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Il est tard. Depuis quelques jours, j’ai encore diminué mon traitement (anti dépresseurs et anxiolytiques). Je me sens nerveuse, fébrile.

La sérénité si délicieuse que j’avais trouvée à Rodrigues semble s’être envolée. Les doutes m’assaillent à nouveau, ils sont pernicieux. Ils envahissent ma vie avec cette terrible intensité qui les caractérise.

Si humainement, ne pas douter, à notre époque me parait être une ineptie voire une hérésie, j’en viens parfois à regretter mes choix tranchés, mes prises de position quasi définitives, ma façon de classer un dossier à tout jamais, sans suite. Oui, ce soir je suis nostalgique de cette époque où mes états d’âme avaient ordre de se taire, où tout semblait sans doute artificiellement : calme, confortable.

Doit-on se forcer à aller vers les autres alors que l’on sait devoir se faire du mal ?

Doit on au nom de  l’amour accepter ce qui semble inacceptable ?

Doit-on privilégier la passion à la paix ?

Doit-on faire taire un ressenti par raison ?

Ce soir, la souffrance m’envahit à nouveau, mon cœur à mal et je lis les mots écrits à Rodrigues.

Une idée qui fait son chemin depuis quelque temps se précise de plus en plus.

Partir, partir loin, partir pour de bon, refaire ma vie sur des valeurs qui me parlent, oublier mensonges, agressivité, profit, activisme, quête matérielle et vivre, vivre dans la plénitude de la paix. Ne plus subir les affres de l’angoisse qui me mettent en chaos toujours avec tant de force.

Partir vers un monde meilleur, un monde avec lequel je serai en véritable adéquation, dont les valeurs me parlent.

Un monde où l’autre n’est pas un inconnu à dédaigner, un monde où le sourire, le geste amical, le bonjour a une valeur, une dimension humaine, un monde où l’égoïsme, l’égo centrisme ne sont pas des valeurs indestructibles.

Partir vers un ailleurs, un ailleurs où il fait bon vivre sans se casser la tête, un monde où comprendre l’autre est simple.

Je peux changer ma vie, pourquoi me refuser cette chance ?

 

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Dimanche 10 juin 2007 7 10 /06 /Juin /2007 23:23
- Par isabelle - Publié dans : états d'âme - Communauté : L'écriture dans tous ses états
mouillez vous !!! - les 3 sont encore tout humides ...
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  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
  • Femme
  • antony
  • cinema poesie philosophie lire écrire
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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