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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 12:44

J. +15 Koh Tao le 24 mars 2011

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un sujet un peu particulier.

Dans la vie, nous sommes parfois atteints de phobies, et dans ce cas arriver à reprendre le contrôle sur celle-ci, n’est pas un jeu d’enfant !

Personnellement, je suis littéralement hystérique alors que je vois une araignée dépassant le centimètre pattes incluses, je vous laisse imaginer ma réaction alors que je suis confronté à certains monstres habitant les régions tropicales.

Je dois confesser n’avoir jamais été en Afrique, étant susceptible d’y croiser mygales et autre tarentules, dont la seule évocation du nom me donne la chair de poule.

À part les deux spécimens rencontrés en forêt à Koh Samui, et une très jolie gentiment accrochée à son arbre près de la piscine ici, je n’ai fait aucune rencontre avec ces charmantes bestioles.

Mais voilà les choses se compliquent, toutes bestioles un peu trop foncées, avec un peu trop de pattes, sont considérées  comme suspectes. Je mettrais dans cette catégorie : cafards, blattes et autres charmants minois dont je me méfie comme de la peste.

 

Hier soir alors que je rentrais tranquillement dans ma chambre, regardant à chaque pas si une d’entre elles n’aurait pas la mauvaise idée de se trouver sur mon chemin, arrivant à ma porte, je vois une grosse bestiole avec des petites ailes transparentes accrochée à ma porte. Il y a au moins 10 portes dans ce couloir, il a fallu qu’elle choisisse la mienne.

Me voilà partie dans une grande discussion avec moi-même, comment faire fuir la chose sans prendre le risque qu’elle me touche ?

J’en vois quelques-uns qui, là maintenant alors qu’ils lisent, commence à bien se marrer !!

Prendre ma chaussure me dis-je ? Utiliser mon bouquin ? plus honteux mais très efficace aller chercher de l’aide ? Le choix est cornélien !

Prenant mon courage à deux mains, et n’écoutant que ma témérité, je tends, un rien tremblante, ma chaussure vers l’animal afin de le faire fuir, et fait immédiatement un bond en arrière afin d’éviter cette fuite, mais la bestiole l’entend d’une autre manière et refuse de quitter son perchoir. Me voilà introduisant la clé dans la porte et tentant de l’ouvrir en la secouant un peu, mais rien n’y fait elle s’accroche. Je retente avec la chaussure et là d’un coup,  elle s’envole provoquant chez moi un cri relevant plus de la trouille que de la victoire.

 

Je vous fais grâce, de tous les magnifiques cafards mesurant 3 cm que je croise dans l’escalier le matin en allant plonger.

Je me rends compte, cependant, que ma crainte semble s’amenuiser quelque peu, par rapport à il y a quelques années, puisque ce matin je me suis surprise à voir l’un d’entre eux les pattes en l’air et à me dire qu’il serait charitable de le remettre à l’endroit.

Vous vous imaginez bien, que je ne l’ai pas fait, mais je me trouve très courageuse d’en avoir l'idée. (lol)

 

Je dois également vous parler d’un petit camarade tropical qui lui est très amusant. C’est un petit lézard de couleur belge plus ou moins foncée qui se faufile un peu partout dans tous les pays tropicaux. J’ai encore une fois perdu son nom mais je le retrouverai sans doute. Il a cette caractéristique d’avoir un cri excessivement fort contenu de sa taille.

En Polynésie, j’avais entendu l’histoire d’une américaine qui, affolée, était sorti de sa chambre en disant : « there is a crocodile in my room ! ».

Ce matin alors que j’étais la première arrivée au club de plongée, je suis restée dans la pénombre un moment, et j’entendais tout près de moi des bruits incongrus qui, faute de m’avoir fait peur, sollicitent malgré tout l’imaginaire puisque j’ignore qui les pousse…

 

Ce soir, par contre, alors que à la nuit tombée je suis allée me baigner, mon corps totalement immergé, mon visage à moitié dans l’eau, me laissant bercer par la douce mélodie du vent dans les grands feuillages, des gouttes de pluie tombant dans la piscine, du grondement lointain du tonnerre, du bruit des vagues se déroulant sur la plage, j’entendis tout d’un coup un petit sifflement reconnaissable entre tous : bzzzzzzzzz, mais oui ! Mais oui ! Vous l’aurez tous reconnus, c’est el mosquito, lui-même, soit même, en personne qui, sans doute, n’ayant plus rien à bouffer dans les chambres pourtant climatisées, n’ayant plus de sang à sucer aux clients du restaurant, ayant épuisé le quota des plagistes, se dit que la moitié du visage dépassant là de l’eau semble bien appétissante.

