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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 05:36

J +3

Je me lève tranquillement après avoir récupéré d’un long voyage.

Aujourd’hui, tour de l’ile, histoire de prendre la mesure du lieu.

Je l’ai déjà vaguement compris hier, l’endroit est rodé au tourisme de masse et dénaturé, de ce fait.

Les hôtels, restaurants pullulent, les prix y sont très attractifs.

Chaque village est envahi par des hordes de magasins de T-shirt et autres fantaisies pour touristes et il semble que cela fonctionne bien.

J’imagine assez bien la dame dire à ses copines en rentrant, vous vous rendez compte du prix, à peine tant de baths, soit heu …euros !!!!

Vous l’aurez compris, je passe au large, j’ai envie d’aller dans l’arrière pays, là où les vaches sont attachées par une corde, où les poules et les coqs se promènent sur les routes, où les femmes portent des légumes dans de grands paniers, où l’on peut se promener dans une nature encore intacte.

 

Alors, exit tom tom qui ne couvre pas tout et me voilà dans des chemins moins balisés, me disant que sur une ile, se perdre serait un comble.

Le matin, j’ai visité « big Bouddha », lieu touristico spirituel, où les marchands du temple ont élus domicile et le badeau visite avec autant de désinvolture les monuments et les boutiques.

Les couleurs sont vives, le lieu est sans doute assez récent.

En ressortant, je tombe sur un « fish spa », c'est-à-dire en petit bassin rempli de 30 cm d’eau où des petits poissons nettoyeurs viennent manger les peaux mortes de vos pieds – le tout pour la modique somme de 400 baths, soit  10 euros, et oui, ma p’tite dame ! – la sensation est amusante, un petit chatouillis agréable et surprenant. Une centaine de poissons viennent et se concentrent sur chaque pied. Ils sont très timides et s’enfuient des que l’on bouge au dessus du bassin. Le petit plus est la serviette glacée et parfumée offerte par un français à l’accent du sud très prononcé.

Sans en faire des généralités au bout de 2 jours de présence sur l’ile, je remarque que tous les magasins un peu plus chics sont tenus par des « européens ». Remarque qui, hélas, se vérifie dans beaucoup de pays.

Bref, après ce rafraichissement peu banal, je repars le pied léger vers de nouveaux horizons.

Le temps est assez gris, le ciel encombré de nuages, le soleil se joue d’eux en créant des clairs obscurs si favorables aux photos.

(vous les verrez en rentrant, les télécharger relève de l’exploit, d’ailleurs je n’ai toujours rien posté.)

Alors que je suis dans des coins un peu plus reculés, je m’arrête dans un temple plus serein, le lieu est ouvert et il est clairement écrit que les visiteurs y sont bienvenus. Je rentre et croise rapidement un moine habillé de la traditionnelle tenue orange, il est assez âgé et délicieusement souriant. Il m’invite à le rejoindre. Je retire mes chaussures et m’assoie à genoux face à lui. Il prend un bâton d’encens et le présente les mains jointes devant l’autel  en récitant sans bruit une prière. Puis, il me tend ce bâton et m’invite à faire de même, je ferme les yeux et tend mes mains en priant pour ceux que j’aime.

L’homme me demande de m’approcher un peu plus et pose autour de mon poignet un bracelet en fils de tous les couleurs. Il le lie et positionne sa main au dessus de la mienne et murmure encore une fois sans bruit quelques phrases.

Son regard est calme, serein, invitant l’autre à partager son existence méditative l’espace d’un instant.

Il me montre de la main, les offrandes afin que j’en dépose une sur l’autel et m’invite à nouveau à m’assoir face à lui.

La chaleur est écrasante et je ne suis pas prête à partager cette intimité spirituelle avec cet homme pourtant si doux et serein.

Cela ne se commande pas. Je retournerai peut être le voir dans un état d’esprit plus pur …propice à un partage, qui sait ?

Je fais un long tour des lieux où tout n’est que calme et alors que je m’apprête à partir, je salue mon hôte qui m’envoie un signe de main accompagné d’un très beau sourire. Il reste là au calme et je repars courir ….

 

Je fais de nombreuses poses au gré de mes envies. J’aime louer une voiture car elle me permet d’appréhender les lieux à mon rythme sans gêner qui que ce soit, toujours ce sacro saint besoin de liberté et d’indépendance.

Le 2 roues est sans doute très bien aussi, mais avec appareil photo et objectifs, et le peu d’habitude de ce genre d’engins …plus compliqué à gérer .

 

Le soir, je croise enfin le club de plongée, je réserve deux journées pour l’instant .

 

Retour à l’hôtel, douche, piscine, diner et un bon bouquin, suis vannée, je m’endors vite …

 

La suite au prochain épisode …

 

Lecture du jour : le magasin des suicides de Jean Teulé

 

 

 

 

 

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Published by isabelle Cassou - dans cahier de voyage Rodrigues
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commentaires

Armide+Pistol 18/03/2011 16:30



Il se trouve ans doute encore des coins préservés de la "mondialisation touristique", mais il s'agit de s'y engager après s'être informé en détails des tenants et aboutissants.


Je te souhaite de profiter pleinement de tes découvertes. 



madilys 17/03/2011 07:14



de belles explications...UN CARNET DE BORD.....bon séjour!!!!!!



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  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir
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Chatouillis méningés

 

 

 

 

 

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