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Jeudi 20 décembre 2007

 

Je n’ai jamais éprouvé de remord, sans doute parce que je ne crois pas avoir fait des choses terribles, des choses dont j’ai à rougir aujourd’hui.

Mais depuis quelques jours, à ma grande stupeur, je découvre les regrets.

Moi, la fonceuse, certes déprimée, moi qui  aie toujours été de l’avant, voilà qu’aujourd’hui, je me retourne vers mon passé et le regarde avec regret. Pourtant, je le sais, il est définitivement derrière moi, mais pas pour autant dans l’oubli. J’apprends à 47 ans, la nostalgie, peut être est-ce un privilège de l’âge ?

Ce soir, je suis triste, les fêtes arrivent et me reviennent des flopées de souvenirs heureux, les arrivées dans le froid des uns et des autres venant vers la maison de famille, une sorte de ralliement que personne n’aurait raté pour rien au monde, le sapin que nous choisissions toujours trop grand et qu’il fallait couper d’au moins un mètre, la grande table décorée avec soin, le feu de cheminée., les enfants surexcités attendant le passage du père noël. N’y tenant plus, un des grands gardait les petits le temps de mettre tous les cadeaux au pied de l’arbre. Puis venait l’instant magique où petits et grands à la vue de l’arbre scintillant croyaient encore et en cœur au père noël. Les enfants regardaient médusés cet arbre garni de paquets. Le plus petit les yeux plein d’étoiles lisait les noms sur les paquets et commençait alors la distribution, les grands défaisaient patiemment leurs cadeaux alors que les petits déchiraient vigoureusement les leurs. Tout le monde souriait. Chacun guettait si l’autre était heureux.

Les enfants retrouvaient leur calme.

Sur la poutre de la grande cuisine pendait des petits canards blancs et rouges en bois, chacun d’entre portaient le nom d’un des membres de la famille.

Aujourd’hui certains sont partis, d’autres sont arrivés.

La tablée était gaie, bruyante, chacun racontant qui son histoire, qui son souvenir, qui sa blague.

Ce soir, mes larmes coulent et en ce jour de mes 47 ans, jamais cette famille ne m’a autant manquée. Moi la fille sans regret, je ressens un trou béant dans mon cœur.

Ecrire ces mots, c’est reconnaitre cette grande faiblesse, ce manque de cette famille qui avait tant d’importance.

J’apprends à vivre autrement, mais parfois on se retourne et voilà ce soir, c’est avec une grande nostalgie que les souvenirs reviennent.

Ils me manquent, vous me manquez …….

Depuis des jours, tout cela trotte dans ma tête et l’écrire, je l’espère exorcisera un peu ma peine et ses vilains regrets.


Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /Déc /2007 15:07
- Par isabelle - Publié dans : états d'âme - Communauté : Les mots dans tous leurs états
mouillez vous !!! - les 60 sont encore tout humides ...
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  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
  • Femme
  • antony
  • cinema poesie philosophie lire écrire
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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