Le moustique était déjà à la mode à Koh Samui, déjà peu ennuyé par la climatisation, mais fuyant comme la peste le cinq sur cinq spécial tropique, nouvelle formule,dont tout bon touriste qui se respecte, s’asperge  tous les soirs et qui, si vous aviez le malheur de l’inhaler, vous laisserez sans doute raid mort.

El mosquito de Koh Tao nous fait tous les soirs ses happy hours bien avant le coucher du soleil et se gausse tout sourire dehors du cinq sur cinq et du joli tortillon vert chinois qui put Et qui semble vous dire alors qu’il vous vide de votre sang : «  cause toujours la touriste, les insecticides nous empêcheront pas de bouffer ». il se pose en effet dans toute sa superbe dans la flaque de cinq sur cinq et se régale à qui mieux mieux…

 

Ne reste plus alors que la solution de se gratter, encore et toujours …

 

Un autre bruit incongru, sorte de corne de brume très grave, se fait entendre dès que la nuit tombe, j’arrive, celui-là, à le localiser, il provient d’un bassin situé à l’extérieur de l’hôtel et le bruit fort qui se reflète sur les murs de la réception provient d’une grenouille ou un crapaud d'assez petite taille me dit-on.

 

Dans le genre bestioles un peu plus sympathiques, quoi que, je suis passée tout à l’heure à côté d’un terrain couvert de petites cages d’environ 60, 70 cm de haut , rondes, en bambou, qui contenaient toutes des coqs, je présume que leur existence ne se résume pas à être des réveille-matin ! (pas de photos hélas, je n’avais pas mon appareil, le temps est un parfait exemple d’une mousson asiatique, je vous laisse deviner… Bref mon appareil n’étant pas amphibie… )

 

Un petit mot aussi sur une petite spécialité locale thaïlandaise, pratiquement toutes les maisons sont en quelque sorte décorée par des cages toujours en bambou contenant de très jolis oiseaux. Il n’est pas rare de voir ces cages se promener sur les routes en scooter recouverte de tissus souvent rouge, à leur taille. Ces oiseaux ont le plus souvent un joli timbre de voix…

 

 

 

 

 

 

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Published by isabelle Cassou - dans cahier de voyage Rodrigues
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commentaires

Cortisone 01/12/2011 15:13


C'est un plaisir de vous découvrir !

madilys 26/03/2011 11:51



c'est un plaisir de lire vos escapades!!!bonne suite.............



Armide+Pistol 26/03/2011 02:22



Voilà qui me rappelle les différentes rencontres qu'il m'a été données de faire lorsque j'abitais la Floride. J'ai même du faire face à un serpent à sonnettes...



douglas 25/03/2011 13:20



bon alors c'est clair que c'est un pays où la nature est hostile!!!!


je te plains bien d'être obligée de subir ces paysages merveilleux, ces plongées magnifiques, ces hôtels à tomber.


moi je te le dis : la vie n'est pas facile quand même.



Quichottine 25/03/2011 13:08



Bonjour Isabelle, navrée pour ce message que je te laisse en copié-coller...


Mes newsletters s'accumulant dans ma boîte à courriel, j'ai choisi d'utiliser pour une fois le copier-coller pour vous remercier de votre présence et de tout ce que vous faites pour moi...

Croyez bien que j'en suis désolée, parce que je n'aime pas du tout ce moyen de communiquer, mais je ne trouve pas d'autres solutions pour combler mon retard de lecture chez vous.

Bisous et bon week end.

(Dans la mesure du possible, j'essaierai de revenir sur ce billet lorsque j'aurai plus de temps.)



isabelle Cassou 25/03/2011 15:34



ne t'inquiète pas, keep cool, prends tout le temps qu'il faut .....bisous à toi l'amie



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