Week-end oblige, aujourd’hui, nous partons voyager.

L’océan indien, Madagascar, vous suivez  ? Ok, vous continuez vers l’est et au beau milieu de l’océan : Maurice, et enfin à 650 km : Rodrigues.

Un petit aéroport tout neuf, un piste réservée aux petits porteurs, vous y êtes.

Un petit bus vient vous chercher, vous parcourez une petite heure et enfin pointe Cotton, le Cotton bay ( ici, tout est petit, à l'échelle humaine). 

Il vous a fallu des heures pour arriver, la chaleur est moite, exit le froid parisien, vous êtes fatigué mais  le p’tit cocktail de fruit à l’arrivée vous ravigote ainsi que les sourires accueillants .

 La soirée sera calme, 11 heures d’avion, c’est long !

Le lendemain, premier bonjour le p’tit déj et vite au club de plongée où cap’tain, Jacky et l’adorable Fifi vous attendent.

Départ dans un joli petit bateau de pêche, aujourd’hui nous allons à l’aquarium et bien sur faire un petit coucou aux fantomatiques carangues ignobilis.

Je saute dans l’eau harnachée du matériel habituel, l’espèce de crapaud se déplaçant avec difficulté dans l’air reprend un peu de légèreté dans l’eau.

L’eau est un rien trouble, peu de profondeur, 5 m environ. Je barbotte avec délice dans cette grande baignoire à ciel ouvert, l’eau est chaude et des demoiselles, clowns, trompettes, diodons et bien d’autres sont le plus souvent au rendez vous.

Puis nous traversons l’aquarium pour nous retrouver à l’entrée d’une sorte de siphon de lavabo : un courrant digne de ce nom nous porte, 5 à 13 m en ayant à peine le temps de dire ouf ! Parfois au passage une petite halte bien accrochés, pour admirer une murène javanaise d’un diamètre très très honorable, pas vraiment envie de mettre ses doigts prés de sa gueule aux dizaines de petites dents bien acérées. Mais la regarder bouche ouverte à attendre patiemment le casse croûte qui va passer, c’est formidable.

Nous  redescendons sur le fond sableux. Nous sommes en bas du siphon, la visibilité est moyenne pourtant en levant la tête, on devine une architecture haute, déchiquetée. L’ambiance est unique, dépaysement total. Ça a un côté fantasmagorique, on perçoit les formes, les roches, on sent le tumulte qui secoue la surface, l’océan bouillonne, se déchaîne.

Nous avançons encore un peu, nous cachant du mieux possible, se voulant discrets, nos yeux scrutent les alentours et là au milieu de cette eau si remuante : elles arrivent, elles sont comme des ombres chinoises, nous devinons leur grande taille (jusqu’à 1.70m), notre cœur bat un peu plus fort et nous avons tous le secret espoir en rampant, sans trop faire de bruit avec nos bulles de les admirer de plus près, nous les savons timides et sauvages.

Surtout  ne pas leur faire peur, en avançant très lentement, je peux tenter une photo, elle est floue, l’eau est vive, turpide, je suis accrochée en drapeau sur une roche, mais rien ne pourrait détourner mon attention de ces formes mystérieuses.

 Je crois que les approcher vraiment reste un mythe, un fantasme que l’on ne souhaite pas vraiment réaliser, ignobilis : le nom fait un peu frémir, le lieu est particulier, l’ambiance étrange, ôter tout mystère en les voyant de bien trop près enlèverai de la magie à cette plongée.

Nous repartons: la remontée se fera par un cordage à contre courrant. Certaines fois la promenade se prolonge et on peut alors visiter des grottes dans les quelles se tassent des milliers de glass fish, toujours dans ce paysage d’ombres, de contre jour. Cette plongée, je l’ai faite très souvent et aujourd’hui le seul fait de vous la raconter me fait rêver.

Bientôt, j’espère…..

Si vous êtes très sages, je vous en raconterai d’autres, sourire.

 

 

 

 Il sourit aussi, lol

 

 

 

Samedi 27 janvier 2007 6 27 /01 /2007 00:22
- Par isabelle - Publié dans : plongée sous marine - Communauté : le monde du dessous
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