cahier de plongée Rodrigues

J. +5 Samui le 14 mars 2011

Je me suis écroulée de bonne heure hier soir, il est 5 :00 ce matin je pète la forme…

J’écris un peu en attendant que l’on vienne me chercher pour une journée plongée.

Départ 7 :00 pour deux plongées consécutives, remise en jambes puisque je n’ai plus plongé depuis environ trois ans.

Nous sommes transportés dans une sorte de camionnette ouverte sur l’arrière. Nous faisons le tour de quelques hôtels avant de nous rendre dans le centre de plongé proprement dit. De là nous partons vers l’embarcadère. Le bateau est assez grand nous somme environ 16 plongeurs pour huit instructeurs. La patronne du club est allemande, l’organisation est carrée ce qui est une très bonne chose.

 

Dès l’entrée sur le bateau, les palanquées sont définies.

Je plonge, pour ma part, avec Günter – dont le regard ferait pâlir le plus joli bleu de tous les plus beaux lagons du monde- ce qui en soi, j’en conviens, n’est pas nécessairement un gage de qualité en matière de plongée, mais bon c’est un petit plus qui n’est pas pour autant désagréable !

Le petit déjeuner nous attend, chaque instructeur fait connaissance de ses plongeurs.

Puis le temps de la navigation, c’est-à-dire plus de 2 heures, chaque instructeur prépare avec ses plongeurs le matériel et ce qui m’apparaissait avant Comme étant peut-être un peu trop commercial, m’apparaît aujourd’hui plutôt reposant soit : ne pas avoir à porter les blocs , avec l’âge, on accepte plus volontiers d’être aidée et mon mauvais dos me rend de plus en plus raisonnable.

Avant d’arriver sur le lieu de plongée, Günter me fait un briefing, la visibilité sera sans doute très moyenne et nous adapterons la plongée en fonction d’elle.

Nous plongeons sur « saling rock », soit un gros rocher se présentant de l’extérieur comme à une sorte de monticule. La plongée consiste à faire le tour En définissant la profondeur en fonction de visibilité.

Celle-ci est exécrable soit environ 2 m et au bout de 10 minutes, j’avoue m’être demandée si cette plongée n’allait pas faire partie du cercle excessivement fermé des plongées nulles que j’ai pu faire c’est-à-dire une seule ayant eu lieu au Grau-du-Roi en Méditerranée.

Au vu de cette visibilité négligeable, nous avons continué la plongée à une profondeur moindre et alors nous avons pu apercevoir quelques petites choses sympathiques…

L’endroit semble très poissonneux : joli petit banc de carangues, des myriades de petits poissons volants en ban au gré du ressac auprès de la roche.

La plongée dure plus de 40 minutes et m’a permis de déverrouiller mes palmes qui n’avaient pas pris l’eau depuis quelque temps.

J’ai également pu me rendre compte que faute d’avoir croisé le beau regard azur de ce cher Günter, je me suis pris dans la tronche quelques coups de palmes bien sentis sans que le susnommé ne s’en soit vraisemblablement rendu compte.

Leçon à retenir : garder ses distances avec le beau Günter !

 

Un déjeuner Germano-thai nous attendait sur le pont supérieur du bateau où l’ambiance commençait à se réchauffer un peu.

Les clients sont principalement allemands, j’ai fait la causette avec un Suédois, j’étais la seule Française.

Petit détail qui sans doute m’échappait encore il y a quelques années, étant moi-même pratiquante, le bateau s’avère être exclusivement ou presque fumeur et je suis effarée de les voir fumer d’un bout à l’autre de la sortie cigarette sur cigarette.

Mais bon, nous sommes en plein air, et ce sont leurs poumons…

 

La deuxième plongée se fera sur une profondeur moindre maximum 9 m, sur un fond sablonneux parsemé de roches et de coraux et cette plongée prouva s’il en était encore besoin, que la profondeur en la matière n’est absolument pas gage de qualité.

La visibilité est meilleure bien que l’eau soit encore très chargée en particules en suspension.

Nous croisons, au gré de notre promenade d’environ 50 minutes, des papillons, des cochets, des perroquets, une très belle murène, des bandes de petits poissons colorés, quelques crabes bien cachés, quelques holothuries, deux très jolies limaces blanches et orangées ainsi que leurs pontes.

De très belles anémones couvrent totalement certaines roches.

La plongée est globalement très agréable et me permet de me re familiariser avec l’océan et ses dessous.

 

Le matériel rincé, nous remontons sur le pont supérieur afin d’y déguster quelques fruits et nous rentrons après une longue navigation.

Je fais la bêtise de m’endormir sur le pont et la couleur de mes bras et jambes ne me dit rien qui vaille…

Günter vient gentiment me saluer, je replonge mercredi.

 

Suite au prochain épisode…

 

 

Samedi 19 mars 2011 6 19 /03 /Mars /2011 13:37
- Par isabelle Cassou - Publié dans : cahier de plongée Rodrigues - Communauté : le monde du dessous
mouillez vous !!! - les 3 sont encore tout humides ...
rogrigues0507-225.JPG

tortue s'envolant ......


