Clinique à maigrir : vendredi  12 décembre 2008

Après un gros coup de blues en milieu de semaine dernière, mélange de fatigue physique, de doutes, de manque de clarté de mes objectifs, les choses se remettent en place depuis jeudi, vendredi.

Les prises de conscience sont parfois plus difficiles qu’on ne l’aurait supposé.

Le temps passe et je recadre selon mon objectif soit appréhender la vie de manière différente, cessez enfin de laisser mon corps pour compte et quasi à l’abandon.

 

Je m’en veux presque d’avoir écrit mon dernier poème, car en vérité, je ne suis pas seule, les gens que j’aime et vous en faites partie vous qui lisez, puisque en lisant mes mots, vous entrez de mon univers, toutes les personnes merveilleuses que j’aime m’ont accompagnées chaque jour dans cette aventure.

 

Il y a quelques années alors qu’un jour d’égarement, je me suis fait violence, ma vie a pris une étonnante tournure.

Autour de moi s’est tissé un large filet de protection. Au début, quand j’ai pris conscience que les copines, la famille se refilaient des informations derrière mon dos, me surveillaient comme le lait sur le feu, ça m’a un peu agacée car rien de ce que je disais ou faisais n’aurait pu relâcher leur attentive vigilance.

Au fil du temps, leur présence fut si précieuse que je réalise aujourd’hui, loin d’eux, que cette protection bienveillante me manque.

Alors stupidement, j’ai écrit « je suis seule » et je m’en excuse auprès d’eux, non je ne suis pas seule, mes fées sont avec moi, elles veillent, m’appellent. Elles sont là pleines de pudeur, capable d’une abnégation que j’admire tant.

J’aimerais pouvoir un jour leur rendre au centuple tous les bienfaits qu’elles m’ont offerts depuis presque cinq ans.

Ici, je suis d’autant plus consciente de ma chance, car je croise des gens vraiment seuls et je réalise que ma solitude n’existe pas.

Merci à vous, tout ceux qui m’avaient aidée et m’aident encore les jours de cafard, quand le blues frappe à la porte.

Merci de vous être « battus » pour laver mon linge.

Merci  de l’avoir repassé alors que je ne le fais que rarement, parce que si cela m’importait peu de porter des fringues froissées, vous ça vous ennuyait de me savoir « mal mise ».

Merci  de vos petits ou grands passages quotidiens au téléphone.

Merci d’avoir tout fait pour me distraire lors de mes permissions sous la pluie.

Merci  de savoir m’écouter même au-delà des mots.

Merci surtout d’être là dans ma vie, simplement.

 

 

 

 

 


Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /Déc /2008 23:26
- Par isabelle cassou - Publié dans : amitié - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
mouillez vous !!! - les 11 sont encore tout humides ...
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Commentaires

Allons bon, j'allais mettre un commentaire sur Je suis seule, mais je vois Non, je ne suis pas seule. Alors, me dis-je (d'un ton autoritaire), soyons positifs. Et je me rends ici pour te mettre ce commentaire.

Mais ce n'est pas seulement une lueur (aveuglante) d'espoir, c'est un hommage émouvant. Alors, je te fais un petit coucou et avant de me retirer, lentement et sur la pointe des pieds, je dépose un modeste cadeau...

Commentaire n°1 posté par Maître Po, devin le 15/12/2008 à 23h57
Je suis volontaire,
Surtout "Solidaires"
Peut-être pas fée... quoique ?
Lutin, plus sûrement... bien que ...
Seule ? Toujours pas !
Je tu il, nous sommes là.

A bientôt.
Commentaire n°2 posté par syl le 16/12/2008 à 01h48
Désolé pour la propagande, mais ça rimait...et j'adhère.
Bise.
Commentaire n°3 posté par syl le 16/12/2008 à 01h51
Je n'ai pas lu ton dernier article vu que je sors à peine de ma pause bloguesque mais ce que tu écris là me touche...
Commentaire n°4 posté par perfecta le 16/12/2008 à 09h07

Je crois qu'il n'est pas facile de voir ceux qui nous entourent avec leur affection, leur tendresse, si sincère, lorsque pour une raison ou une autre le mental en a pris un coup.

Je crois qu'il faut un peu de temps pour comprendre que leur présence est celle qui compte vraiment et que l'absence ressentie était bien vaine.

Merci pour cette lettre si émouvante... (j'ai piqué son adjectif à Maître Po, mais c'était le seul qui puisse convenir)

Je suis contente d'avoir été près de toi, je ne te laisserai pas.

Je t'embrasse

Commentaire n°5 posté par Quichottine le 16/12/2008 à 12h41
Salut Isabelle,
Faut se dire que chaque jour supplémentaire là-dedans est à considérer comme une victoire. J'aimerais bien appliquer cette philosophie pour arrêter de fumer...
Amitiés
Commentaire n°6 posté par CA le 17/12/2008 à 04h20
c'est vrai dans des gros coup de cafard la solitude nous gagne et après on s'apercoit qu'il y a quand même des êtres autour de nous qui nous aime et nous aide heureusement  on est là aussi sourire !! je viens te souhaiter de très bonnes fêtes de fin d'année !!!! bisous phil 
Commentaire n°7 posté par le baladin le 17/12/2008 à 14h05
c'est vrai dans des gros coup de cafard la solitude nous gagne et après on s'apercoit qu'il y a quand même des êtres autour de nous qui nous aime et nous aide heureusement  on est là aussi sourire !! je viens te souhaiter de très bonnes fêtes de fin d'année !!!! bisous phil 
Commentaire n°8 posté par le baladin le 17/12/2008 à 14h07

Bonjour ou bonsoir,
Architecte comme toi et pour mieux se connaître, je t’invite à me découvrir, amicalement :
loic, qui suis-je ?

Commentaire n°9 posté par loic le 17/12/2008 à 18h47

Coucou isabelle, non on est pas seule, la solitude beaucoup la côtoie même moi, mais autour de nous il y a toujours quelqu'un pour te tendre la main, gros bisous je vais aller lire ton poème maintenant, ça fait plusieurs jours que je ne suis pas passée par ici, bisous et à très bientôt

Commentaire n°10 posté par revelise le 17/12/2008 à 21h10
Je ne sais que dire. Je ne sais qu' écrire ....
Tous les mots qui me viennent à l' esprit sont creux, plats, vides de sens.
Ils signifient d' autant moins que le temps a passé.
Que tu as surmonté des épreuves pour en découvrir d' autres.....
Je ne peux te dire qu' une chose : courage!
Mais, je sais, pour lire ton blog, que tu es une fille courageuse.
Bonne nuit Isabelle :)
Commentaire n°11 posté par Clo le 10/04/2009 à 21h50
Même si certains jours sont souvent difficiles, je n'ai aucun droit de me plaindre, j'ai un toit, de quoi manger, j'ai des amis merveilleux qui veillent sur moi et j'ai les mots, les mots qui m'aident à guérir mes maux, ceux d'une âme qui parfois se torture, alors aujourd'hui oui je vais mieux.
Merci à toi clo, qui a trouvé les mots, merci d'être là,je ne suis pas seule, et c'est une chance merveilleuse
Réponse de isabelle cassou le 14/04/2009 à 18h29

Chatouillis méningés

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Je ne peux pas dire

qui je serai demain.

Chaque jour est neuf

et chaque jour je renais.
Paul Auster

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  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
  • Femme
  • antony
  • cinema poesie philosophie lire écrire
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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