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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 01:40




Je suis un drôle d’animal

Je vis un truc incroyable, encore une fois, la dépression ou plutôt le travail sur moi-même qu’elle a engendré me conduise vers une prise de conscience dont je n’aurais pu soupçonner l’existence et la fulgurance, il y a, ne serait ce que quelques heures.

Après trente ans d’errance alimentaire, je rencontre un psy qui me met en miroir devant ce qui me parait la plus énorme CONNERIE DE MA VIE : le manque total de respect de mon corps.

Et ce que j’aimerais expliquer ici, c’est le processus de pensée qui me mène sur le bon chemin, vers une réconciliation avec moi-même.

 

Ce qui a déclenché ma prise de conscience n’est pas, un joli discours didactique ou compatissant, mais au contraire LA COLERE, la révolte est née d’un mot,  un mot violent,  guerrier  (à mon sens s’entend) : ENNEMI.

 

J’ai été confronté au manque d’écoute, à l’incompréhension, à la bêtise humaine et c’est ce manquement grave à ce que j’ai de plus précieux, c'est-à-dire mes valeurs intrinsèques en matière d’humanité qui m’a fait retrouver le « BON SENS ».

la solution est là, simple, limpide et exactement à l'inverse du discours de ce psy.
la solution est LA PAIX,L'QUILIBRE, LA RECONCILIATION . 


Je suis néophyte de manière quasi volontaire en matière de psychologie appliquée, Freud, Lacan et autres sommités faute de m’être étrangères,  ne sont cependant pas des intimes tronant sur ma table de chevet et le fait d‘entamer une thérapie, il y a 4 ans n’a rien changé à mon ignorance et je serai, à ma grande honte (tu parles ! charles !) bien incapable de vous dire qui est le mentor de ma psy et pour tout vous dire, je m’en fous, n’en déplaise  à l’intelligencia.

 

J’ai découvert de l’intérieur les psy lors d’un moment de grand désarroi, alors que atteinte d’une mélancolie indescriptible, j’en suis venue l’espace d’un instant à attenter à ma vie.

Ce jour là j’ai su qu’il me fallait appeler à l’ aide.

Cette aide, dés le départ, j’ai compris et je comprends encore et je suis persuadée que je peux aussi l’écrire au futur, oh bien sur très confusément et croyez moi c’est loin d’être clair et sans paradoxe,

J’ai compris donc, par une révélation étonnante, une arrivée immédiate des mots, des mots que j’ai subitement  et impérativement couchés sur papier, puis sur écran, j’ai compris que la seule et unique qui peut changer mon regard sur ma vie, la seule et unique qui est capable de m’aider en profondeur : C’EST MOI.

J’ai alors, à tort ou à raison, dans l’immédiat mon propos n’est pas de m’interroger la dessus, donné aux psy.  des  rôles précis.

Les voici aujourd’hui :

Le psychiatre prescrit en fonction de l’état général, sur du moyen terme. J’accepte sa prescription, tout en sachant qu’elle n’est pas une béquille indispensable à tout jamais et que par la perception de mon « humeur » au quotidien et à moyen terme, je suis acteur et non esclave de celle ci, je gère et dose, enlève ce qui me semble inutile et je rends compte .

La psychologue écoute. Parfois alors qu’elle intervient, je lui coupe la parole parce que oui, je le dis, à tort ou à raison, parfois je me fous royalement de ce qu’elle a à dire sur ce que je lui raconte.

Je me refuse de lui arroger le droit de détenir le « savoir » sur quelque chose qu’elle n’appréhende pas dans sa globalité, c'est-à-dire moi.

J’ai conscience que ce que j’écris là peut surprendre, interroger, choquer peut être, je rappelle encore une fois et je rejoins en cela mes propos antérieurs, que mes réflexions intimes et les propos qui en découlent, n’engagent que moi.

Et je crois que ma virginité en matière de psychanalyse trouve sa raison d’être dans cette approche, je ne désire pas être « polluée » par des idées toutes faites. Je préfère et de loin que mon cheminement intérieur au gré de déclics totalement aléatoires (mais le sont ils vraiment ?) me conduise vers telle ou telle école de psychologie de manière intuitive, en maintenant  le plus important totalement vivant : mon LIBRE ARBITRE.

 

Voilà, je rappelle à toute fins utiles, que LA VERITE n’est qu’un concept illusoire, qu’elle n’est jamais figée, l’histoire l’a prouvée et le prouve tous les jours.

 

Certains prendront cela pour de la masturbation intellectuelle, d’autres pour des élucubrations  de dépressive, d’autres encore verront en tout cela,  la résultante d’un de ces déclics libératoires, d’une frénétique découverte et de l’exaltation qui en découle (je m’inclus bien sur dans tous ces possibles certains, sourire malicieux)

 

Cependant, ces mots, ces réflexions m’amènent  à une exploration passionnante et me conduisent chaque jour un peu plus vers quelque chose que je méconnais  didactiquement parlant et qui pourtant me fascine depuis toujours, me donne le vertige : la philosophie, la capacité infinie de réflexion  de cet être complexe qu’est l’humain et qui m’apparait, et c’est là sans doute que je vais en faire bondir quelques uns, indissociable de l’émotionnel.

 

 

 

 

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Published by isabelle - dans états d'âme
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commentaires

Christian 20/10/2008 22:43

Bonsoir Isabelle,Un sujet sérieux et bien intéressant !Bises et bonne semaine,Christian

nina de ziopeppino 17/10/2008 19:52

J'aime beaucoup ce raisonnement. La mort se décide parfois à l'aube d'une naissance. Elle vient parfois autrement. La garce attend sagement qu'on vienne l'exciter. Sommes nous si fragiles pour nier ses faiblesses ?

ROSE 17/10/2008 17:57

Un petit coucou du vendredi sous un  grand soleil, On dirais des belles journées du printemps, Je ne t’oubli pas, Bonne fin de soirée, Et te dit a bientôt Bisou ………..Rose

jean--philippe 16/10/2008 19:17

une narration attractive ! le parcours de bien des humains !! ah ! ces fameux psys !! mon dieu !!! parfois ils vont mieux les éviter !! tu ne crois pas ?

siratus :0010: 16/10/2008 02:28

Enchantée d'entendre Muerte del Angel en arrivant, je ne m'attendait pas à lire tes cris de révolte et l'analyse passionnante de ce travail sur toi-même, Isabelle. Je suis très bien le cheminement de ta pensée. Tous les chemins mènent à Rome, dit-on  ;)...vers la sagesse ?Gros bisousPS J'ai découvert les belles photos de Gildas dans le Monde du dessous. Dès que j'ai un peu de temps, je tenterai d'y apporter ma contribution...

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  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir
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