Pensée du jour

 

Si les points de suspension pouvaient parler, ils pourraient en dire des choses et des choses !

 

Pierre Dac

Y’a du mou dans la corde à nœuds !

 

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ce n'est que moi

je grandis

  

Voici au travers des images et des mots un peu de mon univers.

 Toute petite, je baignais déjà .....

 

 Les derniers du moment :

 Livre : les histoires inédites du petit Nicolas

Film: les enfants du marais

 

Ballades :

 

Venise en Corbeil

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Chantal

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Isabelle

 Expo : René Lalique Au musée du Luxembourg

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à v'tre bon coeur

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jolie pagaille ..

Nudité corps et âme

      

Elles ont de tout temps inspiré les peintres.

 En recherchant leurs portraits, un détail m’apparaît. Si elles ont parfois des visages minces et osseux, dès qu’il s’agit de reproduire leurs hanches, elles sont toujours rondes et voluptueuses, la cuisse pleine, bien que le taille soit fine.

 

 

 

Quelques vers libres, ne soyez pas têtu

Remplacez tous les vous par des tu

Et partez ensuite dans l’impromptu

 

 

Pesez une grosse dose de tendresse

Rajoutez beaucoup de délicatesse

 En mélangeant énergiquement la hardiesse

 

Pour obtenir l’appareil : Douceur

 Etalez de beaux états d’âme en épaisseur

 Avec une petite pointe de libre penseur

 

Avec une lente attention

 Incorporez l’affection

 En fouettant la passion.

 

 

A l’aide d’un zeste d’odeur, rehaussez la saveur

Baisers, caresses et regards afin d’éviter la fadeur

Et vous obtiendrez du délectable bonheur.

 

 

Pas besoin de cuisson

Dégustez à l’unisson

Au son d’une douce chanson

 Février 2007

 

Mercredi 28 février 2007
par isabelle publié dans : poèmes
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Bon je sais, ce site n’est pas très drôle depuis quelques jours, mais bon ainsi va la vie, ainsi vont les pensées. Mon dernier article a encore réveillé des doutes.  En fait, ce sujet est tabou. Alors, j'explique: L’idée du suicide m’est venue parce que j’ai reçu un lien sur un forum en parlant. J’ai lu, par curiosité. Une femme écrivait que le suicide est impardonnable et cela m’a fait mal d’imaginer que certains de mes proches peuvent penser comme elle.

Je suis conscience après coup d’avoir commis la plus terrible des agressions qui soit: attenter à une vie, en l’instance la mienne. Certes, je l’ai regretté 30 secondes plus tard, mais cela restera toujours trente secondes trop tard. Je sais que cet acte était violent. J’ai conscience qu’il ne s’oubliera jamais. Mais moi je sais qu’il m’a permis d’appréhender « le fond » de la noirceur, de mettre un nom sur mon mal : MELANCOLIE. Cet état est à jamais synonyme de grave danger et je sais maintenant m’en protéger.

Mon plus gros souci actuellement  vient de « mes morts », des décès  qui ont jalonné ma vie. Ils sont peu nombreux, mais ils me hantent presque chaque nuit : Papy, Maman, Loïc et dans une moindre mesure tous les autres plus ou moins proches, y compris parmi mes souvenirs d’hôpital.  Dans mes rêves, ils sont tous vivants, ils vivent même en cohabitation avec les nouveaux arrivés, cohabitation bien sur absurde et improbable mais qui va jusqu’à me faire purement et simplement nier leur mort. Le plus souvent, je me réveille affreusement troublée. Il me faut quelques minutes pour reprendre pied.

J’entends souvent l’expression : « faire son deuil », je ne sais pas comment faire mon deuil, j’en suis incapable, je ne trouve pas le mode d’emploi qui me permettra d’accepter enfin. Il parait que tout est en moi. Je cherche vainement depuis presque trois ans.  Peut être est ce que l’écrire, le dire, m’aidera ? Quelqu’un m’a dit, il y a peu, que la mort pour une infirmière devient banale. La mort pour moi est bel et bien cette grande faucheuse qui prend des vies sans logique, de manière injuste, parfois cruelle.

Je crois qu’en fin de compte, elle me fait peur. A l’hôpital, en cardiologie, elle était une défaite après un rude combat. Il m’est arrivé une fois de devoir porter un nouveau né mort au bloc. A travers le drap blanc, je sentais la tête de l’enfant sur mon bras et peu à peu, j’ai senti physiquement la mort entrer en moi, dans mon bras. Ce fut un moment terrible. Depuis, je ne supporte pas de la croiser, je ne supporte pas plus : la violence qui la provoque, que celle qu’elle provoque dans mon esprit.

