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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 06:32

Chers fidèles lecteurs, vous qui venez si gentiment prendre la peine de perdre un peu de temps dans mon petit monde, vous devez penser que si l’image est bel et bien là, le mot se fait rare.
J’ai souvent écrit à propos de l’inspiration, à propos de cette frénésie qui, parfois, m’habitait au point de devoir coucher les mots sans plus attendre.
Elle ne m’a pas quittée, elle va et vient au gré de sa fantaisie, au gré de mes préoccupations, au gré, aussi, de l’actualité, des éléments extérieurs.
Au fil du temps qui passe, mon humeur n’est certes toujours pas constante, mais les amplitudes qui séparent les hauts des bas deviennent de plus en plus supportables, domptables.
 
J’ai évoqué, dans un des précédents articles, une reprise, à ma manière, d’une activité plus conforme, à ce que la société aime appeler la normalité.
Au fur et à mesure que s’installeront dans ma vie ces « nouveautés », là encore, au gré de mes émotions, je vous livrerai des rencontres étonnantes, salutaires, précieuses, enrichissantes et étonnamment variées.
Ce blog est, je crois, un assez fidèle reflet de ce que je suis, de qui je suis, et de cet éclectisme qui  me caractérise.
Il me semble vous l'avoir à maintes fois dit, si tant est que j’ai quelques habitudes, je refuse scrupuleusement à ce qu’elles s’inscrivent dans la routine.
 
Bref, tout ce baratin pour vous dire que le mot est toujours là et que rien ne saurait remplacer l’importance qu’il tient dans ma vie.
Aujourd’hui j’ai envie de remercier une amie de blog :
 
Quichottine

 
Grâce à elle, j’ai eu envie de laisser divaguer ma plume au gré d’une fantaisie que je vous livre :

tout démarre sur le fait que dans son monde, un lutin bleu et un lutin vert ont disparus ...
.




bon, je me dois de te mettre dans le secret quichottine, car je te sens très inquiète.
alors, voilà une partie de l'histoire.

je la tiens de deux droles de lutins blancs des villes, croisés dans les rues de paris.
il serait bien en l'état actuel des choses que je t'explique, dans les grandes lignes, le pourquoi et le comment de ces  lutins mutants dénués de couleur.
les lutins vivaient autrefois, il y a bien longtemps, dans la forêt, et arboraient alors de jolies couleurs toutes chaudes.
en ce temps là, il régnait dans le monde des lutins paix, harmonie et sérénité.
les couleurs se côtoyaient et se mélangeaient à loisir et il naissait chaque jour de nouvelles teintes aux parfums charmants d’un exotisme délicat et forestier.
les lutins avaient alors la faculté de changer de couleur et de tâche au gré des besoins de la communauté.
et ce bien joli camaïeu vivait à l’ombre d’arbres majestueux atteints par la grâce de cet arc en ciel « lutinesque ».

hélas, un jour, une bien étrange créature vint en ce monde idyllique, de l’extérieur les lutins crurent reconnaître une fée. ils en connaissaient quelques unes et les sachant sages et bonnes, ils ne se méfièrent pas. les lutins avaient alors la faculté unique de ne pas connaître le mal. c’était en cette foret et en cette époque, une notion sans raison d’être .

la fée, qui, tu l’as bien compris, n’en était pas une, fut diabolique; elle usa du stratagème le plus ignoble pour semer la discorde.
elle avait eu vent de le plus grande faiblesse des lutins de cette époque: la gourmandise. en effet, les lutins en ce temps là, se délectaient des champignons offerts par la mousse habillant le pied des arbres.
mais, la vilaine empoisonnât ce délicieux substrat et une terrible épidémie s’abattit sur la foret.
les lutins perdaient d’abords leur appétit, puis terrible horreur, de jour au lendemain ils devenaient fluorescents et hop tout blancs, qui, comme tout le monde le sait n’est pas une couleur au pays lutin.
les lutins comprirent assez vite, la source de ce mal décolorant et ils durent convenir que cette fée n’était guère gentille.
et afin d’éradiquer la maladie , les lutins blancs terriblement contagieux, décidèrent d’un commun accord afin que le monde ne perdit pas ses couleurs , de quitter la forêt à tout jamais et de devenir des lutins blancs des villes.
et c’est là, en cet instant, que le monde des lutins changeât à tout jamais.
eux qui depuis la nuit des temps vivaient ensemble et en harmonie durent se séparer les uns et des autres et une nouvelle règle naquit alors, chaque lutin aurait une couleur définie et chaque couleur une tâche bien précise.
il en était fini à tout jamais du lutin multicolore et multi tache, il en était fini de la belle naïveté innée qui habitait tout lutin en ces temps reculés.
les lutins avaient appris l’existence du mal et plus rien en cet univers ne fut plus tout à fait comme avant.

