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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 09:43







Ces prochains jours, je publierai ce que j’ai écrit à la clinique, mais je veux me laisser encore un peu de recul pour des raisons familiales, afin de ne froisser personne autant que faire se peut. Et sans doute aussi parce que ce j’ai vécu fut très intense et je dois faire retomber cette sorte de frénésie de pensée qui épuise et qu’il serait dangereux de laisser perdurer au-delà du raisonnable.

Je vous raconterai cette enquête dans mon passé, cette quête de mon passé qui est nécessaire pour reconstruire ma vie d’aujourd’hui et espérer pacifier ma vie de demain.

 

A la suite de cette semaine mouvementée, pour la première fois depuis  quatre ans, j’ai émis le souhait de réaliser des projets d’avenir, des vrais, des impliquants.

Je suis certes malade. Mais j’ai la chance d’être financièrement à l’abri et d’avoir ce luxe de disposer de mon temps sur du moyen voir long terme.

 

Hier, j’ai vu passé un bus où était placardée une affiche pour l’expo de Yann Arthus Bertrand, au grand palais. Et je me suis dit qu’habitant près de paris, une des villes les plus belles et culturelles de cette planète, un projet simple et personnel peut être simplement de profiter de cette richesse pour me nourrir de ce que l’homme a fait de mieux, de ce qui est beau, émouvant, l’Art.

J’ai à ma portée des tonnes d’expos et je ne trouve pas le temps de m’y rendre. L’art est pour moi source d’émotions, celles de rentrer d’une certaine manière dans un autre univers, le support devient visuel et l’affaire se joue entre les yeux, le cerveau et le cœur.

 

Je suis à un passage de ma vie où je peux choisir son orientation avec une liberté  dont peu de gens dispose, j’écoute ce que me disent  mes proches  et j’ai moi aussi quelques idées.

 

Dans cette société, il n’est pas de bon ton de paraitre oisif et laisser le temps couler semble être pris par tous comme une source d’ennui.

Je ne m’ennuie que très rarement et sans doute bien moins que quand je travaillais et faisais le pied de grue rongée par l’angoisse d’attendre le client.

J’ai des amis délicieux, attentionnés avec qui je passe un temps où tout n’est que bonheur.

 

J’ai bossé comme une malade durant 25 ans, le pire fut sept jours sur sept, de quatre heures du matin jusqu’à vingt trois heures, alors que j’étais jeune adulte, menant de front  Rungis et l’infirmerie.

A part le confort immédiat de ne pas connaitre l’angoisse car je laissais cela aux personnes en ayant le temps, à part le confort de ne pas se poser de questions parce que bien trop la tête dans le guidon, j’en ai tiré quoi ?

La peur du temps libre au quotidien qui m’a conduite tout droit a une dépression bien cognée.

J’avais un coucou suisse dans la tête et étais obsédée par le souci de devoir être à l’heure.

 

Aujourd’hui, il est clair que ce travail sur moi-même est ma priorité, cette thérapie est ma planche de salut, j’entends la continuer avec le même esprit soit sans concession, avec cette spontanéité qui me caractérise.

 

En parallèle, j’ai mes mots, ceux qu’un jour, je sortirai d’ici afin de leur offrir une autre vie, celle faite d’encre et de papier.

C’est un projet vers lequel mes proches me poussent et qui je l’avoue me fait un peu peur, peur de l’échec, peur du jugement de l’autre, peur de leur manque de valeur.

J’ai déjà franchi un pas lorsque j’ai décidé de sortir ce lieu de l’anonymat en y associant mon nom.

 

Voilà, aujourd’hui, à neuf heures, alors que ma nuit fut courte et encore peu ensommeillée, j’écris devant ma fenêtre, je vois à l’horizon de la ville, le soleil se lever et j’ai l’envie que de ce manque de respect à ma vie, sorte quelque chose d’important, une renaissance …

 

Wissous, le 16 janvier 2009, au son du tic tac rassurant d’une horloge

 

 

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Published by isabelle cassou - dans états d'âme
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commentaires

Liza Peninon 28/03/2009 23:37

Merci de tout mon coeur, Isabelle, je suis très touchée de vous retrouver ainsi que vos mots . A un peu plus tard, pour vous écrire ...Liza

isabelle cassou 30/03/2009 17:50


Vous êtes toujours la bienvenue ici liza ...


Quichottine :0010: 28/03/2009 09:54

Sourire... Ces jours-ci, le ciel était bien gris... et le bleu était là ce matin. Comme quoi, il n'est jamais très loin.Je t'embrasse fort, Isabelle.

isabelle cassou 28/03/2009 15:36


Non en ces jours de printemps naissant, le soleil se cachie et revient adoucir nos coeurs et nos idées. Baigneuseusement tienne, bisous


Quichottine :0010: 15/02/2009 07:43

Regarder le ciel bleu... C'est tout à fait cela.Même lorsqu'il y a des nuages ou que le ciel est trop gris, trop bas... il faut alors regarder ce ciel qui est juste au-dessus des nuages, et qui est toujours bleu. Je suis certaine que tu peux le voir. Imagine-le quand tu ne le vois plus. Il est là.

isabelle cassou 28/03/2009 03:12


Le voila ce fameux commentaire, je n'y avais pas répondu, mais il est à jamais gravé dans ma mémoire merci d'abord su trouver les mots


Quichottine :0010: 22/01/2009 00:39

Optimisme borné ? Je ne sais... Mais j'aime penser à cet optimisme dont tu dis ne pas vouloir démordre.Tu as raison, il faut penser à ce qui est beau, ce qui est bien... et tu verras tout de suite du mieux autour de toi.Un petit coin de ciel bleu au dessus des nuages... c'est vrai, tu sais, ça marche !

isabelle cassou 14/02/2009 22:27


j'ai pris le RERil y a deux jours, je quittais mon amoureux, un toubib m'a dit de ne pas m'inquièter pour des nodules, et j'ai regardé le ciel et étonnement je ne voyais que tous les petits ilots
bleus si rares dans ce ciel nuageux d'hiver, et je me suis dit que c'est peut être là où réside le bonheur, regarder le bleu ...


Quichottine :0010: 21/01/2009 23:31

Pas "à quoi bon ?". Je suis certaine que tu peux y arriver, que tu as pris le bon chemin pour ce faire.Bisous pour toi. Merci pour ta réponse de ce soir.

isabelle cassou 22/01/2009 00:36


je ne voulais surtout pas que tu t'inquiètes, jesuis un drole de mélange de force et de faiblesse, et ce qui me sauve c'est cet optimisme un rien borné dont je ne veux pas démordre.


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