Une histoire

 

 

Ce soir, j’ai publié un poème, un poème qui s’est écrit un jour de doutes.

 

La vie est une histoire, les pages s’écrivent seconde après seconde, mots après mots.

Et bien que certains mots ne trouvent plus leur écho dans un esprit qui a grandi, vieilli, appris sans doute, ils restent les témoins d’un instant.

Les oublier pourraient être une solution, mais je ne pense pas que l’on puisse se construire en niant purement et simplement  ce que l’on a pensé, vécu, même juste l’espace d’un instant, un instant vide, comme suspendu, un instant si cruel qu’il fait commettre l’irréparable, l’atteinte à sa vie.

 

Alors, ce soir, je fais sortir mes mots de l’ombre, ne vous inquiétez  pas, je vais mieux.

Je peux les relire avec ce recul qui parfois est essentiel et vous les livrer tels quels, des mots qui disent des maux, des mots qui pourraient être les vôtres, des maux qui vous ressemblent et qui ont, pourtant,  cette stupide prétention de se croire uniques.
Et en les relisant ce soir, je comprends que je ne peux plus vous les livrer sans les revisiter, car ils ne peuvent pas être ainsi détachés de leur contexte.

Ne pas les édulcorer, ici, feraient du mal à certains et je ne le désire pas.

 

Cette histoire, un jour, j’aurais le courage de la livrer, entière, sans aucune censure, pour tenter de dire ce que les mots ne peuvent pas toujours traduire, l’histoire d’une mélancolie qui un jour, rencontra ma vie et la changea à tout jamais.

Ce n’est qu’une bien banale histoire, l’histoire d’une aventure incroyable, un voyage dans un lieu que j’ai longtemps délaissé : mon esprit.

L’histoire d’un cœur d’artichaut, bardé de défenses, qui devait être fort.

L’histoire d’une passionnée, d’une utopiste revendiquée qui se bat contre vents et marées et qui, cependant, se prétend humble face aux éléments.

L’histoire d’une « folle » qui est enfin authentique.

L’histoire d’une rebelle pourtant bien formatée.

L’histoire d’une femme qui refuse le fatalisme et qui ne veut pas croire que quoiqu’il arrive : « le loup mangera toujours l’agneau ».

L’histoire d’une femme qui admire la sagesse, et qui , pourtant continue à se battre contre les moulins à vents, persuadée que si, elle, qui a la liberté de pouvoir le faire, baisse les bras, alors qui osera les lever encore ?

L’histoire d’un cœur qui crie quand il est blessé, qui chante quand il est aimé.

L’histoire d’une vie, une toute petite vie à qui vous avez tous dit, il y a quelques jours, qu’elle était précieuse.

Une histoire vécue qui va vivre longtemps pour pouvoir vous la raconter, une histoire toute en mots, en émotions, en sentiments, en pensées, une histoire simple et si compliquée.

L’histoire d’une baigneuse qui rêve qu’un jour le temps se suspende, juste, là, à la sortie du bain, alors que tout n’est que bonheur et plénitude.

 

Wissous, le 22 janvier 2008

Dans le silence douillet de mon lit, sur mon portable, entourée des fleurs rouges de ma couette, en présence d’un nouvel ami dont je vous parlerai un jour, un ami tout doux, en peluche.

 


Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /Jan /2009 02:29
- Par isabelle cassou - Publié dans : états d'âme - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
mouillez vous !!! - les 14 sont encore tout humides ...
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Commentaires

Je viens de découvrir ton blog, il me plait tant que je t invite à visiter le mien, peut être pas très gai, mais très vrai...

Eric
Commentaire n°1 posté par marinsolitaire le 22/01/2009 à 05h29
il s'agit d'être en phase avec soi même, parfois il y a de la gaité parfois de la noirceur, c'est ainsi ...
Réponse de isabelle cassou le 14/02/2009 à 22h24
Les mots doivent être dits. L'important, c'est que tu puisses les relire sans t'en vouloir de les avoir écrits, sans les renier. Les accompagner des mots d'aujourd'hui, c'est une bonne solution pour que chacun sache à la fois qu'ils ont existé et que tu leur a donné du sens, le sens qu'il faut pour que tu sois bien aujourd'hui.

Tu as un amis en peluche ?

Moi aussi j'ai un doudou... un peu une mascotte. Je t'en parlerai.

