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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 19:54

 

 

 

 

 

 

 

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L’auteur est un suédois de 52 ans, il a commencé sa carrière comme journaliste.
Il  monte ensuite une entreprise en communication.

 

Elle a un grand succès et  passe de deux employés à 200 en très peu de temps.
Jonas Jonasson se sent, alors, vite dépassé par, et enfermé dans ce succès.


A 47 ans, il se décide enfin à devenir ce qu’il s’est toujours senti intrinsèquement être, c’est-à-dire écrivain.


A 18 ans déjà, il s’imaginait que sa vie tournerait autour de l’écriture ce qu’elle  fit tant qu’il fut journaliste.


Ce roman est son premier. D’un titre un peu farfelu, en suédois: «Centenaire qui passa par la fenêtre et disparut» tout aussi long qu’en français, Jonasson se sent obligé de donner à ce centenaire évadé de maison de retraite, un destin hors du commun, puisqu’après tout, ce titre, dit il, non sans malice, éveilla , de suite, sa propre curiosité. 



 

Vous raconter l’histoire, serait,quelque part, trahir ce livre.


Pas de conséquence à vous révéler que le vieux à 100 ans ,qu’il est actuellement en maison de retraite et que, sans hésitation, le jour de ses 100 ans: il décide de faire le mur…ou plutôt la fenêtre ...


S’en suit alors une sorte de road movie rempli de rebondissements ,de personnages rocambolesques, atypiques, attendrissants ou parfois beaucoup moins…


Et nous voilà baladés sur 500 pages, entre le passé d’un homme, expert en explosifs, à la vie mouvementée, et son présent, non moins abracadabrant, et, mais oui, également son avenir, celui d’un homme qui a des projets, des envies, des idées ...



Vous révéler cet homme, ou ses acolytes et complices de route qui vont l’accompagner tout au long d’un fait divers aux allures de triller, vous ôterait ce plaisir délicieux de lire sans savoir où l’on va, sans a priori assombrissant la découverte, vierge encore d’une histoire que l’on oubliera jamais.



Que vous dire d’autre ? Il y a: des meurtres, des quiproquo, la police, une enquête, un procureur. Il y a des hommes et des femmes qui se croisent à un moment où leur vie a besoin de basculer.



Et, il y a surtout une belle imagination liant les histoires entre elles et les rendant crédibles,
le tout avec un humour merveilleux qui vous surprend à sourire toutes dents dehors à certains passages. 


Humour suédois ? L’auteur l’ignorait avant de venir en France, se demandant si nous allions appréhender cet humour particulier. Qu'il n'ait aucun doute, on se l’approprie et s’y vautre avec délice, autant que l'on est en état de grâce tant l'optimisme prend le pas sur le "politiquement correct" de notre morale judéo chrétienne.
Ce livre, en période de crise, devient une sorte d'odyssée où un: tout est possible ,et où rien ne semble pouvoir arrêter la juste indignation du commun des mortels refusant l’ordre établi.
On se surprend, alors, à croire en la véracité d’histoires loufoques dont la probabilité d’exister est quasi égale à un zéro pointé ...

Je vous avais écrit une tirade, il y a quelque temps, sur la façon dont on «entre en lecture»
.  L’aventure qui nous lie, nous lecteurs, à un roman peut revêtir mille aspects, selon mille paramètres qui occupent nos vies à cet instant T.


Le premier étant un parallèle : temps /poids.  500 pages, à moins d’y consacrer  tout son temps, ne se lisent pas d’un seul trait.


Et si, rien n’étant impossible, on est fort tenté de dévorer goulument l’opuscule, on se retrouve, alors, , rapidement et douloureusement  partager entre l’envie d’aller encore un peu plus loin tant l’histoire captive et curiosité oblige ...et l’éventuelle frustration de ne plus pouvoir alors se repaitre sans retenue de cet univers singulier dans lequel on pressent le plaisir infini qu’on aura à le quitter, pour mieux y revenir. 



Sa fluidité tant dans la forme, le rythme et le fond font, qu’hélas, on y entre et en ressort, par la force du mot  «Fin» à regret, et bien trop vite .



 

 

J’ai, je l’avoue, maintenant, une hâte, lire le prochain qui pourrait s’intituler, selon l’auteur:

 

«l'analphabète qui savait compter»

 

 

 

 

 

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commentaires

voyance par mail gratuite 22/11/2016 12:12

Merci pour tous ces conseils, je vais essayer de les appliquer !

Opium 28/05/2013 11:37


Coucou,


Le hasard parfois nous transporte...


Je n'avais plus de nouvelles depuis longtemps, plus de message m'annonçant de nouveaux articles...
Je venais donc aux nouvelles...


Et, ce matin, le facteur est passé, et il m'a apporté en cadeau, de la part de mon fils, ce livre...
Je vais donc le lire pour venir te laisser un autre message...


Bises


 

Syl 14/05/2013 18:16


J'ai aussi lu ce livre, il m'a changé les idées quand j'en avais bien besoin. Très bon conseil. On attend le suivant. A bientôt.

écureuil bleu 05/04/2013 20:11


Bonsoir Isabelle. J'ai aussi adoré ce livre complètement loufoque, avec des personnages farfelus. J'ai aussi écrit  un article. Bisous

Bonheur du Jour 31/03/2013 09:18


On m'a beaucoup parlé, déjà, de ce livre. Il faudrait vraiment que je me décide à le lire. Je l'ai vu à la bibliothèque.

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  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir
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