Tant bien que mal

Il est cinq heures
Les mots s’égrènent
Alors qu'au loin
Paris s’éveille
Incohérence de la pensée
Consistance du verbe
Un cahier
Une plume
Une lumière
Qui éclaire la nuit
Dévoile la quintessence
Essence d’une vie
Je suis bien
Alors que je rêve
Je suis bien
  lors que le papillon vole
Je suis bien
Alors que j’apprends
Je suis bien
Quand je découvre
Je suis bien

Alors que je marche
Un pas devant l’autre
Dans la troupe
Y a pas d’jambes de bois
Je suis bien
Quand je suis dans ses bras
Voyage au firmament
Puis retour dans l’instant
Je me vautre au présent
Je suis bien
Quand le mot vient
Le verbe conjugue la vie
Sentiment du présent
Indicatif sensitif
subjonctif émotif
 
Et parfois
Elle revient
Sans tambour ni trompette
Chanter des sornettes
Elle se love insidieuse
Au creux de mon cœur
L’envahit, hideuse
Ombre mes pensées
Elle installe son nid
Vers le plexus solaire
Creuse en fossoyeuse
Le tombeau de la colère
Où prend sa source
Le mal  être
Je suis mal
Quand le doute revient
Va-et-vient incessant
Au rythme indécent
Envahissant l’instant
Abimant le présent
Je suis mal
Alors qu’elle déterre les peurs
Arrose les  frayeurs
Attise les terreurs
Je suis mal
État d’être
Sans raison d’être
 
Alors le mot vient
Libère le cœur
Aère l’esprit
Apaise la peur
Il glisse hors de moi
Au-delà du mal et du bien
Tant bien que mal
Il vient de bien loin
D’un inconscient ensommeillé
Qui débite un flot libérateur
Arrose le sentiment de pensées
La raison s’éveille
L’instinct se libère
Et part chercher
Au-delà du mal et du bien
Tant bien que mal
La paix.
 
Il est six heures
La nuit est noire
Je suis éveillée
Le vent souffle fort
Par la fenêtre ouverte
Mes yeux se ferment
Mon cœur arrête la chamade
Mes pensées cessent la parade
Je retourne me coucher
Après avoir couché le mot
Sur un cahier
A l’encre bleue
Je retourne vers ma couche
A l’abri, dans  l’obscurité
Je prends un large inspire
Et expire
Lentement
Profondément
Cette angoisse qui transpire
Au cœur de mon souffle
 s’en va délétère
Présence involontaire
 qui finit enfin par se taire
Au-delà du mal et du bien
Tant bien que mal

 
Wissous, le 3 septembre 2009
Au son du vent jouant
Avec des cimes  invisibles
A la lumière de la nuit…






Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 11:39
- Par isabelle cassou - Publié dans : poèmes - Communauté : Petit coin de ciel
mouillez vous !!! - les 5 sont encore tout humides ...
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  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
  • Femme
  • cinema poesie philosophie lire écrire
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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