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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 12:06

 

 

 

 

 

 

 

Réveillée vers 4h, impossible de retrouver le sommeil, cependant, je me lève assez pleine d’entrain.

Petit déjeuner : pain 60 gr, beurre 10 gr, thé, yaourt.

La nutritionniste fait un point sur mon bilan sanguin, rien de spécial, si ce n’est une glycémie légèrement élevée.

 

En fin de matinée, un brin fatiguée par mes courtes nuits, je me rends à une réunion informative en diététique, la faim au ventre.

Les informations formulées sont incroyablement basiques, les questions posées pas vraiment fut fut (ok c’est pas bien de l’écrire, mais zut, je le pense).

On a beau être des O, on n’est pas obligé de cumuler les mandats en jouant aux débiles.

J’ai eu la désagréable impression d’être de retour sur les bans de maternelle.

Question : y ai-je ma place ? Franchement je ne sais pas.

 

Je vois le rhumatologue qui m’annonce, ô joie, que je suis souple, alléluia !

Voilà un sacré scoop je suis grosse et souple, il semble presque étonné du miracle.

Il tâte les genoux, « oui, oui, je vois, inutile de faire une radio, je sais ce que je vais y voir »

« J’ai mal au dos » lui dis je, « oui, oui, je prescris quelques massages ».

Je ressors un peu agacée par les lieux communs,  me disant que la fameuse prise en charge globale et pluri disciplinaire de l’obésité, fer de lance de cette clinique à maigrir, est certes présente, et se contente d’un survol  complet mais somme toute assez superficiel de notre « intégralité ».

 

Première véritable approche du groupe :

Collation servie au salon d’hiver,  une vieille serre aux poutrelles métalliques, ce lieu a une « âme », il est désuet, d’un autre âge,  chargé d’histoires, ho pas la grande, non, juste toutes les petites qui ont pris naissance il y a fort longtemps.

La pièce est inondée de soleil, conviviale, spacieuse.

Il y a plus de femmes que d’hommes. Il règne un brouhaha constant, différentes langues et ethnies cohabitent sans souci, puisque nous sommes membres d’une autre minorité : les O.

Cette appartenance fuse de partout dans les conversations alentour : il n’est question que de nourriture, de  « gens comme nous… ».

 

Je me pose, alors, une question, pourquoi n’ai-je pas ce sentiment d’appartenance à une minorité qu’elle soit joyeuse, fataliste et « bonne vivante » ou en réelle souffrance ?

 

Tout le monde repart « rassasié » d’un thé et d’un fromage blanc à 0% sans édulcorant.

Le silence revient et avec l’envie irrépressible de coucher sur mon cahier ce ressenti de l’instant, consciente qu’il évoluera sans doute.

 

Deuxième cours de diététique

Une élève diététicienne, sans encadrement, nous informe sur l’étiquetage, en clair apprenons à lire !

La traçabilité nutritionnelle des produits est à mon humble avis plutôt claire si l’on reste vigilent et attentif.

Une dame entre deux âges réclame des marques à proscrire afin de les noter.

On nous demande si la banane est un fruit.

La date de péremption reste elle valable quand on congèle un produit ?

J’en passe et des meilleures !!!

Et là encore, j’ai la nette impression d’être condamnée à être une décérébrée de la bouffe sous prétexte de mon obésité.

Je ne suis pas certaine d’être venue ici pour entendre des inepties, voire de complètes incohérences entre les discours informatifs du matin et de l’après midi.

Qu’on se le dise : j’ai un cerveau.

A nouveau, cette désagréable impression que le discours est volontairement d’un niveau « maternel ». Est ce nécessaire ?

 

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

:0095: Maître Po, devin 03/12/2008 08:24

Je ne pense pas que cette débilité diffuse et ambiante soit le propre de ta clinique. Elle se retrouve plus ou moins partout, donc ici (ta clinique, pas ton blog ;-).

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  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir
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