J’entre dans cette histoire

Un après midi au ciel noir

La femme au regard médusé

Me murmure, épuisée :

« Ce n’est pas vrai, n’est pas, ce n’est pas vrai ? »

Comment lui dire que son espoir est aussi vain que cette mort est vrai ?

Son corps tétanisé refuse la vérité

Son esprit confus nie la funèbre réalité

Elle arrache de son cou une croix

Signifiant, qu’à un Dieu cruel, elle ne croit.

Ce matin, il a emporté son enfant, son fils

Au mépris de la moindre justice.

Il avait 8 ans, la mort l’a pris dans sa funeste escapade

Alors que son jumeau encore avec quiétude gambade.

Les yeux,  de la mère épleurée

Roulent affolés, apeurés

Comment annoncer cette atrocité ?

Expliquer à un jumeau que l’autre s’en est allé.

 Cette femme, je  l’ai croisée, le temps d’une crise de tétanie. Je ne l’avais jamais vue, je ne l’ai jamais revue. J’étais infirmière, confrontée à l’impuissance des mots, ne pouvant offrir qu’un regard le plus serein possible, un geste rassurant et furtif. Qui pourrait prétendre à cet instant ne pas être inondée d’une empathie forte, devant une souffrance qui semblait si terriblement insoutenable, quasi irréelle tant elle était intense. ? Cette empathie fut la seule chose que je pouvais lui donner. Aujourd’hui, plus de quinze ans après, ma mémoire a oublié son visage, mais sa douleur et sa peine sont intactes quelque part tout au fond de mon cœur. Je ne suis pas certaine que l’on puisse sortir indemne de cette horreur, pourtant j’ai envie d’espérer que faute d’oublier, elle a surmonté. Ce jour là, j’ai croisé la mort sans la voir et ai détesté ce Dieu si peu miséricordieux. Et pourquoi ai-je cette étrange sensation que, elle, elle lui a pardonné ?

Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /Mai /2007 22:38
- Par isabelle - Publié dans : il était une fois - Communauté : L'écriture dans tous ses états
mouillez vous !!! - les 0 sont encore tout humides ...
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Chatouillis méningés

 

 

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qui je serai demain.

Chaque jour est neuf

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  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
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  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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