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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 02:51




Le temps ne peut indéniablement pas passer vite, puisqu'il est, par essence et définition, immuable, passant à vitesse constante dont il est la mesure. Où est ce l'inverse ? Qu'importe d'ailleurs, puisque le temps reste figé à son rythme sans déroger de la plus petite unité. Et pourtant plus le temps passe, et plus il nous rattrape.
Le seul fait qu'il nous rapproche inexorablement de la fin, en fait notre ennemi le plus intime.
Et nous voilà plongés dans un monde qui nous confronte à ce qui peut nous apparaître le plus frustrant : l'INFINI.
Nous, êtres doués de pensée, qui appréhendons le temps bien plus avec nos tripes et nos corps inexorablement marqués par les affres du prénommé qu'avec nos pensées cartésiennes qui devraient alors accepter, leur totale impuissance face à cette constante pourtant si simple et incontournable. Dès que nous nous projetons dans un espace temps lointain en amont ou en aval de notre immédiateté, il nous faut bien admettre notre indicible brièveté et nous essayons  alors de devenir philosophes tentant désespérément de capter ce qui nous échappe à jamais.
Que faire alors ?
S'accrocher à une vérité à la fois vaine et vaniteuse, ne pas en démordre, avancer coûte que coûte pétris d'un savoir qui devient figé et par obligation, un jour ou l'autre, obsolète; le temps nous rattrapant et apportant son lot de constantes variables, imprévisibles, à inconnues multiples.
Ou, accepter de rester humble face à ce qui nous dépasse et permettre le développement et l'écoute de la part instinctive primitive et animale qui nous habite.
L'histoire nous prouve que, ni la pensée unique, ni le pur instinct, n'ont mené l'humanité vers ce que l'humain, entité unique à culture, à éducation, à milieux (…) variables, est en droit d'espérer, soit au minimum, une vie décente apportant nourriture, gîte, éducation.
Que dire de ces sociétés dites primitives, que nous avons au nom de notre « vérité », délogées au mieux,massacrées le plus souvent, évangélisées afin qu'elles adhèrent à une pensée unique. Qui peut décemment prétendre, aujourd'hui, que chaque membre de ces sociétés n'était pas « heureux » ?

S'il faut un but à notre existence, quel est-il ?
Ne passe t'on pas notre temps à la vaine recherche de ce qui, décidément, ne nous comble pas ?
La vie devient alors une course effrénée vers un demain espéré et pourtant hypothétique qui nous fait oublier l'essentiel : le présent.
Étrange paradoxe, qui fait que mépriser l'avenir, le rend incertain, voire sombre.

Humble vanité ou vaniteuse humilité nous permettrait sans doute de trouver notre place, nous maillon de l'évolution que nous aimons croire essentiel et qui nous maintient dans l'illusion de notre pseudo puissance.

Aujourd'hui, alors que cette terre semble s'épuiser, alors que l'homme a accumulé le savoir, alors que les disparités se creusent sans cesse, alors qu'un tiers de cette humanité meurt de faim, non pas par manque de richesse, mais de par sa stupide et aberrante répartition des biens, l'homme admettra-t-il n'être qu'un apprenti sorcier, un joueur éhonté, incapable de faire face aux responsabilités et aux conséquences de ses actes ?



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Published by isabelle cassou - dans chatouillis aux méninges
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commentaires

écureuil bleu 12/06/2010 22:02



Tu écris vraiment très bien et pose de bonnes questions ! Bonne soirée, Isabelle et bisous



Quichottine 22/06/2009 20:19

Tu écris là beaucoup de vérités...Je crois qu'il faut s'interroger, mais qu'il faut aussi espérer.J'espère encore garder longtemps ce rêve d'un jour où tout sera de nouveau "autre".Un jour où celui qui fait dira "c'est moi" et non pas "c'est la faute de"...Ce jour-là, toutira mieux.Je t'embrasse très fort.

Dany 19/06/2009 07:29

La dernière phrase résume bien ce que l 'homme est aujourd'hui, avide d'argent, et peu conscient des beautés qui l 'entoure...sans respact,,, bisousDany 

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  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir
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