Bisous et très bonne journée Isabelle.
Commentaire n°2 posté par Quichottine le 22/01/2009 à 12h31
vi, il s'aoppelle doudou un ours blanc très doux, mais chutttttt
je ne renie pas mes mots , j'ai du faire quelques coupes parce que hors contexte, ils pouraient blesser, mais ils sont le reflet de ma réalité, les censurer c'est museler ma vie
Réponse de isabelle cassou le 14/02/2009 à 22h10
courage, et ne néglige pas la parole quii libère
Bises
Commentaire n°3 posté par Mimisan le 22/01/2009 à 18h09
je ne pourrais pas, elle est parfois maitre de moi, les mots deviennent incontournables, merci et bisous
Réponse de isabelle cassou le 22/01/2009 à 21h53
Bonsoir isabelle, 
je viens de découvrir ton poème tout doux. Tendre. Oui, c'est bien de pouvoir faire sortir ces mots de soi, ces mots qui libère. Je viens de publier un petit témoignage à ce sujet.
Contente de te sentir apaisée. Bonne soirée. Rébecca 
Commentaire n°4 posté par Rébecca le 22/01/2009 à 18h46
merci à toirebecca, e viens faire un tour ...
Réponse de isabelle cassou le 22/01/2009 à 21h35
Une histoire comme d'autres ... terrestre car avec le requiem de mozart que j'adore !!
Commentaire n°5 posté par martial le 22/01/2009 à 22h43
comment ne pas l'adorer .... une histoire simple
Réponse de isabelle cassou le 14/02/2009 à 22h23
J'arrive des sommets enneigés, directement vers une fille couchée dans son lit douille tet qui parle à sa peluche. Une drolede transition, non???

Bonne journée.
Commentaire n°6 posté par loup-julien le 23/01/2009 à 12h23
sourire, ce sont les meilleures !!!!! merci
Réponse de isabelle cassou le 14/02/2009 à 22h16
Folle, rebelle, utopiste avec un coeur d'artichaut : Enfin de la sensibilité et de la vérité dans ce monde de brutes.
Bien à toi.
S.
Commentaire n°7 posté par syl le 23/01/2009 à 17h36
bin juste moi, quoi !
Réponse de isabelle cassou le 14/02/2009 à 22h12
bonsoir isabelle, un magnifique texte, toute une sensibilité à fleur de peau, bonne soirée bisous
Commentaire n°8 posté par revelise le 23/01/2009 à 18h21
las bien trop parfois .... sourire à toi
Réponse de isabelle cassou le 14/02/2009 à 22h12
C'est déjà bien de pouvoir mettre des mots sur papier pour apprendre à se connaitre sans jamais se mentir , car c'est ça qui est le plus important être honnête avec soi même ;)))

Bonne route Isabelle Bizs :*
Commentaire n°9 posté par Urban le 23/01/2009 à 20h04
je crois l'être, je suis parfois sévère, on ne m'a pas fait de cadeaux ces derniers temps, je ne m'en suis pas fait non plus ....
bizzzz urban
Réponse de isabelle cassou le 14/02/2009 à 22h11
les mots permettent de mettre à plat pour amorcer l'analyse.
les mots amènent d'autres mots qui prmettent ensuite d'aller mieux.

à bientôt
Commentaire n°10 posté par Bataillou le 23/01/2009 à 21h28
je les offre à ma reflexion depuis plus de quatre ans, ils hantent mon quotidien, libérateurs ou angoissants selon le moment ...
merci
Réponse de isabelle cassou le 14/02/2009 à 22h08
Le belle histoire d'une passionnée sensible, Mozart me l'a soufflé !
Commentaire n°11 posté par Gérard le 23/01/2009 à 22h29
il sait de quoi il parle ....
Réponse de isabelle cassou le 14/02/2009 à 22h07
Les mots sont souvent là pour permettre aux maux de s'effacer sans pour autant les oublier, c'est ce qui fait avancer. Je suis heureuse de retrouver les tiens ce soir...
Bisous à toi et à très bientôt j'espère, Syl
Commentaire n°12 posté par Sylviane le 26/01/2009 à 02h21
merci syl, ils s'éloignent parfois, mais jamais bien loin, le bonheur ou le chagrin les rappellent à l'ordre ...
Réponse de isabelle cassou le 14/02/2009 à 22h04
Comme suite à ta réponse... Ne musèle jamais ta vie. Elle est trop importante.
Commentaire n°13 posté par Quichottine le 15/02/2009 à 07h45
J'ai parfois des doutes mais en fin de compte  je crois que j'y crois
Réponse de isabelle cassou le 28/03/2009 à 03h11
nous avons les mots, c'est pour s'en servir. une fois dit souvent ils allègent nos maux.

à bientôt
Commentaire n°14 posté par bataillou le 15/02/2009 à 08h38
Ils sont sans doute ma plus belle planche de salut.je les aime et ils me le rendent bien
Réponse de isabelle cassou le 28/03/2009 à 03h04

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  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
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  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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