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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 12:58




 


 En une nuit de brouillard

 

En cette nuit de dense brouillard

Alors que flottaient des idées noires

Vous apparûtes tristes braillards

Au plus fort de votre morne gloire

 

En cette nuit aux sombres pensées

Vous envahîtes abruptement  nos terres

Laissant nos esprits tristement dépecés

Et endeuillés  de vos plus obscures guerres

 

En cette nuit où promenèrent les ombres

En ces temps troubles où violence fut au comble

Vous salîtes, profitant de la peine ombre

Nos tristes âmes de fond en comble.

 

En cette longue nuit maudite

Vous torturâtes nos profondeurs

Et pensant que la messe fut dite

Vous voulûtes bruler nos cœurs

Mais ô vous et vos funestes desseins

Vous oubliâtes, Du diable des saints

Qu’au-delà de la noire terreur

Qu’au-delà des terribles peurs

Renait  le jour, grandit un nouveau matin

En une aube qui chasse le sanglant aiglefin



Novembre 2008

 

 

J’ai écrit ce poème comme une sorte de défi vu sur un blog :
les parchemins de bigornette

Il s’agissait d’écrire un texte commençant par :

« En ce : matin, nuit, journée … le brouillard est dense.»

J’ai adoré écrire ce poème avec trop d’emphase, un passé simple improbable (dont je ne suis pas sure à 100%, l’école est loin), une noirceur presque gothique, un défi étonnant, oui si étonnant.

 

En cherchant une image pour l’illustrer, j’ai trouvé celle là et soudain en deux secondes

Mon poème avait trouvé son démon.


Ecrire sous la contrainte est pour moi quelque chose d’assez nouveau  car mes mots glissent de l’esprit à la plume seuls, noirs ou colorés, inspirés (heu en toute modestie, s’entend) et se placent  imparfaits en l’agencement qui leur plait.


L’arrivée de ces mots un jour de grande détresse reste un incroyable mystère, il y a maintenant plus de 4 ans, il m’importe peu de le percer, du moment que les mots habillent ma vie et tapissent mon âme.


Peut être est il « inconvenant » d’écrire cela, peut être est ce que cela démystifie la magie du mot rimé, pourtant, moi, j’ai envie de vous dire comment ces mots prennent vie, car ils sont, et chaque jour un peu plus, l’essence, la quintessence de ma vie,


Suis-je poète ou un affreux subterfuge ?

 Je l’ignore …. Et vous en laisse juge.







 

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Published by isabelle - dans poèmes
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commentaires

Christine 13/04/2009 16:29

Bonjour !Je voulais laisser trace de ce plaisir éprouvé à voyager dans vos mots...écrire, c'est toujours un signe de nos pensées qu'il faut savoir écouter, retenir, retranscrire....J'ai aimé la belle énergie avec laquelle vous empoignez les mots.Je dépose votre blog dans mes favoris.Merci pour ce merveilleux partage !Christine

isabelle cassou 14/04/2009 17:59


C'est moi Christine qui vous remercie sincèrement d'avoir pris le temps d'explorer mon petit monde.Les mots sont arrivés dans ma vie avec une fulgurance étonnante et aujourd'hui je n'ai de cesse de
les conjuguer à tous les temps ...
Revenez les lire, dés que  envie vous en prend car il ne faut jamais oublier qu'ils ne vivent que dans le regard de celui qui les lit merci de leur donner vie...


amine maroc 23/11/2008 11:42

coucou.je vais vous répondre.vos poèmes dégagent une sensation poétique infaillible.je partage votre avis en affirmant que les mots ont une valeur .ils sont l'incarnation de notre quotidien , de nos joies ainsi que nos dépressions.je vous félicite.bonne continuation.

Charlie 11/11/2008 14:33

Tu vois l'emploi du passé augmente sa sonorité dans la colère....Ceci est juste mon avis, pour te dire que rien n'est subterfuge quand les mots sortent de nous, peu importe la forme, c'est le fond qui compte, ce qu'il y a à l'intérieur, ce qu'ils amènent de toi...Et moi c'est ça qui m'intéresse toujours...J'ai aimé cette nuit de brouillard...Merci IsaGros bisous

isabelle 14/11/2008 20:33



ce qui me chagrine c'est que malgré tout, malgré l'horreur, magré la monstrosité de cette nuit, certains y restent encore enfermées, et pourra t'on jamais non pas oublier mais croire que ces
temps sont à jamais révolus ?
merci à toi charlie et bisous



Libellule 10/11/2008 21:21

Merci pOur tes mOts Isa .. Et bravO pOur cet exercice par évident, que d'écrire "sOus la cOntrainte" .. Texte pOignant .. BisOus à tOi ..

isabelle 14/11/2008 21:56


merci libellule, rien ne sera jamais assez fort pour laver ces horreurs, las ....


florence 10/11/2008 18:10

Tu t'en tires avec brio Isabelle, et dans la vie il y aura toujours du noir et du blanc, bises

isabelle 14/11/2008 22:00


oui, il semble que cela soit une fatalité .....merci florence


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  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir
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Chaque jour est neuf

et chaque jour je renais.
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