Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 14:16

Alors que je m’éveille et ouvre le rideau, le soleil semble avoir du mal à pointer son nez.

Je quitte l’hôtel très tranquillement, après avoir posté deux articles, profitant du fait que le Wifi fonctionne ce matin.

En fait je trouve assez amusant, de ne jamais savoir si la technique va suivre ou pas, comme si l’exigence que l’on peut avoir chez soi devenait soudain dérisoire lors que l’on est bien loin.

Je pars vers un temple que je n’ai pas encore visité. J’ai fait un petit crochet vers l’aéroport afin de régler quelques petits détails techniques à propos de la voiture et de son retour.

J’arrive dans  l’enceinte du temple. Le lieu est comme à chaque fois très ouvert. On peut tout à fait y entrer en voiture et la poser dans la cour.

Encore une fois, je remarque, cette ouverture permanente et simple d’un lieu de culte. Tout un chacun semble inviter à y entrer, à y communier, à y prier, Ou simplement à n’être qu’un visiteur dont la curiosité est tout à fait acceptée du moment qu’elle reste respectueuse.

Alors que je commence ma visite, le ciel s’est considérablement assombri et devient de plus en plus menaçant. Quelques gouttes commencent à tomber et progressivement s’ensuit un très long déluge, une  dense pluie de mousson qui va durer sans mollir plusieurs heures.

Je quitte le temple avant d’avoir fini ma visite.

Je repars sur les routes  qui se trouvent par endroits totalement inondées, l’eau monte bien au-dessus des pneus, ce qui est manifestement semble usuel et tout au plus rend le trafic un peu moins fluide !

 

Les scooters continuent à rouler malgré tout, la pluie continue à tomber de manière toujours aussi dense.

J’ai fini par me réfugier dans un petit centre commercial où l’électricité est coupée. Pour le déjeuner la dame me fait comprendre que ce sera : « duck and rice, wath’s all ! » , pas grave, il est excellent !

En ressortant la pluie a cessé, je retourne au temple finir ma visite écourtée.

Il est déjà relativement tard, quelques touristes sont encore présents, un moine ferme  les rideaux de fer du lieu d’information, un autre essaie tant bien que mal de faire passer un fil au-dessus d’un arbre fruitier et tente désespérément de trouver de l’aide afin d’y arriver et enfin un troisième patauge pieds nus dans une flaque d’eau une oreillette de  téléphone portable suspendue sur son habit orange.

Étrange mélange de tradition et de modernisme que ce moine papotant au téléphone et pataugeant dans les flaques d’eau !

 

Le lieu est très riche  en statues, en autels toujours ouverts et accessibles à tous.

Trois enfants jouent à l’entrée d’un temps sur le carrelage mouillé et s’en servent de patinoire, tout en gesticulant pour faire fuir les pigeons, je les regarde un moment rire à gorge déployée sans pour autant que qui que ce soit y voit une dépravation quelconque du lieu.

Et me reviennent en mémoire quelques souvenirs catholiques de mon enfance, pas de rire dans les églises, je n’en souviens très bien.

 

Je rentre tranquillement en flânant sur les routes de l’île, m’arrêtant de temps à autre, pour prendre quelques photos.

La nuit commence à descendre doucement, les étals s’éclairent le long de la route…

 

Lecture du jour : « les vierges et autres nouvelles » de Irène Némirovsky

Partager cet article

Repost 0
Published by isabelle Cassou - dans cahier de voyage Rodrigues
commenter cet article

commentaires

Armide+Pistol 21/03/2011 14:30



En voyage, nous goutons au luxe de nous laisser guider par les circonstances. Nous sommes disposés à accepter beaucoup de situations, comme autant de cadeaux.


Je suis souvent surprise par le paradoxe des coutumes dans les différents pays que j'ai visités (même aux Etats-Unis), sans remarquer les notres



Un Peu De Moi

  • : dépressive utopiste: isabelle
  • dépressive utopiste: isabelle
  • : une dépressive redécouvrant le monde semaine après semaine ...Une humaniste qui revit. écrire pour vivre, vivre pour écrire .
  • Contact

Profil

  • isabelle Cassou
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

 

 

 

 

bricabracBLEU13.png

 

Chatouillis méningés

 

 

 

 

 

  Je ne peux pas dire

qui je serai demain.

Chaque jour est neuf

et chaque jour je renais.
Paul Auster

Les Vintages

En Musique ...

je grandis