Désolée, pour toutes ces réflexions pas très joyeuses, mais écrire cela maintenant me permet d’y voir plus clair.

(Et pis, à ma décharge, pas de psy depuis 3 semaines, alors faut que ça sorte….. sourire).

Promis le prochain article sera beaucoup plus soft

Mardi 27 février 2007
par isabelle publié dans : sujets brulants
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Fin octobre 2004, après une lente et inexorable descente en enfer, mon horizon s’est soudain résumé à la noirceur, J’ai maladroitement appelé à l’aide, mais lorsqu’on est seule et habituée à tout porter, les autres ne comprennent pas. J’avais  vu un médecin, un mois plus tôt. Je prenais un traitement sous dosé qui s’avéra inutile. Un samedi soir,  tout me sembla insupportable à gérer. J’ai tranquillement déballé 2 boites d’anxiolytiques et  formé un gros tas de pilules bleues sur ma table. Je suis allée sur le net, j’ai croisé  une connaissance médecin  qui m’a calmée, qui m’a parlée d’un cocktail tout prêt qu’il gardait chez lui depuis longtemps. L’idée même que l’on puisse garder « la mort » bien rangée dans une armoire à portée de main m’a terriblement effrayée. J'ai rangé les pilules bleues à l'abri de ma noirceur, dans une boîte.  J’ai pleuré, beaucoup pleuré, commandé une pizza que j’ai à peine touchée, et ai pu dormir quelques heures. Le lendemain, j’étais à bout de force, épuisée, harcelée par une mélancolie dominante, envahissante. Mon ciel était noir, pas une parcelle de bleu aussi loin que le regard puisse porter. A la mi journée, J’étais couchée, l'esprit totalement envahi par la noirceur, la mélancolie.  Alors, soudain les pilules bleus sont revenues en mémoire.  Je me suis levée, j’ai pris la boite, sans réfléchir, j’ai mis les comprimés dans ma bouche et les ai avalés vite, incapable de raison. Je suis retournée dans mon lit. De suite, mon cœur a battu la chamade, très vite, trop vite, mon Dieu, qu’avais je fais ? Une lueur de conscience a envahi mon cœur, mon esprit, mon âme. Alors tout est allé vite, j’ai appelé ma meilleure amie pour lui dire. Elle a appelé les pompiers sans que je le sache. Je n’avais eu que son répondeur. Quand j’ai entendu le pimpon , j’ai su que ce jour là, c’est la vie qui allait triompher. J’ai su qu’il ne tenait qu’à moi de demander l’aide dont j’avais besoin. Je passe la suite, hôpital, psy en visite médico-légale, clinique, démarrage d’une thérapie.

Je me suis pliée à tout ce qui me fut proposé pour remonter la pente. J’ai senti très vite qu’un nouveau moi allait naitre. Et la grande leçon tirée de tout cela est de ne jamais plus céder du terrain  à la mélancolie, réagir dès que le ciel s’assombrit. Il est plus facile de lutter contre son ennemi quand on l’a pleinement identifié. Deux ans et demi plus tard, je gère tant bien que mal mes gris à l’âme, mon ciel est parfois un ciel de traine,  si orages il y a, ils sont encore violents et de plus en plus fugaces.

Mais, voilà, tout mon entourage a vécu ce geste comme une terrible agression. Ils ont eu affreusement peur. Et si je n’ai de cesse de les rassurer, rien n’y fait, le doute persiste : recommencera t’elle ? J’ai beau jurer, promettre, rien n’y fait, l’incertitude les habite tous. Certains me fuient impuissants, d’autres me surveillent comme le lait sur le feu. Et ce soir, je me pose cette question, ce geste restera il gravé à jamais dans les mémoires de tous ? Sera-t-il un jour dépouillé de son coté faussement irrémédiable ? De cette peur de la récidive ? Depuis ce jour, tout a été parfaitement clair dans ma tête, la vie est trop forte, intense, merveilleuse pour la perdre. Je voudrais ce soir, encore vous rassurer et surtout m’excuser de ce que je vous aie fait subir. J’ai appris avec le temps à crier « au secours » plus efficacement et bien moins dangereusement.  Je tiens à ma vie plus qu’à la prunelle de mes yeux… Chaque jour, je découvre sa préciositè parfois dans la joie, parfois dans la tristesse:  je vois, j'entends, je respire, je sens, j'appréhende, je marche, je mange,  j'ai un toit, de quoi puis je me plaindre ?

 

 

 

 

 

Lundi 26 février 2007
par isabelle publié dans : états d'âme
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