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Il s’en veut, le clown qui arbore ses couleurs vives et gais sur le parvis de notre dame. Oui, il s’en veut.

Ce matin, il s’est levé de triste humeur. Le pied gauche a touché le sol avant le droit.

Il  l’a à peine regardé, pourtant, elle était bien jolie dans son long tee shirt, ses cheveux faisaient de ravissants piquets autour de son visage souriant, il s’en souvient.

Seulement voilà, on a beau être clown, parfois pas envie de rire aux éclats.

Pour un motif futile, une de ces disputes ménagères éclata, il baissa obstinément les yeux alors qu’elle haussait gentiment la voix. Il devint sourd, sourd aux remontrances  qui pourtant si doucement furent  dites.  Il se ferma à elle.

Entêté, il ne la regarda pas, ne lui parla pas. Il sentait son regard posé sur lui, il percevait sa voix qui pleine de tendresse lui demandait de lui répondre, réclamant un cessez le feu sans reddition.

Au fond de lui son cœur lui hurlait de taire sa mauvaise humeur, mais son maudit pied gauche n’en démordait pas. Il campa donc sur ses positions et arbora fièrement le pire des mutismes, une indifférence muette.

Ho !  Il sentit  bien le moment où tout bascula, où furieuse, elle haussa le ton et exigea qu’il sorte de ce stupide silence. Mais il ne le fit pas, gloriole du mâle ? Allez savoir, même lui ne le sut pas.

Il s’enferma dans la salle de bain et entama une séance de maquillage. Le blanc en masque …

Elle était hors d’elle, ne pouvant admettre ce comportement qu’elle jugeait infantile.

Au moment où il allait mettre le rouge sur ses lèvres, venant du lointain, de derrière la porte, il entendit sans trop comprendre : « c’est fini cette fois ». La porte d’entrée claqua. Le rouge envahit sa joue droite débordant de ses lèvres.

 

Il est déjà quatre heures, il est assis sur un muret, son costume exulte, les couleurs se jouent du soleil.

Il tient à la main un téléphone, il tapote les touches maladroitement. Il lui a envoyé plusieurs messages, pas de réponse, le silence, le mutisme, l’indifférence.

Il est triste le clown, sous son maquillage souriant.

Un enfant s’approche, lui demande un jouet en ballons.

Il prend machinalement ses ballons longs et commence à en gonfler un. Son cœur est gros.

L’enfant le regarde avec un grand sourire, les yeux pétillant de bonheur.

Le clown croise son regard et soudain contre toute attente, enfin, en toute fin d’après midi, le clown sourit.

Est-ce le sourire de l’enfant, est ce la vibration d’un téléphone dans sa poche ? L’histoire ne le dit pas

 … …

 

 


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Mercredi 3 octobre 2007 3 03 /10 /Oct /2007 00:03
- Par isabelle - Publié dans : brèves de vie - Communauté : Rêvons si tu le veux bien ...
mouillez vous !!! - les 24 sont encore tout humides ...
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Chatouillis méningés

 

 

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  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
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  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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