poèmes

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À l’aube de l’année
Je m’en vais glaner
Souhaits et résolutions
Désir de révolution

En ce monde
Qui ne tourne pas rond
Lançons une fronde
Le bon sens reconquérons

Un toit pour tous disaient ils
Perdant enfin obéissance et sang froid
Du pain pour chacun hurlaient ils
Ils écrivirent que c’était un droit

Il est bien loin ce temps là
Mais la misère est encore là
Un carton pour maison
Pour repas un quignon

Fatalitas diront certains
D’autres en parlerons avec dédain
Personne ne les verra plus
Ces ombres maudites des rues

Oubli pour solde de tout compte
Une pensée émue à chaque mort
Semblant humanitaire en ce triste conte
Qui se réécrit chaque hiver sans remord

Décidons de la misère la fin
Crions notre révolte contre la faim
Refusons d’en faire une fatalité
Remuons les consciences endormies
Dressons nous contre la calamité
Faute de le faire contre la tyrannie

Alors, demain les cartons disparaitront
Les hivers offrirons un foyer à tous
Les enfants, à leur faim, mangeront
Et nous parlerons d’égalité pour tous.

wissous, le 2 Janvier 2010
en un silence profond


Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /Jan /2010 22:41
- Par isabelle - Publié dans : poèmes - Communauté : Poésie française
mouillez vous !!! - les 7 sont encore tout humides ...
Ballade sous les ponts, les ponts de Paris

Soir d’été à l’aube d’un orage
Les tristes cieux arborent leur noirceur
Quai de Seine, suis à l’amarrage
Le bateau mouche part avec lenteur
Découvre de la ville les splendeurs
Le long des rives où les amoureux
Sous le morne ciel gris s’en vont  heureux.
En ce doux dimanche, ils partent   flâner
Sur les lourds pavés au passé glorieux
Sous les ponts de Paris vont  promener

Vient alors un amer déballage
Un de ceux qui bouleverse les cœurs
Aux yeux de tous git le décalage
Tous les oubliés sont là, crève cœur
La société les fuit avec rancœur
Ils sont là les tristement miséreux
Ils gisent délaissés et malheureux.
Vils déchets d’une société à damner
Sur les lourds  pavés au passé glorieux
Sous les ponts de Paris vont promener.

En cet unique soir de passage
Paris offre ces merveilles et ses peurs
Etrange mélange et vil présage
D’une ville malade en son cœur
Amoureux et clochards font ce jour cœur
Ils se croisent d’un  regard ulcéreux.
Les uns amers, les autres bienheureux
Au bord de Seine, tous enracinés
Sur les lourds pavés au passé glorieux
Sous les ponts de Paris vont promener.

En cette soirée aux bien tristes cieux
La ville les regarde dans les yeux
Foules bigarrées, ce soir, enchainées
Sur les lourds  pavés au passé glorieux
Sous les ponts de Paris vont promener.

Juillet 2007
Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 11:20
- Par isabelle - Publié dans : poèmes - Communauté : Île des Poètes Immortelles
mouillez vous !!! - les 5 sont encore tout humides ...



Satie
Gymnopédies

La note se suspend
Par delà le temps
Le corps repu
Les sens émus
Bonheur absolu
A l'orée d’une nuit dissolue
S’il est un paradis
Qu’il soit dans les mots non dits
Des amants ébaudis
Qui goûtent étourdis
Aux démons interdits

Satie
Gymnopédies

Piano lent et douloureux
Aux accents langoureux
D’une nuit en suspend
Par delà le temps
Etreinte éternelle
Aux saveurs divines
Ebauche charnelle
D’une belle sanguine
Offrant au regard
Deux amants hagards

Satie
Gymnopédies

Toucher du doigt
Ce que le mot ne dit pas
Délicat émoi
D'un tendre mea culpa
La musique s’en va
L’oubli s’en vient
En somptueuse diva
L’amour advient

 L’amour et quelques mots,
Par delà la raison
Douce déraison
Au delà des sens
  Evidente quintessence
...
L'essence





Wissous , le 27 octobre 2009
Satie, les Gymnopédies


J.A. Watteau, Couple assis au sol, sanguine pierre noire craie blanche, vers 1716, NG Washington




Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 04:41
- Par isabelle - Publié dans : poèmes - Communauté : Poésie française
mouillez vous !!! - les 4 sont encore tout humides ...

Chatouillis méningés

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Je ne peux pas dire

qui je serai demain.

Chaque jour est neuf

et chaque jour je renais.
Paul Auster

Un peu de Moi

En Musique ...

 

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Profil

  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
  • Femme
  • antony
  • cinema poesie philosophie lire écrire
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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