voilà, à peu prés, l’histoire.
hier, alors que je croisais innocemment le regard de ces deux lutins blancs des villes avec mon troisième oeil (sachant qu’avec les deux autres yeux, il est quasiment impossible de retenir l’attention d’un lutin, quelque soit sa couleur, d’ailleurs ...), j’y lus une lueur bien étrange, et la belle rangée de dents qu’ils arboraient fièrement l’un et l’autre me mit la puce à l’oreille.
en effet, le lutin blanc des villes est d’ordinaire assez méfiant et bien peu enclin à sourire aux humains qui plus est inconnus.
pour avoir, au gré de tes mots, et grâce à ton savoir unique en matière de lutins, appris beaucoup, je sus immédiatement qu’un événement majeur planait dans l’air.
les voyant ainsi goguenards, je me dis qu’il fallait à tout prix que je m’approche d’eux et qu’ils me content par le menu les nouvelles fraîches. je me fis un devoir, connaissant votre légitime inquiétude, de revêtir mon plus beau sourire du dimanche afin de ne pas les faire fuir.
à mon grand étonnement, ils ne se firent pas prier et j’avais du mal à suivre tant le flux continuel des paroles de l’un et de l’autre venait emplir mes oreilles en un joyeux brouhaha, qui, il me faut le confesser, prit un certain temps à trouver une traduction audible.
en deux mots, voilà, la nouvelle est d’importance, après une longue et pénible émigration en terra incognita pour cause de haute contagion, les lutins blancs des villes, avaient muté.
ils avaient enfin, après tant d’années d’errance trouvé leur raison d’être.
alors, me diras tu, quel rapport avec les disparitions des lutins bleus et verts ?
me voilà bien ennuyée, amie quichottine, car nous touchons là du doigt un des secrets les mieux gardés du royaume lutin.
pourras tu, dans l’immédiat, te contenter de croire en cette étrange histoire et être parfaitement rassurée si , sur les têtes des lutins blancs des villes, ils te jurent solennellement que nos petits amis vert et bleu se portent à merveille ?
je ne peux, en l’instance, pas te révéler le fond de l’histoire aujourd’hui sans rompre une promesse faites à mes amis des villes.
mais, le secret bien gardé sera bientôt rendu public et tu seras, ainsi que tous nos amis des lutins, immédiatement informée afin d’être totalement rassurée et pour étancher ta saine curiosité ...
à bientôt amie quichottine ...

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Published by isabelle - dans il était une fois
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commentaires

écureuil bleu 08/06/2010 22:42



Je suis revenue me délecter de cette belle histoire, en l'honneur des lutins de Quichottine. Bisous 



siratus 15/10/2009 21:11


Ah, la bonne "bouille" de tes lutins des villes, Isabelle !
A la poursuite du lutin bleu et du lutin vert de Quichottine... tu nous en apprends,  de belles histoires ! Les champignons sont coupables de bien des désordres  !
J'aime tous ces lutins qui trottent avec art chez les amis...
Gros bisous. Douce nuit


Dany 15/10/2009 19:11


C'est très beau ce conte Isabelle, écris avec vraiment une belle plume. bisous


écureuil bleu 14/10/2009 21:31


Quel joli conte ! Tu écris merveilleusement bien ! Bisous


Rébecca 14/10/2009 18:19


Hello, 
me voilà rassurée sur tes talents de "diseuse de mots" ! Moi, j'étais un peu inquiète pour moi-même car j'étais en panne, semblait-il. Et puis voilà, quelques mots sont revenus me rendre une
gentille visite... A découvrir...
Et je tenais encore à te féliciter pour ta jolie histoire. Très sympa, ce fil conducteur des lutins qui unis les blog : j'ai lu le début chez une autre amie de Quichottine, puis chez Quichottine
elle-même et maintenant chez toi. Tout à fait divertissant !
Bonne fin d'après-midi. A+++ 


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