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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 05:20

J. +19 Bangkok le 28 mars 2011

Je quitte l’hôtel vers l’aéroport en fin de matinée, aujourd’hui, j’entame ma journée administrative…

Arrivée à l’aéroport, je me dirige vers le comptoir de la compagnie aérienne de mon vol de retour afin de régulariser mon billet.  Je deviens prudente et préfère m’y prendre à l’avance afin d’éviter les charmantes surprises de dernière minute.

Le guichet est censé être fermé mais l’hôtesse régulariser rapidement la situation et je repars en me disant : « ça c’est fait… ».

Prochaine étape, l’ambassade où j’ai rendez-vous à 14 : 00.

J’ai donc tout temps. Je reprends le sky train jusqu’au terminus. Arrivée là, à peine suis-je au bord du trottoir, qu’un pimpant touk touk me demande où je vais. Je lui dis que je souhaite me rendre près de l’hôtel mandarin oriental qui est un des plus luxueux hôtels au monde et je précise qu’en fait je me rends à l’ambassade de France. Le malin chauffeur, puisqu’il s’avérera qu’il est fort malin, me dit qu’il n’y a aucun problème qu’il connait très bien l’emplacement de l’ambassade française. Nous parlons prix, il est très raisonnable, donc pas de soucis nous voilà partis …

Il me met à l’aise en me demandant d’où je viens, en me citant quelques mots en français avec un sourire dithyrambique, me parle de Zidane et de son malheureux coup de tête …

Et de fil en aiguille, dont la conversation, sans en avoir l’air, il me dit que le gazoline est bien cher et que pour survivre, par les temps qui courent, pour qu’un bon touk touk vive à Bangkok, il lui faut  des sponsors. Il finit par ne plus y aller par quatre chemins, quoi que…, et me dit que si je m’arrête ne serait-ce que quelques minutes chez l’un d’eux, que j’achète ou non, on lui donne des bons d’essence.

À vrai dire, je ne suis guère pressée, il est plutôt amusant et ne semble pas vraiment malhonnête, il cherche juste un moyen vaguement détourné de faire des affaires ! il me dépose devant une grande bijouterie où je suis reçue avec tous les égards (dus à ma carte Visa), tout le personnel parle un français parfait. Je suis guidée vers un atelier où l’on passe rapidement. Puis, j’entre dans une énorme pièce contenant des dizaines de vitrines de bijoux. Une dame me suit pas à pas dans ce labyrinthe d’or à tous les carats (il en faut pour tous les budgets…), d’argent et de pierres précieuses toutes garanties thaïlandaises pur jus.

N’étant pas plus que ça intéressée, je me dirige ostensiblement vers la sortie et là, la dame me fait gentiment comprendre que si les bijoux ne m’intéressent pas, qu’à cela ne tienne, il y a aussi une grande boutique de petits souvenirs à 2 francs six sous auxquels  je ne saurais résister.

Je résiste cependant, et sort du sponsor sans même un petit paquet. Mon chauffeur ne se démonte pas et nous voilà repartis. Il essaie de me rejouer le coup pour un tailleur. Mais je lui rappelle que j’ai un rendez-vous important à l’ambassade et qu’il est maintenant temps de m’y conduire.

 

À vrai dire je suis un peu à l’avance. Je déjeune près de l’ambassade, délicieuses crevettes au curry et poivre vert…

À 14 :00 je me présente à l’entrée de l’ambassade. L’endroit est fermé et surveillé. Un garde me demande mon passeport que je n’ai pas et pour cause. Il n’insiste pas et me fait entrer dans  un bureau du consulat dédié au passeport.

Le jeune homme est très gentil et détendu. Je vais être confrontée à la merveilleuse administration française ce qui me fera dire un peu plus tard à ce monsieur que la notion de citoyen du monde n’est certes pas pour demain.

 Je lui donne la photocopie de ma carte d’identité, le certificat de perte en thaïlandais, lui explique rapidement les circonstances. Il établit dans un premier temps un certificat de perte en français qui ne sera utile à mon retour en France pour refaire le passeport.

Il me demande le numéro du passeport  que bien sûr j’ignore. il cherche dans son ordinateur, trouve plein de cassou, mais pas moi !

Peut-être un tout petit peu coquine, je lui dis : « donc je ne suis pas fichée… », il ne relève pas, sourit et décide que l’on va se passer du numéro du passeport. Il doit ensuite établir un certificat en langue anglaise pour l’immigration thaïlandaise afin qu’il n’y ait aucun doute sur la perte de ce passeport. Ensuite, il établit un document très très officiel qui a pour nom laissez-passer type A et qui me permettra de rentrer en France via n’importe quel pays du moment que je reste en zone internationale. Ce document coûte 900 baths soit un peu plus de 20 €, il n’est bien sûr valable que pour mon retour. Il est établi une quittance de règlement de droits de chancellerie, mais oui,  mais oui, on n’est pas là pour rigoler…

Il me fait remplir un papier qui est réclamé par l’immigration thaïlandaise  afin de régulariser le visa de 30 jours qui est systématiquement donné à l’entrée en Thaïlande. Enfin, il fait des photocopies de tous ces documents pour lui et pour moi. Je lui laisse mon numéro de téléphone en cas de souci.

