brèves de vie

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Clown des rues



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Les oiseaux


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La voile de Mouffetard



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Dicton populaire



Mardi 7 août 2007 2 07 /08 /Août /2007 11:18
- Par isabelle - Publié dans : brèves de vie - Communauté : Photographies
mouillez vous !!! - les 7 sont encore tout humides ...
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Aujourd’hui,  j’ai envie de vous expliquer  la naissance d’une « brève ».

Ce que je vais tenter maintenant de vous décrire, c’est cet état particulier qui m’habite quand elle prend vie. Ce récit va peut être vous paraitre un peu confus, mais j’avoue que ce n’est pas forcément très clair dans ma tête.

Par moments, j’ai l’étrange impression que mes yeux ont leur propre vie. Ils déambulent, se promènent, furètent  ici et là sans me demander mon consentement.

Ils impriment des images, des instantanés et  je n’ai pour seul moyen de vous les restituer que les mots.

Lorsque cette impression  m’habite, je scrute les gens et les choses sans juger, sans jauger, je regarde, mon cerceau regarde.

Quelques exemples :

Dans le métro, une femme aux yeux vifs et limpides regardent sans détour le livre de son voisin dans l’espoir, sans grand intérêt si ce n’est de passer le temps, d’y décrypter quelques phrases.

Son visage est légèrement penché et elle a délicatement posé un doigt de sa main repliée sur sa pommette. Ses yeux sont incroyablement concentrés. Son voisin ne sent pas son regard.

Une autre femme a un visage étonnant, sa bouche a la forme des petits dessins de visage  où les enfants tracent  un arc de cercle en l’envers. Soudain, elle sourit, la commissure de ses lèvres remonte un peu mais  offre  un amusant paradoxe avec le rire et la gaité de son regard.

Une femme fait des mots croisés ; elle dévisage toutes les personnes qui montent et qui descendent et je ne sais pas pourquoi, sans doute de par une insensible déformation de ses traits, il se pourrait bien qu’elle jauge, qu’elle juge, mais je ne jurerais de rien !

 

Dans ces moments d’observation, mes yeux ne me semblent pas assez grands, mon cerveau ne me parait pas assez vif pour retenir tous ces petits détails, qui mis bout à bout sont la vie.

Depuis ma déprime, je redécouvre ce plaisir de regarder, de prendre du temps pour contempler même les choses les plus simples et j’écris.

J’écris ce qui m’emplit alors, mes mots, ceux qui parfois m’envahissent des nuits entières. Mes yeux sont morts de fatigue et mon cerveau bouillonne sans jamais s’épuiser.

Il m’arrive d’écrire dans ma tête des pages et des pages. Si je suis seule, je matérialise ces mots. Sinon, ils vont et viennent me laissant sans sommeil. Est-ce là ce que l’on appelle : inspiration ?

 

Le lendemain d’une de ces nuits sans sommeil, je reprends le métro.  J’ai passé une délicieuse soirée  avec mon Amour puis je l’ai écouté dormir. Je suis crevée, je me traine les yeux en peu dans le vide, le cerveau un rien pantelant et sans même que je le veuille, voilà que mes yeux repartent.

Une femme se tient en face de moi. Elle lit un de ces magazines qu’aucune femme digne de ce nom n’achète mais lit chez le coiffeur, parce que bien sur, il n’y a rien d’autre à lire (lol…).  Son visage resplendit de son plus beau sourire. Cela attise ma curiosité. J’entrevois sous ses yeux la photo d’un de ces bels apollons qui n’ont rien d’autres à faire de leur vie qu’à se regarder non pas le nombril mais les biceps et abdos.  Sur la couverture du magazine est écrit en grosses lettres : « les jeux du sexe ».  Cette jeune femme soudain dans le fin fond d’un métro presque vide, au sixième sous sol parisien, rougit de confusion, de plaisir. Il ressort d’elle une sorte de jubilation intime. Elle est ailleurs.  A cet instant, je le trouve délicieuse. Puis, soudain, elle relève les yeux et sort du métro en courant, elle a failli rater sa station. Elle hausse les épaules comme si l’espace de quelques secondes, elle se moquait d’elle, elle a eu vingt ans, et le sable était chaud, mon légionnaire …

Deux femmes entrent. J’entends sans le comprendre un accent latin. La plus âgée est à l’affut de tout. Elle regarde et s’imprègne du moindre détail. Serait-ce une amatrice de « brève » ? Elle aussi ?

