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Le salon de la plongée comme initiation au voyage, ce fut une délicieuse journée où mes pieds se sont mis à rêver qu’ils rechaussaient enfin des palmes, où soudain les rayons du splendide soleil parisien venaient se refléter sur des lagons aux multiples nuances de bleu.
Croiser ici ceux que l’on a connu là bas fait partie du voyage.
J’ai déambulé entre gilets, détendeurs, voyagistes, club, appareils photo, plongeurs passionnés avec le même plaisir que la dernière fois, il y a trois ans.
Il convient de respecter son hôte, de caresser du regard ce que la nature offre de plus beau, de plus précieux.
Il convient de ne pas piétiner ce que des siècles ont construit.
Dans l' album photos intitulé : compil’ bleue, vous retrouverez une partie des protagonistes du voyage…..
J’ai retrouvé en l’espace de quelques secondes cet état d’esprit qui lie les plongeurs (à part quelques rares abrutis qui confirme la règle, souvent liés d’ailleurs à l’inconscience ou au contraire un peu trop bornés, bref …). C’est une sorte de grande fraternité qui partage des émotions, des sensations, des paysages hors du commun.
Dès que j’ai maîtrisé à peu près la technique, surtout l’équilibre dans l’eau, j’ai éprouvé le besoin de partager avec les plongeurs , certes, mais aussi et surtout avec tous les autres , ce monde sans frontière, ce monde féerique et pourtant si réel, si féroce parfois, mais toujours par nécessité.
Le dessous de l’océan est un ailleurs, un ailleurs où l’humilité, le calme, la sérénité, le respect des règles, du milieu sont le seul visa, le seul passeport.
En regardant les photos sur les stands, tout est revenu : les souvenirs, les images, les bruits, la mer, sa force, les gens, les yeux trop petits pour tout voir : la manta, les barracudas, les requins, les clowns, la murène, le napoléon (c’est mon amour secret !), les anges empereur jouant aux rapetous ,les platax regardant l’objectif tels des stars, le perroquet à bosse craintif, le vol de raies aigle, le bleu, les coraux, la forêt de laminaires, les gorgones, les cochets nageant en formation, les juvéniles, les nudibranches, le petit crabe caché dans son anémone, le homard aux pinces en avant, la pieuvre apprivoisée le temps d’un voyage dans le voyage …puis les demoiselles effrontées, les crevettes nettoyeuses, les rémoras suiveurs, les seiches aux nageoires ondulantes, des carangues ignobilis fantomatiques, des mérous faussement débonnaires et tant d’autres à jamais graver dans ma mémoire, souvenirs intacts encore empreints de splendeur, d’émotions, de beauté simplement offerte aux yeux du plongeur toléré l’espace d’un instant dans un monde qui n’est pas le sien.