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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 13:17

J. +4  samui le 13 mars 2011

Je commence cette journée par une attraction typiquement touristique, c’est-à-dire, l’aquarium, un zoo de tigres et un spectacle de sea lions .

En fait ce qui m’a amené là, c’est la possibilité de tenir dans ses bras un bébé tigre. J’avoue que l’idée me plaisait beaucoup.

En fin de compte, les tigres étaient enfermés dans de vilaines cages bétonnées, et les petits étaient de sortie…

Sur ce, un tigre de Bengale vu de près est excessivement impressionnant.

 

J’ai passé un très agréable moment dans l’aquarium. J’ai pu voir quelques spécimens locaux que je ne connaissais pas et que bien sûr j’ai hâte de croiser dans leur milieu naturel. Je regrette simplement qu’il y ait eu aucun nom à côté des aquariums.

J’ai pris quelques photos assez sympa qui, au vu de l’appareil que je vais descendre demain en conditions réelles, seront sans doute mes photos de poissons les plus réussies.

Visiter cet aquarium était un peu comme un tour de chauffe avant mes premières plongées. Cette visite a bien sûr ravivé une démangeaison très forte de mes palmes…

Je passe sur le spectacle d’otaries somme toute assez classique.

 

En sortant des attractions, il y avait là quelques grandes cages de type volières où se trouvait quelques superbes perroquets aux magnifiques couleurs vives, des loutres qui criaient très fort pour que l’on vienne  les regarder et les caresser, des écureuils un peu particuliers, deux gros singes et enfin un drôle de petit chapardeur qui se laissait approcher  sans souci. Alors que je m’approchais de la grille, histoire de jouer avec ce petit singe peu craintif, avant que je n’aie plus le temps de dire ouf, ils s’étaient emparés du cache de mon objectif dont il est immédiatement tombé amoureux.

S’en est suivie une demi-heure de jeu où le petit singe excessivement malin refusait obstinément de me rendre mon bien. Nous avons tout essayé y compris le tenter avec un autre objet, mais le coquin ne s’est jamais laissé berner. J’avoue avoir passé un délicieux moment à jouer avec ce petit animal peu farouche qui se laissait caresser et approcher sans aucune animosité. Des gardiens m’ont rendu mon cache objectif ce qui a mis le petit singe dans une colère noire. Rassurez-vous, elle fut vite oubliée et quelques minutes plus tard, il m’a pris la main et a commencé à scrupuleusement détacher les petites peaux mortes de mes doigts afin de les dévorer.

 

Je vous l’ai déjà plus ou moins expliqué, ici, pratiquement toute la côte est prise d’assaut par les hôtels. Je me demande même si l’île Maurice n’est pas battue au nombre d’hôtels au kilomètre carré, c’est assez impressionnant !

L’accès aux plages est public et bien que nous soyons dimanche, les plages restent relativement désertes et visiblement désertées par la population locale.

J’ai déjeuné sur l’une d’elles prenant quelques photos d’un joli camaïeu de bleu encadré par les cocotiers, de quelques voiles de wind surf et et de la balade dominicale d’une vache noire et de son propriétaire – ce qui donne des clichés totalement décalés où deux mondes l’espace d’un instant semblent se croiser peut-être sans se voir.

 

Je quitte les eaux féeriques et me retrouve sur une petite route incroyablement pentue qui grimpe à travers la montagne pour accéder à des chutes d’eau, à des points de vue superbes, et enfin tout en haut tout en haut, à un jardin qualifié de magique sortant clairement de l’ordinaire.

Le jardin descend à flanc de montagne dans une nature tropicale abondante, il est parsemé de statues d’animaux, de danseuses, de musiciens, de bouddhas et en même temps de constructions semble-t-il très récentes qui confère à l’ensemble un aspect étonnant.

La chaleur est étouffante, le vent ne parvient plus à rafraîchir l’air, les statues sont figées là pour l’éternité, se fondant dans le paysage.

Quelques orchidées sauvages poussent sur les arbres. Malgré la chaleur, l’endroit est délicieusement agréable et empreint d’un calme et d’une sérénité propice à la rêverie.

 

Au bout d’un moment je redescends vers la civilisation et m’arrête dans un temple. Quelques demoiselles japonaises prient avec ferveur les nombreux bouddhas.

Encore une fois le lieu est ouvert, on peut s’y promener librement.

Un moine me fait signe de m’approcher. Il me fait asseoir, cette fois, sur une chaise, il mouilla une sorte de bâtons à  lanières en bambou dans une eau parfumée de pétales de fleurs et secoue délicatement autour de ma tête le baton. Ce geste est censé porter bonheur.

Il met un bracelet rouge et blanc autour de mon poignet.

Il me montre la boîte à offrandes d’un signe de tête et alors que je vais y glisser un billet, il me le retire délicatement des mains afin de le glisser dans sa « manche ». je suis un peu étonnée par le geste mais n’en laisse rien paraître. Je le salue et m’en vais un tantinet dépitée.

La pratique n’était certes pas précisée dans les guides…

 

La fin d’après-midi arrive je rentre à l’hôtel encore fourbue, une douche, un bain dans la piscine, seule, et emplie d’images, de sensations, et en même temps, l’esprit calme, serein, reposé.

 

PS: j'ai changé d'ile depuis,la liaison internet semble très lente mais plus constante, je ne tente aucune photo, afin de ne pas encombrer le réseau wifi trop longtemps ... vous les verrez au retour ...

 

 

 

 

 

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Published by isabelle Cassou - dans cahier de voyage Rodrigues
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commentaires

Armide+Pistol 20/03/2011 02:45



J'ai hâte de pouvoir regarder les photos de tes rencontres animalières.


Je pense que tu vis une expérience qui changera ta vision de la vie.


Félicitation. Ce voyage est une excellente initiative.



Quichottine 19/03/2011 16:39



Siratus a les mêmes problèmes quand elle va aux Philippines... et moi, en France, j'étais dans un "bout du monde"où il n'y a pas de réseau pour la clé 3G...



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  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir
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