Partager l'article ! Petit retour en arrière : mardi 7 octobre 2008: ...
Réveillée à 3h30, je re-sombre vers presque 7h, insomnie à mettre sur le compte de cette journée poil à gratter que je craignais tant.
Mes mots reviennent lors d’une nuit sans sommeil, la petite machine là haut mouline, mouline, s’y bouscule les : pourquoi, comment, les ressentis, les a priori, bref tout se qui étaye une prise de conscience car après tout :
« C’est la tête, docteur ! »
La journée est médicalisée : nutritionniste, ORL, endocrinologue, échos thyroïdienne, cardiaque, tout va bien, juste deux nodules sur la thyroïde.
Mon phone est HS, plus de petits mots doux à espérer, je n’ai plus l’heure, je cafouille dans les RDV.
Et je me surprends, moi la solitaire, à faire causette à mes compagnons d’infortune
Et oui, « elle est des no ooo tres, elle a trop mangé comme les au au tres … »
C’est acquis, je suis O, je suis des vôtres. Et j’me soigne !
Je déjeune au son des enfants qui piaillent dans le cours de l’école voisine, le soleil inonde la chambre alors que je mange seule devant le mur jaune pâle d’une clinique à maigrir.
En fait, je prends conscience que je suis, sur le plan alimentaire, une vraie opportuniste, je mange ce qu’il y a dans mon assiette, sans trop y accorder de l’importance, ce n’est ni une punition ou une restriction.
Chez moi j’achète et mange des cochonneries, ici je m’en passe, voilà.
L’après midi, la pompe à fric s’amorce, clinique privée oblige, présentation des « thermes », aquagym, appareils cardio ou muscu se paient, ainsi que les soins type balnéo.
C’est de bonne guerre.