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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 19:18

 

 

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En bonne française, il me  faut vous raconter, les petits déboires qui émaillent mon séjour.

Hier, à peine arrivée, j’ai du me rendre à plusieurs rendez-vous, courir un peu partout. Puis j’ai eu  rendez-vous avec la cardiologue.

Elle a pris à peine le temps de me demander de m’asseoir tant elle paraissait être dans l’urgence, me posant question sur question,  attendant à peine les réponses.

Elle s’est levée d’un bond me disant : « on se met torse nu et on s’allonge là bas … »

Et là, m’est revenu d’un coup un des albums des Bidochon : les Bidochon assujettis sociaux, où les médecins et les infirmières ne s’adressent à leurs patients qu’en employant la troisième personne du singulier. Cette  cardiologue, pire encore, me gratifie d’un pronom indéfini, qui, il faut bien le dire, ne rend pas l’auscultation excessivement conviviale. Je connaissais le travail à la chaîne chez Renault, voilà que le corps médical est atteint du syndrome du rendement.

S’il n’était question de ma santé, j’aurais sans doute trouvé cela amusant tant la caricature était flagrante.

Il s’avère après auscultation que mon cœur bat trop vite et je suis hyper tendue … rapport de cause à effet ?

Autre rdv pris pour cet après midi  …

Accueil tout aussi rapide, là, pas même le temps de m’assoir, hop torse nu et on s’allonge …

Elle me contorsionne dans tous les sens un bras en l’air, sur le coté  et commence son écho en me disant « tranquille, soyez confortable ! » tout en appuyant sans ménagement sur mon plexus, gestes brutaux, puis elle maugrée et me dit : « ça vous gène pas, ce cœur qui bat trop vite ? » : heu là encore : cause à effet ?

« Pas vraiment puisque c’est tout nouveau et inhabituel ». Je ne suis pas sure qu’elle m’ait crue.

Dans cette clinique, tous les patients se baladent avec une pochette contenant divers papiers. Je l’ai oubliée. Je me prends un sermon digne d’un enfant de 5 ans !

Je le lui rapporte immédiatement et alors que je lui tends,  elle me regarde et me dit : « oui, vous êtes ? C’est pourquoi ? «  

Alors là, moi, je dis, question humanisation des hôpitaux, y a pas, on est au top !

 

 

 


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Published by isabelle Cassou - dans regime.jour.apres.jour
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commentaires

Quichottine 09/12/2011 16:33


Je suis sidérée... C'est comme ça partout dans cette clinique ?

écureuil bleu 03/12/2011 13:38


Ton histoire, bien racontée, me rappelle les mammographies que j'ai passées. Je me suis sentie traitée comme du bétail... Bisous

Opium 30/11/2011 09:08


Tu as raison, c'est vraiment "du Bidochon" et, en live...


Mais, te connaissant un peu, je pense que ce brave médecin aura l'occasion de recevoir la monnaie de sa pièce...


Je t'imagine bien arrivant le matin, et avant de lui dire bonjour juste lui demander "Alors, Il va bien"...


Tu peux aussi lui offrir une ou deux page choisies des Bidochon, en lui précisant 'C'est pour qu'Il apprenne à vivre"...


Quand à moi, je pense qu'à partir du moment où il emploie le "ON", j'utiliserais la petite phrase de mon grand-père : "Je ne comprends pas, ON est un CON"...


ON te fait plein de Bises...

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