Elle regarde avec l’avidité d’un enfant, les yeux écarquillés. La plus jeune semble plus détachée. Le métro est presque vide, mais cette femme avec son visage émerveillé  dépareille avec les autres voyageurs.  Si son âge est bien inscrit sur les rides de son front, ces yeux eux, restent juvéniles. Tout est prétexte à les écarquiller, à faire naitre un sourire ébahi sur ses lèvres. Mais qui donc est cette femme qui sourit si béatement dans l’antre de l’ennui ?

Le métro s’arrête, la plus jeune me regarde et me dit avec un très fort accent : « excousez moi, j’ai ne parle pas bien français, comment prononcer le nom de la station ? ». Nous sommes à  Raspail, elle éprouve de grandes difficultés à répéter. « D’où êtes-vous ? » lui dis-je. « Du Brazil. »

Et là soudain, tout s’explique, il fallait bien que cette femme ait quelque chose de différent.  C’est son pays, ce pays où l’on danse parfois avec une terrible insouciance pour oublier, oublier la misère.

Ce pays où les gens font  la fête,  regarde  les choses encore avec des yeux d’enfants. Ce pays de tous les paradoxes.

Raspail, comment expliquer à une brésilienne, en 2 stations de métro que notre langue est si bien faite que ai se prononce « ai», sauf Raspail qui se prononce « aï ». J’ai hésité, mais j’ai souhaité à ces deux charmantes touristes un superbe voyage et je suis descendue à Denfert.

Et à cet instant précis, que j’ai aimé la vie !



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Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /Juil /2007 17:20
- Par isabelle - Publié dans : brèves de vie - Communauté : L'écriture dans tous ses états
mouillez vous !!! - les 17 sont encore tout humides ...

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Paris est inondé d’une foule bigarrée en ce jour de 14 juillet. En se promenant elles  entendent des langues  exotiques que parfois elles sont  bien incapables à reconnaitre : anglais, langues latines, allemand  mais aussi japonais, chinois, indien,  slave ( ?) …

Beaubourg, les halles  offrent leurs boutiques à cette population hétéroclite, pèle mêle se côtoient des gadgets amusants en forme de vaches, de coccinelles, Betty boop, Kiki, quelques uns un rien plus hardies  en forme de zizi (digne de Pierre Perret). 

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La porte d’à coté, elles se plongent dans des cartes postales  en tous genres, artistiques, peintes, humoristiques, dessinées, des formes découpées, des citations pleines d’esprit. Elles pourraient laisser flâner leurs doigts des heures sur ces présentoirs sans se lasser. Sur les murs trônent des reproductions, celles de Klimt retiennent leur attention tant les encadrements donne encore plus de « brillant » aux succédanés de toile. 


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Au premier étage, elles boivent  une boisson fraiche dans un cadre à l’ancienne. De grandes fenêtres ouvrent sur Beaubourg, jouant  au conflit d’époques avec brio. Elles admirent au passage les objets qui parent une grande véranda aux plantes vertes. 

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Elles repartent désaltérées pour un moment dans la chaleur de la capitale qui reste un brin supportable grâce à ce petit vent qui vient effleurer leurs visages.

