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Le dimanche tant attendu arriva enfin. Je revêtis un des ces chemisiers blouse aux manches larges de couleur beige et rouge,  une jupe droite et longue assortie au chemisier.  Mes chaussures à petits talons en cuir bicolore furent frottées durant des heures afin de rendre hommage aux trottoirs londoniens. J’aurais aimé quelques plumes ça et là pour rivaliser avec les belles londoniennes mais cela n’aurait pas sié à mon âge.

Kathleen m’avait en secret prêté un petit chapeau cloche, bel héritage des années vingt, un sac  rouge lie de vin complétait ma tenue et j’étais fin prête à enfin découvrir cette ville que je survolai au pas de course depuis des mois.

 

Le soleil devait avoir écouté mes prières car il brillait de mille feux, ajoutant encore au caractère exceptionnel de cette journée.

Kathleen vint me chercher avec sa jaguar décapotable qui étincelait, les roues blanches et noires était munies de dizaines de rayons rutilants au soleil.

Kathleen était une de ces jeunes filles émancipées de l’aristocratie anglaise qui s’arrogeait une liberté que  la bourgeoisie française n’autorisait encore guère aux jeunes femmes.

 

Nous partîmes chapeaux au vent et dès ma premier inspiration, je goutais pour la première fois de ma vie à ce mets qui m’était jusqu’alors interdit : la liberté.

Je respirais telle une goulue ce vent frais qui frappais mon visage, rosissant mes joues si  pales.

 

Arrivées à Londres, Kathleen nous fit mener  cette journée tambour battant. Elle décida qu’il serait  toujours temps de découvrir les corbeaux de la tour de Londres, mais qu’aujourd’hui, le temps lui inspirait une promenade bien moins protocolaire.

Nous déjeunâmes dans un de ces endroits huppée de la capitale, nous fumes installées sur une terrasse d’où nous pouvions jouir du spectacle des passants. Je regardais  le moindre détail avec des yeux émerveillés

Cette foule bigarrée, du dimanche, à laquelle jusqu’alors je ne fus jamais mêlée, me faisais vivre  un rêve éveillé.

Les mets portaient des noms étranges et leurs saveurs étaient bien étonnantes à mon palais de française élevée dans la plus pure tradition gastronomique de mon pays.

Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /Nov /2007 14:32
- Par isabelle - Publié dans : il était une fois - Communauté : Rêvons si tu le veux bien ...
mouillez vous !!! - les 13 sont encore tout humides ...
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Chaque jour est neuf

et chaque jour je renais.
Paul Auster

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  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
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  • antony
  • cinema poesie philosophie lire écrire
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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