et je COMBATTAIS fière et forte, vaillant soldat déclarant une guerre sans merci aux kilos superflus, j’ai gagné haut et fort chaque bataille, je l’affirme.
Pourtant résultat des courses : 47 ans, 1.75, 120 kg.
Camarades, on nous ment, on nous spolie …………
Plus j’ai frustré voire puni mon corps, plus il a stocké, plus il a grossi.
Alors, voilà aujourd’hui, je change de méthode, je vais tenter de me réapproprier mon corps.
Mon propos ici est de vous faire parcourir un peu de mon chemin vers la PAIX , vers la réconciliation.
La vie est surprenante, d’un « mal » peut venir un « bien »
Mais, certains s’en souviendront, (Titus, le p’tit lion)
CECI EST UNE AUTRE HISTOIRE …..
mouillez vous !!! - les 2 sont encore tout humides ...









