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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 12:17






La journée commence par un léger cafouillage qui se rattrape bien vite.

J’assiste à mon premier cours de « renforcement musculaire », ça tire, ça tire, il y a bien longtemps que je n’ai pas dérouillé mon corps. Dire que j’éprouve du plaisir à le faire serait mentir, l’effort physique ne m’en procure aucun. J’ai eu gout au sport bien plus jeune. Je crois que le coté compétition m’amusait à l’époque. Depuis, la vie m’a fournie bien d’autres défis à relever.

Je suis ce qu’on appelle une sédentaire, j’ai exercé deux métiers physiquement assez éprouvants, assez pour casser mon dos un peu plus qu’il ne l’était déjà depuis mon plus jeune âge.

J’ai toujours eu l’habitude de porter des charges et peut être est-ce pour cela que je néglige de me délester d’un lourd sac à dos de 30 kilos.

Mais revenons au sport, les seuls que je pratique volontiers sont la plongée et la natation et là, bien sur, mon poids n’est pas un obstacle, dans l’eau, je retrouve ma légèreté.

Cette séance d’altères nous a fait travailler les bras et ô joie je suis entourée de personnes dynamiques, bougeant bien. Nous sommes « classés » par groupes selon nos aptitudes.

 

J’ai enfin internet et en profite pour mettre en ligne quelques articles et lire mes mails. Ça fait du bien de ne plus se sentir isolée, hors du monde et cette journée triste d’hier m’a vraiment donnée l’envie de me dégourdir les jambes.

 

Je commence mon après midi par un cours d’aquagym qui s’avère être assez redoutable, enfin j’en jugerai sur courbatures demain matin !

Nous sommes trop nombreux et bouger convenablement est difficile, mais à 10 euros le cours que demande le peuple ?

Il parait que ça s’arrangera demain. Sur ce, une heure passe assez agréablement puisque dans l’eau, impossible de patauger après, mais tant pis.

 

Je me rends dans l’après midi à un atelier d’expression corporelle et musicale. Sur une musique de relaxation, les yeux fermés, la psychologue qui anime le groupe nous demande de ressentir avec notre corps, visage, différentes émotions telles que joie, tristesse, angoisse, oppression, frustration, légèreté, bien être.

Nous sommes un groupe de onze, uniquement des femmes. Six d’entre nous se retrouvent totalement submergées par leurs émotions y compris certaines croisées la veille qui ne comprenaient pas la visite chez le psy.

S’ensuit l’explication par les mots corolaires des maux, en vrac sont évoqués sans pudeur mais sans réelle profondeur : le fait de trop donner, le fait de devoir être solide et fortes à tout prix, le fait de refuser l’émotion ou d’en avoir une perception tronquée, le regard des autres et assez peu en fin de compte la perception de son propre corps.

Chacune s’accorde à dire que la relaxation est une approche respectueuse de soi et importante.

Le discours est sensible, émouvant, assez sincère, très effleurant vu le contexte du groupe.

Pour le première fois depuis que je suis ici, si je n’adhère pas à tout, j’entends un discours cohérant, intelligent et intelligible.

 

Alors, qu’elle n’est pas ma surprise quand l’instant d’après alors que nous participons cette fois à un atelier diététique, je me retrouve à nouveau dans la cours de récré. Toutes ces femmes sensées redeviennent en une seconde des « enfants », comme si parler de nourriture leur faisait perdre tous leurs moyens.

Tout cela se fait dans la franche rigolade à coups de « ha », à coups de « ho », de « j’ai droit, je n’ai pas droit …. », jusque là tout va bien jusqu’à que fusent à nouveau les questions démentes.

Je vous en ferais un florilège.

Le cours porte  sur l’apéritif, alcool, caouétes  and co. Les élèves sont très indisciplinés et la « prof » bien jeune, inexpérimentée, a  quelques difficultés à tenir son public.

sur ce s'entendre dire qu'une poignée de cahouet et 3 tranches de saucisson plus un alcool est beaucoup plus calorique que des légumes verts en brochette et un coca light ...!


Cette journée est clairement bien remplie.

Alors que je pourrais continuer mes recherches sur internet dans la soirée, le wifi fait des siennes et me voilà condamnée à la TV.

 

 

 




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commentaires

Quichottine :0010: 05/12/2008 18:29

Alors je suis contente si c'est comme ça que tu le ressens, si les limites viennent de toi, elles ne peuvent pas te faire de mal.Je t'embrasse fort, Isabelle. Passe une bonne soirée.(ce soir, je vois qu'Internet fonctionne chez toi, c'est bien, tu ne passeras pas une soirée télé de plus... contrainte et forcée)

isabelle cassou 06/12/2008 20:13


internet c'est l'ouverture vers le monde du fond de ma chambre du bout du couloir
tu sais, quichottine, mes limites je n'ai de cesse de les repousser ... sourire


Quichottine :0010: 04/12/2008 23:28

Tu sais... tout se passe comme si chaque jour devait t'apporter un tout petit peu de ce que tu attends...et te refuser le reste.

isabelle cassou 05/12/2008 18:27


je ne vois pas cela comme ça, quichottine, elle ne me refuse pas le reste, c'est moi qui me limite, le reste viendra en son temps, non ?
la vie est ici et maintenant, à chaque seconde elle apporte plus ou moins, plus ou moins bien, mais elle est là pregnante;
c'est ce que je pense là ce soir à l'abri dans ma clinique, au calme, avec le recul, tout n'est pas toujours aussi clair et fluide, limpide et sage


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  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir
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