Samedi 21 mai 2007

 

La descente doit être rapide, le bateau nous lâche un peu avant la passe dans quelques mètres d’eau. Le point de ralliement est toujours le même, un grand casier dont les bretons seraient pâles de jalousie, parfois on a la triste surprise d’y voir enfermé un beau perroquet, un ange empereur imprudent.  La plongée va se dérouler dans le courant, inutile de se battre contre lui, il est le maître incontestable des lieux. Il faut s’en accommoder, se laisser porter par sa force ou au contraire s’accrocher aux coraux morts pour le remonter lentement, dans tous les cas les palmes ne bougent que dans des mouvements amples et lents. Le corps est presque immobile, les bras viennent presque naturellement se croiser sur le ventre. Les yeux, eux, s’habitue à un champ de vision réduit, la tête se tourne tranquillement à la recherche de ce que l’océan se plaira d’offrir.

En début de plongée, au pied d’une patate de corail, une forme se dessine, la tête d’une tortue, Fabio qui m’accompagne ce matin, l’aperçoit en même temps que moi. C’est une tortue verte assez grosse. Je  m’approche sans doute bien trop impatiente et fébrile de ne pas en avoir croisé depuis trois ans, hop ! Là voilà qui s’envole sans hâte, calmement, je la suis jusqu’aux limites qu’offrent la visibilité. Nous continuons notre chemin, je croise avec plaisir les multiples poissons tropicaux aux divines couleurs : anges, cochets, papillons, chirurgiens, puis une pieuvre et de très jolies crevettes rien à voir avec les roses et grises (sourire).

C’est un festival enchanteur. Mon attention est soudain retenue par un tout petit poisson (2 ,3 cm) que je reconnaîtrai entre mille. Celui là est blanc et noir, sa robe est finement tachetée, il est comment dire, carré, ses fines et minuscules nageoires semblent onduler avec ardeur. Ses yeux sont tout petits mais mobiles,  sa bouche est toute ronde. Il est peureux, timide, devant ce monstre que je suis pour lui (j’aimerai vous y voir devant Gulliver). Et pourtant, il est irrésistiblement curieux. Je place mon appareil photo entre lui et moi, et alors commence une partie de cache cache, peut être est ce que mon imagination me joue des tours, mais je jugerais qu’il fait exprès de filer à toute allure au moment où j’aimerais l’immortaliser, d’un air de dire : « j’suis petit, mais tu n’y arriveras pas ! Na ! » Et à ce moment précis ce petit poisson coffre et moi, nous nous sourions, un sourire d’enfant lors d’un jeu.

Les voilà qui défient le courrant avec une maestria à faire pâlir les plongeurs présomptueux,

Un petit banc de carangues à gros yeux  frétille. Elles vont et viennent. Je les cadre dans le petit carré de mon appareil et les regarde jouer. Vous décrire ce que je ressens à cet instant, j’aimerai vous l’offrir par mes images, mes mots, mais ce serait donner des limites à mes sensations, or il n’y en a pas, peut être est ce une forme de plénitude, un nirvana bien réel, en tous cas plus rien n’existe que cet instant, cet endroit, ces poissons qui tapissent mes rétines jusqu’à en remplir totalement mon cerveau. C’est un ailleurs, un ailleurs bien réel que l’on touche des yeux juste un instant.

En remontant, accrochés en drapeaux, sur les coraux morts, nous croisons une autre tortue. Fabio, soudain, pointe son doigt, incroyable, elle est là, toute proche, enfin accessible au regard, une carrangue ignobilis, énorme, superbe, pour la première fois de ma vie, je la vois vraiment,, elle n’est plus un fantôme, une forme sombre au fond du canyon, mais un fier poisson nez au courrant qui va et vient devant mes yeux éberlués.

Nous remontons doucement après 42 minutes de pur bonheur.

Dans le bateau, à l’aller, nous regardons la mer, muets, au retour nous ne cessons de bavarder, ne trouvant pas assez de mots pour tout dire et taisant l’essentiel, inutile de le crier, le bonheur, ça se lit dans les yeux !

 
rodrigues0507-108.JPG

le beau Fabio .

Mercredi 13 juin 2007 3 13 /06 /Juin /2007 01:00
- Par isabelle - Publié dans : cahier de plongée Rodrigues - Communauté : le monde du dessous
mouillez vous !!! - les 3 sont encore tout humides ...
pieuvre.jpg

pieuvre timide et dérangée

rogrigues0507-222.JPG

crevette multicolore

rogrigues0507-246.JPG

beau cochet caché


rogrigues0507-247.JPG

empereur majestueux



149-4992-IMG.JPG

petit coffre timide et curieux

caranguegrosoeil.jpg

carangues gros yeux


rogrigues0507-255.JPG

si, si, regardez bien elle est là , la fameuse carangue ignobilis
mais, je n'ai pas un appareil de pro, alors il suffit juste de la deviner.....
certains jettent sans doute ce genre de  photos , moi je les garde précieusement puisqu'après tout, elles témoignent que ce ne fut pas un rêve, mais une merveilleuse réalité.



Mercredi 13 juin 2007 3 13 /06 /Juin /2007 00:04
- Par isabelle - Publié dans : cahier de plongée Rodrigues - Communauté : le monde du dessous
mouillez vous !!! - les 4 sont encore tout humides ...

Chatouillis méningés

Arlequine.jpg  

 

Je ne peux pas dire

qui je serai demain.

Chaque jour est neuf

et chaque jour je renais.
Paul Auster

Un peu de Moi

En Musique ...

 

  rondnoel12.png

 

 

 

 

 

 

Profil

  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
  • Femme
  • antony
  • cinema poesie philosophie lire écrire
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

A partager

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés