Partager l'article ! Brève de 14 juillet : Paris est inondé d’une foule bigarrée en ce jour de 14 juillet. En se promenant elles entenden ...
Paris est inondé d’une foule bigarrée en ce jour de 14 juillet. En se promenant elles entendent des langues exotiques que parfois elles sont bien incapables à reconnaitre : anglais, langues latines, allemand mais aussi japonais, chinois, indien, slave ( ?) …
Beaubourg, les halles offrent leurs boutiques à cette population hétéroclite, pèle mêle se côtoient des gadgets amusants en forme de vaches, de coccinelles, Betty boop, Kiki, quelques
uns un rien plus hardies en forme de zizi (digne de Pierre Perret).
La porte d’à coté, elles se plongent dans
des cartes postales en tous genres, artistiques, peintes, humoristiques, dessinées, des formes découpées, des citations pleines d’esprit. Elles
pourraient laisser flâner leurs doigts des heures sur ces présentoirs sans se lasser. Sur les murs trônent des reproductions, celles de Klimt retiennent leur attention tant les encadrements donne
encore plus de « brillant » aux succédanés de toile.
Au premier étage, elles boivent une boisson fraiche dans un cadre à l’ancienne. De grandes fenêtres ouvrent sur Beaubourg, jouant au conflit d’époques avec brio. Elles admirent au passage les objets qui parent une grande véranda aux plantes vertes.
Elles repartent désaltérées pour un moment dans la chaleur de la capitale qui reste un brin supportable grâce à ce petit vent qui vient effleurer leurs visages.
Des magasins de chaussures fleurissent sur les bas cotés des rues piétonnes, les vendeuses sont asiatiques, les patrons siègent derrière leurs caisses, donnant des ordres et encaissant. Les chaussures se vendent entre 5 et 15 euros, beaucoup sont en toile, toutes les échoppes vendent les mêmes. Elles sont comme des petites filles flairant le petit cadeau à s’offrir, elles regardent, essayent.
Dans les rues, des ribambelles de vélos tout neufs s’offrent au regard curieux de tous, ils seront inaugurés le lendemain. Elles saluent cette initiative écolo tout en se demandant si elles auront le courage d’affronter sur 2 roues la circulation parisienne si démente.
Le temps passe, le but de cette promenade est le concert du champ de mars et bien sur, le feu d’artifice.
Une petite salade, parisienne, évidemment fera office de repas dans une brasserie impersonnelle où le serveur joue les cerbères avec une clientèle forcée.
Elles reprennent leur voiture et entament un long périple pour se rapprocher de la tour Eiffel. Une heure et demie après, un peu colère (pour la conductrice), elle finissent par la laisser dans un endroit insolite, mais peu de chance que la police de Mr Delanoë fasse du zèle en matière de stationnement ce soir.
Elles marchent vers la terre promise de ce
soir de fête. Un dernier barrage de flics pour une fouille plus que succincte et le champ de mars noir de peuple est enfin en vue.
Polnareff est sur scène. Elles tentent une approche le temps d’une photo, trop loin !
Mieux vaut aller du coté de la tour. Les écrans géant, une sono puissante permette de voir et entendre les musiciens qui d’ici, ont à peine la taille d’une mouche.
Elles regardent les gens autour d’elles. Des anglaises ont étendue leur couverture sur l’herbe pour un pique nique improvisé. Deux hommes accompagnent
une vieille dame toute petite, ils chantent « poupée de son », « y a qu’un cheveu… ». Un couple danse en s’embrassant, heureux.
Un groupe de groupies lève les bras au ciel, et danse dans la lumière des spots puissants qui accompagnent la lente tombée de la nuit.
La tour impose sa structure métallique au soleil couchant et joue dans le contre jour des derniers rayons avant la nuit.
L’ambiance est bon enfant, jeunes et moins jeunes, d’horizons différents, reprennent de vieux refrains écrits parfois avant la naissance de certains, un air d’intemporalité délicieuse coule sur la pelouse du champ prestigieux.
La musique stoppe et la tour se met à scintiller par-dessus sa parure presque dorée. Elle est belle, majestueuse. La foule se tourne et s’assoie, elle crie des oh et des ha, alors que déjà
résonnent les premières fusées qui ne s’élèveront jamais au-delà d’un deuxième étage de la tour.
Des musiques de cinéma s’élèvent. L’Amérique sonne haut et fort, dommage pour notre septième art, non ? Amélie et Piaf relèvent le défi de nos compositeurs, cependant.
Un homme prend son enfant sur ses épaules, mais la petite fille se lasse, trop long.
Le feu est à dominante blanche, le bouquet
est sans couleur, un rien décevant, pas de ciel éclairé, Paris fête sa tour.
Les gens sont heureux, souriants, la foule s’étire sur des kilomètres dans un Paris festif qui a réussi un beau rassemblement populaire, où la joie semble avoir été le maitre mot.
Elles mettront plus de deux heures à retrouver leur banlieue sud, calme et endormie. Elles ont passé une merveilleuse journée, sous le plus beau des signes, celui de l’amitié…
Je ne peux pas dire
qui je serai demain.
Chaque jour est neuf
et chaque jour je renais.
Paul Auster
bien jolies photos que voici
bonne soirée à toi !
douce nuit relise
Bisous
Françoise
bisous
bises, bon mardi
françoise
Sympa le récit de ta journée du 14 juillet. Bon mardi.
merci de ton passage, moi je suis ravie chez toi!
Sympa ce reportage sur Paris; le 14 juillet est certainement l'occasion d'une grosse fête avec beaucoup de monde !
Bonne soiré
Alain