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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 13:56




Il me faut écrire, écrire pour valider, écrire pour que les pensées ne s’envolent pas, écrire pour être sure, écrire pour laisser une trace.

Deux jours, deux jours qu’encore une fois, cette déprime me surprend.

Me voilà encore, à un instant « t » où ce qui n’était qu’un doute hier, devient aujourd’hui une réalité tangible.

Un instant où les pièces du puzzle reprennent place.

Un instant où le déclic a lieu.

Il est sans doute la résultante de pensées, d’un travail sur soi, d’interrogations, de séances chez le psy (lieu neutre où mentir même par omission serait se mentir à soi même.) et paroles dites ou écrites.

Il y a trois jours, puis deux jours, j’ai dit ce que je pensais, tout en  dictant mes mots, j’ai pris conscience qu’ils n’étaient pas une vue de l’esprit, mais bien des concepts, des faits, des réponses aux milliers de questions qui parfois me pénètrent, me titillent, m’interrogent, me surprennent, me font douter, me stimulent.

Cet instant unique où tout parait soudain limpide est un moment de bonheur unique que rien ne peut atteindre, la sérénité de la connaissance, exit l’errance du doute, tout est fluide, simple, reposant, paisible, serein.

Je sais que derrière vivent encore plus ou moins enfouis d’autres doutes, d’autres questions sans réponses, mais peu importe, j’ai franchi un pas, une étape sur le chemin initiatique qui conduit au mieux être.

Je me recentre, me recentre sur mes envies, mes désirs voire mes besoins, les voulant à cet instant, ma seule et unique priorité, MON bonheur, MON bien être, n’est ce pas l’important ?j’ai pu penser que me faire passer la première sur la liste de mes priorités , était de l’égoïsme pur, mais non, si je suis bien, je donne une bonne image de moi, je véhicule mon bien être et l’offre , comment dire, par capillarité aux autres.

Je m’aime, j’aime, on m’aime.

Je ne peux obliger personne à se poser des questions qui ne sont pas les siennes, je ne peux révéler à personne ses insuffisances afin qu’ils le comblent, les travaillent. Ce n’est pas mon rôle, ce n’est pas un but possible, cela épuise inutilement.

Mon seul but est de prendre conscience des miennes et de faire en sorte qu’elles s’amenuisent et disparaissent.

Je n’ai pas et jamais eu de souci quant à aborder la réalité.

 Je ne vis pas dans le faux fuyant et tant bien que mal : j’affronte. Dans la douleur ou en recul, plus ou moins sereinement, mais j’affronte.

J’ai appris cela depuis le plus jeune âge, c’est en moi, un reflexe de vie : un problème = une solution, une obligation, la trouver.

Depuis 4 ans, je bous par moment de la lenteur qu’il y a à résorber ses doutes, ses travers, ses reflexes parfois inutiles (comme la colère, la jalousie) dans mon impatience innée, indomptable.

Pourtant, que de chemin parcouru, si tout semble pareil, si tout semble figé, dans mon esprit, tout bouge, tout évolue, tout reprend une nouvelle place, dans un contexte plus propice à une saine réflexion.

Dans ces moments de grande lucidité, une lucidité calme, apaisée, je prends conscience que je suis la seule et unique à alimenter mes doutes.  Je les confonds parfois avec la tolérance (je n’explique pas, je constate ce qui montre du doigt mes faiblesses, mes failles). La pensée n’est pas unique.

En même temps, mes fondamentaux, le rejet en bloc de la violence, le meurtre individuel ou collectif (la guerre), l’intégrisme sous toutes ses formes, l’intolérance poussée dans ces pires retranchements me heurtent  profondément, je dirais viscéralement. Et jamais au grand jamais, je ne vendrai mon âme au diable en matière de respect de l’humain, respect de la vie, cette vie précieuse qui est ma plus grande richesse.

Aujourd’hui, je pose mes valises, encore une fois, avec ce sentiment fort et apaisant d’avancer vers la limpidité, la paix.

Un petit détail amusant, j’ai failli appeler ma psy pour lui dire : tout va bien.


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Published by isabelle - dans états d'âme
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commentaires

fab 25/07/2008 08:34

tu as entièrement raison se connaitre soi même, s'aimer, se découvrir n'est pas un égoisme mais une neccessité pour aller sereinement vers les autres et aussi qq fois pour éviter de se blesser inutilement  à la bétise ou la méchanceté... :-)big bisous

jean-philippe 01/07/2008 19:08

bigre ! tu le dis si bien !! je te salue et te félicite pour ce texte emprunt d'une vérité que je n'aurais jamais (je l'avoue) osé écrire ! je te souhaite une douce semaine !PS : mon juke box t'attend !

isabelle 08/07/2008 18:06


ce n'est que MA vérité


Christian 29/06/2008 10:21

Bonjour Isabelle,Un petit coucou pour te saluer et te souhaiter un bon dimanche !Amitiés,Christian

Pierre 24/06/2008 20:40

Bien le bonsoir à toi qui administre un si beau blog

isabelle 08/07/2008 18:07


merci à vous


Lady Angel 22/06/2008 21:57

Ton récit me touche beaucoup.  il est difficile de lire les mots que tu écris tant ils ressemblent à ceux que je glisse encore souvent sur des pages griffonées quand "ça va mal". Je ne te connais pas, et pourtant je suis heureuse de lire cet espoir qui te tient et de voir combien tu mets d'énergie à te construire ou reconstruire malgré la difficulté parfois de le faire ! Quelle joie aussi quand comme tu le décris si bien on arrive enfin à franchir les étapes vers le mieux être. S'il suffisait de se mettre un coup de pied au c.. ce serait tellement simple ... lolJe me retrouve dans ton texteAmitiésLady :-)

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  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir
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