Je lui demande si ce genre d’incident arrive souvent. Il me rassure, c’est très courant et arrive tous les jours. Tout à coup, je me sens moins stupide !!!

Histoire de plaisanter, je lui fais remarquer qu’il n’y a pas de portrait de notre cher et tendre président et il me répond que ce n’est pas une obligation dans le bureau du petit personnel, cet honneur étant réservé à ses supérieurs hiérarchiques.

Il me donne un joli papier avec l’adresse en français et en thai (pour le taxi) de l’immigration thaïlandaise à Bangkok. Elle s’avère d’ailleurs avoir été transférée il y a peu en dehors de la ville, dans une énorme cité administrative qui m’a vaguement rappelée celle d’Évry, les palmiers en plus peut-être…

L’architecture de l’immeuble est assez futuriste,  sans être pour autant très originale, l’intérieur est immense. Je suis très gentiment guidée vers le service d’immigration. Je rentre dans un bureau très spacieux. Au comptoir, un monsieur me demande les documents nécessaires.

Un grand panneau explicatif montre le parcours prévu à cet effet en précisant les temps d’attente.

Je prends un ticket avec mon numéro de passage et je rentre dans une autre pièce, sorte de hall de gare, emplie de chaises en son milieu et de bureaux numérotés tout autour.

Sont assises là, des dizaines et des dizaines de personnes, venant visiblement d’un peu partout dans le monde et pour des motifs divers concernant l’immigration.

Tout ça est fort bien organisé, le temps d’attente reste relativement raisonnable. Je passe dans un bureau, la dame redemande les mêmes documents, et constitue un dossier dont le laissez-passer type A est la pièce maîtresse. Elle me dit de garder mon ticket, je serai rappelée ultérieurement. En fait, le jeu consiste  à retrouver le numéro du visa qui m’a été délivré le jour de mon entrée en Thaïlande et qui se trouvait depuis agrafé dans mon passeport. Et au vu du nombre de personnes entrant chaque jour dans cet aéroport, le temps d’attente est loin d’être excessif.

Tout cela se fait fort civilement, dans le calme, de manière tout à fait rodée et je repars avec mon papier dûment tamponné.

Nous voilà donc en règle.

En voyant toutes ces personnes attendre, je ne peux m’empêcher de me dire que je suis aujourd’hui, de l’autre coté du guichet, celui des immigrés.

Et pour avoir été faire des démarches en France pour des étrangers, je sais à quel point, ce n’est pas simple. Si seulement, tous ces gens ici présents pouvaient s’en souvenir en rentrant chez eux !

 

Il est déjà assez tard quand je quitte l’immigration, un très gros centre commercial se trouve pas loin. Je m’y arrête un moment.

Le taxi qui n’y amène parle et comprend assez bien l’anglais. Nous discutons  durant la course des différences qu’il existe entre la France et la Thaïlande. Il me dit avoir vu des reportages sur la France montrant que l’économie était au ralenti comme ici.

 

Je crois que je n’ai jamais vu autant d’accessoires de téléphone qu’aujourd’hui ! je craque et m’achète une joli coque …

Toujours cette démesure asiatique qui finit par rendre le gadget nécessaire…

Je dîne de bonne heure respectant ainsi les coutumes locales.

 

Je rentre en taxi traditionnel à l’hôtel. Il se trouve à plus de 50 km de là. Cela me coûte à peine 10 €.

J’ai encore le souvenir d’un : Courbevoie – Wissous, soit 28 km, il y a trois ans, qui m’avait coûté plus de 50 €. Je m’en souviens encore tant la somme

m’était apparue exorbitante.

 

 

 

 

 

 

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Published by isabelle Cassou - dans cahier de voyage Rodrigues
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commentaires

Armide+Pistol 02/04/2011 01:52



La mésavnture du passeport réglée, tu dois maintenant respirer à plein poumons et tu vas pouvoir apprécier pleinement la suite de ton séjour.



Quichottine 01/04/2011 10:22



Finalement, ça s'arrange... Tu te rends compte ? Tu aurais pu rester là-bas...


 


Un taxi sponsorisé, je n'avais jamais vu ça !


Bises et bonne journée, Isabelle.



Njord 91 01/04/2011 07:18



J'aime lire tes articles. Ils donnent une impression de dépaysement jusqu'au moment où ......


tu compare Bangkok à Evry. 8000kms réduient à néant


Je plaisante, je les aime toujours !


A bientôt !



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  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir
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