Des magasins de chaussures fleurissent sur les bas cotés des rues piétonnes, les vendeuses sont asiatiques, les patrons siègent derrière leurs caisses, donnant des ordres et encaissant. Les chaussures se vendent entre 5 et 15 euros, beaucoup sont en toile, toutes  les échoppes vendent les mêmes. Elles sont comme des petites filles flairant le petit cadeau à s’offrir, elles regardent, essayent.

Dans les rues, des ribambelles de vélos tout neufs s’offrent au regard curieux de tous, ils seront inaugurés le lendemain. Elles saluent cette initiative écolo tout en se demandant si elles auront le courage d’affronter sur 2 roues la circulation parisienne si  démente. 

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Le temps passe, le but de cette promenade est le concert du champ de mars et bien sur, le feu d’artifice.

Une petite salade, parisienne, évidemment fera office de repas dans une brasserie impersonnelle  où le serveur joue les cerbères avec une clientèle forcée.

Elles reprennent leur voiture et entament un long périple pour se rapprocher de la tour Eiffel. Une heure et demie après, un peu colère (pour la conductrice), elle finissent par la laisser dans un endroit insolite, mais peu de chance que la police de Mr Delanoë fasse du zèle en matière de stationnement ce soir. 

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Elles marchent vers la terre promise de ce soir de fête. Un dernier barrage de flics pour une fouille plus que succincte et le champ de mars noir de peuple est enfin en vue. 


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Polnareff est sur scène. Elles tentent une approche le temps d’une photo, trop loin !

Mieux vaut aller du coté de la tour. Les écrans géant, une sono puissante permette de voir et entendre les musiciens qui d’ici, ont à peine la taille d’une mouche.  

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Elles regardent les gens autour d’elles. Des anglaises ont étendue leur couverture sur l’herbe pour un pique nique improvisé. Deux  hommes accompagnent une vieille dame toute petite, ils chantent « poupée de son », « y a qu’un cheveu… ». Un couple danse en s’embrassant, heureux. 

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Un groupe de groupies lève les bras au ciel, et danse dans la lumière des spots puissants qui accompagnent la lente tombée de la nuit. 

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La tour impose sa structure métallique au soleil couchant et joue dans le contre jour des derniers rayons avant la nuit.

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L’ambiance est bon enfant, jeunes et moins jeunes, d’horizons différents, reprennent de vieux refrains écrits parfois avant la naissance de certains, un air d’intemporalité délicieuse coule sur la pelouse du champ prestigieux. 


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La musique stoppe et la tour se met à scintiller par-dessus sa parure presque dorée. Elle est belle, majestueuse. La foule se tourne et s’assoie, elle crie des oh et des ha, alors que déjà résonnent les premières fusées qui ne s’élèveront jamais au-delà d’un deuxième étage de la tour.
 


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Des musiques de cinéma s’élèvent. L’Amérique sonne haut et fort, dommage pour notre septième art, non ? Amélie et Piaf relèvent le défi de nos compositeurs, cependant.

Un homme prend son enfant sur ses épaules, mais la petite fille se lasse, trop long.

Le feu est à dominante blanche, le bouquet est sans couleur, un rien décevant, pas de ciel éclairé, Paris fête sa tour. 


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Les gens sont heureux, souriants, la foule s’étire sur des kilomètres dans un Paris festif qui a réussi un beau rassemblement  populaire, où la joie semble avoir été le maitre mot.

Elles mettront plus de deux heures à retrouver leur banlieue sud, calme et endormie. Elles ont passé une merveilleuse journée, sous le plus beau des signes, celui de l’amitié…

 

 
Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /Juil /2007 16:23
- Par isabelle - Publié dans : brèves de vie - Communauté : Les mots dans tous leurs états
mouillez vous !!! - les 15 sont encore tout humides ...

Chatouillis méningés

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Je ne peux pas dire

qui je serai demain.

Chaque jour est neuf

et chaque jour je renais.
Paul Auster

Un peu de Moi

En Musique ...

 

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Profil

  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
  • Femme
  • antony
  • cinema poesie philosophie lire écrire
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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