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En une nuit de brouillard
En cette nuit de dense brouillard
Alors que flottaient des idées noires
Vous apparûtes tristes braillards
Au plus fort de votre morne gloire
En cette nuit aux sombres pensées
Vous envahîtes abruptement nos terres
Laissant nos esprits tristement dépecés
Et endeuillés de vos plus obscures guerres
En cette nuit où promenèrent les ombres
En ces temps troubles où violence fut au comble
Vous salîtes, profitant de la peine ombre
Nos tristes âmes de fond en comble.
En cette longue nuit maudite
Vous torturâtes nos profondeurs
Et pensant que la messe fut dite
Vous voulûtes bruler nos cœurs
Mais ô vous et vos funestes desseins
Vous oubliâtes, Du diable des saints
Qu’au-delà de la noire terreur
Qu’au-delà des terribles peurs
Renait le jour, grandit un nouveau matin
En une aube qui chasse le sanglant aiglefin
Novembre 2008
J’ai écrit ce poème comme une sorte de défi vu sur un blog :
les
parchemins de bigornette
Il s’agissait d’écrire un texte commençant par :
« En ce : matin, nuit, journée … le brouillard est dense.»
J’ai adoré écrire ce poème avec trop d’emphase, un passé simple improbable (dont je ne suis pas sure à 100%, l’école est loin), une noirceur presque gothique, un défi étonnant, oui si étonnant.
En cherchant une image pour l’illustrer, j’ai trouvé celle là et soudain en deux secondes
Mon poème avait trouvé son démon.
Ecrire sous la contrainte est pour moi quelque chose d’assez nouveau car mes mots glissent de l’esprit à la plume seuls, noirs ou colorés, inspirés (heu en toute modestie, s’entend) et se placent imparfaits en l’agencement qui leur plait.
L’arrivée de ces mots un jour de grande détresse reste un incroyable mystère, il y a maintenant plus de 4 ans, il m’importe peu de le percer, du moment que les mots habillent ma vie et tapissent mon âme.
Peut être est il « inconvenant » d’écrire cela, peut être est ce que cela démystifie la magie du mot rimé, pourtant, moi, j’ai envie de vous dire comment ces mots prennent vie, car ils sont, et chaque jour un peu plus, l’essence, la quintessence de ma vie,
Suis-je poète ou un affreux subterfuge ?
Je l’ignore …. Et vous en laisse juge.