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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 18:48










L'inspiration ou interlude pour ma muse …

Je crois que, a contrario de ce qui se pratique à notre époque, a contrario d'un monde de plus en plus aseptisé, où les rapports humains se veulent maîtrisés, calculés ; J’ai au fond de moi un besoin irrépressible de « toucher » et d'être touchée.

Les êtres lisses, sans consistance, les gens chez qui je ne  sens pas cette fibre « humaine », voire humaniste, cette propension à l'émotion, ne m'attirent pas ou plus.

Il est vrai que j'ai la chance d'être pour l'instant débarrassée des rapports humains purement « professionnels ». Sur ce, en y réfléchissant, je ne crois pas avoir jamais oublié l'humain derrière les patients, le client, le fournisseur.

Depuis l'arrivée de la dépression dans ma vie, cette sensibilité, ce besoin parfois irrationnel d'émotions s'est affirmé de plus en plus.

À maintes reprises, j'ai essayé d'écrire sur « l'inspiration », cette naissance ou renaissance des mots qui vont et viennent tel un caprice dans un cerveau malade. En effet il y a quatre ans et demi j'ai réellement cru que ces mots étaient libérés par la maladie, j'ai cru qu'ils étaient la construction instinctive des maux, leurs conséquences.

J'ai peut-être eu tort. Voici une petite histoire pour étayer mes propos.

 

L'homme que j'aime est un homme pluriel qui a besoin pour vivre d'aimer et d'être aimé par plusieurs femmes. Je ne l'ai découvert qu'au fil du temps me trouvant confrontée à la terrible jalousie de l'une d'entre elles.

Je suis tombée  amoureuse de cet homme, sans trop savoir pourquoi, très vite, cet Amour est entré dans ma vie avec une fulgurance étonnante et quoi qu'il arrive je n'en sortirai pas indemne et croyez-moi en l'écrivant là, sur mon petit cahier, dans un café bondé entre steak tartare et pommes vapeur entre Coca zéro et café, dans le brouhaha incessant des conversations alentour, seule à ma table, penchée sur la feuille, j'en suis HEUREUSE.

Cet Amour de par sa nature compliquée, atypique a amené certes son lot de souffrance, pourtant je n'en conçois aucun regret car les moments de bonheur sont intenses, indescriptiblement uniques, m'emplissant totalement.

Alors que pour la énième fois, les doutes m'assaillent, alors que je ne suis plus très sûre que je doive accepter, pardonner ; alors que je prends conscience que l'anticonformisme en matière d'amour a ses limites, alors que telle qu'en moi-même je refuse de taire les vérités du moment ; alors que je lui avoue ne plus savoir si je suis encore amoureuse ; alors qu'il me rétorque avec ses «yeux de merlan frit »… ; alors que renaît encore cette sensualité épidermique qui est la nôtre ; alors que repue de plaisir, je l'écoute dormir, là, dans le lit blottie dans ses bras, dans le profond silence de la nuit :

Les MOTS arrivent, fluides, tels des évidences, délicieux, touchants, vibrants, émouvants,

Simplement et divinement INSPIRES.

 

Sensuel interlude

 

Alors que ton corps me livre sa servitude

Alors que n'existe aucune certitude

Je repars découvrir sans nulle habitude

Le pic sacré des plaisirs,  en désuétude

Je me ravis impudique dans l'étude

Des désirs atteints de belles turpitudes

Joueuse, sans respect de leur amplitude

Cherchant à les conduire sans vicissitudes

Sur les chemins de suaves béatitudes

Te laissant empli d'une émue hébétude

Je t'espère savourant ta plénitude,

Plein de l'accord de deux corps en complétude

Cœurs à jamais libres de toute inquiétude

Deux âmes amarrées dans l’infinitude.

 

À toi chère muse…

Au café, dans le brouhaha d'un déjeuner

Courbevoie, le 31 mars 2009.

 

Je n'ai aucune maîtrise, aucune prescience de ce phénomène hors normes, une chose est sûre :

Les muses existent, il y en a une dans ma vie…

 

 

 


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Published by isabelle cassou - dans poèmes
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commentaires

Désherbant 08/04/2009 11:19

Très beau et très émouvant texte, douce Isabelle.Un blog charmant plein d'élegance et de retenus.Belles aussi tes photos, comme sont belles tes pensées.Oui, décidement ta muse ... te gâte et te dorlote à foison !1000 biz à toi:0010:

isabelle cassou 08/04/2009 22:07


j'avoue l'aimer plus que de raison ... merci à toi


Clo 05/04/2009 21:23

Subjuguée par tant de beauté dans tes sentiments, par tant de pudeur cachée, par ton acceptation d' une situation difficile à accepter par beaucoup, subjuguée par ta grandeur d' ême, tout simplement ....

isabelle cassou 14/04/2009 18:57


je t' assure que mon âme n'est vraiment pas grande, j'ai même fait de vilaines choses certes par Amour, du genre lire des mails se qui ne m'étaient pas adressés, pas de quoi être fiére crois moi,
...
Et au final ces vilaines choses, c'est à moi qu'elles ont fait le plus de mal, alors n'est-il pas préférable de fermer les yeux, de ne pas céder aux conformismes habituels, mais tout simplement de
vivre pleinement ces merveilleux sentiments
Merci à toi et à bientôt


Milady B 04/04/2009 22:08

C'est beau. Merci à ta muse.Sans en connaître les tenants et les aboutissants, étant une habituée des amours atypiques comme tu dis, je ne puis que comprendre ce que j'arrive à saisir de tes propos. Amitiés.

corinne 02/04/2009 09:13

Merci de ton passage sur mon blogje te souhaite une belle journée

isabelle cassou 14/04/2009 17:43


De temps en temps j'essaie d'aller me promener un peu sur la toile bonne journée à toi Corinne et merci d'être passée


Sév 02/04/2009 01:23

C'est bô l'amour.                         

isabelle cassou 14/04/2009 17:45


oui, c'est beau


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  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir
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