dépressive utopiste: isabellehttp://www.baigneuseendevenir.com/2006-08-28T20:13:47Zover-blog.com Atom 1.0 Generatorhttp://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.pngUne gourmande au régime semaine après semaine, une dépressive redécouvrant le monde semaine après semaine ...Une humaniste qui revit.http://www.baigneuseendevenir.com/article-19578665.htmlhaiku de mai2008-05-15T12:35:12Z2008-05-15T12:20:00Zisabellehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-36461.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/41/88/97/autres/haiku-004.JPG" />
Mon amoureux m’a offert, un joli carnet de notes au nom de :
Mon programme, une idée par jour
Je vais donc écrire un haïku par jour
Et vous le livrer ….
Nuages et ciel gris
Bel oiseau qui fredonne
Ode à la vie
L’idée est que chaque jour écrit une nouvelle page de l’histoire et il ne tient qu’à nous qu’elle soit
belle
http://www.baigneuseendevenir.com/article-19482324.htmlthèse, antithèse, synthèse ...2008-05-12T04:05:58Z2008-05-12T03:05:00Zisabellehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-36461.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/41/88/97/autres/theseantithese-019.JPG" />
Thèse et anti thèse
Est-ce ma déprime ou mon âge grandissant ?
En mon jeune temps, on m’a appris à écrire des dissertations me précisant que le canevas de l’exercice se
résumait à : thèse, antithèse, synthèse.
Je me souviens avoir creusé mes méninges de jeune fille et avoir calé plus d’une fois puisque l’on me
demandait à moi esprit jeune et sur de ses vérités, de défendre le blanc (thèse) avec autant de véhémence que j’exposais le noir (antithèse).
Essayez de vous rappeler !
A l’époque et à vrai dire, je ne suis pas sure de devoir employer le passé, il me semblait qu’une vérité se
voulait pleine et entière et qu’y opposer son contraire était pure hérésie.
Mes idées avaient un coté terriblement tranchées qui faisaient de moi l’esclave d’une vérité, hautement
affirmée et non contestable puisque apparemment évidente à mon esprit.
Avec le temps et à 47 ans passés, l’exercice me parait plus évident, est ce de la tolérance, plus de
réflexion ? De la maturité ?
Et si la synthèse n’est pas simple, je conçois enfin l’existence possible d’une thèse et antithèse
communicant sans conflit.
Puisqu’enfin, je prends conscience de la notion de doute.
Certes, le doute est parfois insidieux et si je ne peux nier son coté anxiogène, il m’apparait comme une
composante essentielle à la réflexion.
Ce qui peut être une vérité pour moi, ne le sera pas pour un autre.
Une vérité n’est pas universelle, l’admettre c’est certes introduire le doute mais
surtout s’ouvrir, s’ouvrir à tout, même à l’improbable, à l’impossible.
Pas question d’abandonner ses convictions, mais essayer de comprendre en n’érigeant pas sa vérité tel
un jugement.
Exemples :
Faut-il être nécessairement pro israélien ou pro palestinien ? Pourquoi pas disciple
de la paix ?
Faut-il attendre les jeux olympiques pour juger un pays à qui on les a confiés alors que les droits de
l’homme y étaient déjà absents ? En quoi le peuple chinois est fautif ?
Comment appréhender la guerre au Liban ? Pourquoi cette guerre ?
Pourquoi un coréen du nord hait l’américain ? Alors que le japonais a pardonné faute d’oublier ?
Que faut il faire pour les sans papiers ? Les expulser manu militari est il conforme à l’idée que l’on
se fait d’une démocratie respectueuse des droits de l’homme ?
Pourquoi « mein kampf » est interdit de publication en Allemagne ? Faut-il briser le
tabou ?
Le seuil de pauvreté est parfois à 650 euros, parfois à 800, dans les journaux télévisés, pourquoi en
existe-t-il deux ??
Dans ce monde de sur médiatisation, de sur communication, qu’est ce qui est encore et surement
« paroles d’évangile » ? Qui peut on croire y compris dans l’exposition à priori simple des faits ?
J’ai volontairement pris des exemples très concrets, usuels, l’abstraction du sujet exposerait aux mêmes
questions.
Êtes-vous capable de répondre à ces questions par une thèse qui vous semble
juste ?
Personnellement, je ne peux pas avoir une idée arrêtée sur ces questions, les réponses sont bien plus
complexes qu’un simple pour ou contre, que de simples « habitudes » politiques.
Nous sommes empêtrés dans le politiquement correct. Il est de bon ton d’exposer avec clarté de belles idées
toute faites qui feront pencher la balance à droite ou à gauche.
Et nous, bon peuple d’Europe, nantis fermant les yeux sur ses plus démunis, nous donnerons des leçons au
monde (voir un beau discours de Sarkozy en l’Afrique).
Pour revenir au cœur du sujet, il est bien plus confortable et simple de ne concevoir que la thèse.
Pourtant, dés que je prends le temps d’y réfléchir un peu, l’antithèse prend vie d’elle-même.
Et si j’ai grandi en ne voyant que le blanc et le noir, je vieillis en discernant avec de plus en plus de
clarté les milliers de nuances de gris.
Voilà, je vous ai livré, en vrac, mes pérégrinations du soir, je n’ai pas la prétention de faire un discours
philosophique, mais j’avais envie de partager un ressenti, une réflexion venue d’elle-même sur les choses de la vie.
Merci d’avoir pris la peine de les lire …..
Et tiens si tout était inscrit dans cette simple fleur : thèse, anti thèse et synthèse.
http://www.baigneuseendevenir.com/article-19296841.htmlun peintre, un jardin2008-05-05T01:30:03Z2008-05-05T01:24:00Zisabellehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-36461.html
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http://www.baigneuseendevenir.com/article-19242208.htmldeux jours à tuer2008-05-02T20:00:16Z2008-05-02T19:53:00Zisabellehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-36461.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/41/88/97/autres/SICU_2279694_1_20080429_px_470__w_ouestfrance_-1-.jpg" />
Il y a longtemps que je ne vous aie pas fait part de mes coups de cœur.
Mon dernier date d’hier et je le dois à un film magnifiquement humain : 2 heures à tuer.
Les personnages sonnent merveilleusement justes.
Albert Dupontel est émouvant, ses grands yeux noirs nous amènent au
creux d’une âme perdue, d’une âme blessée, vers une rébellion inéluctable.
L’émotion prend le pas sur le sarcastique, c’est beau, vrai, vivant, si vivant.
Nous sommes loin de ce cinéma à effets spéciaux, de ces films violents, de ces films au comique à 2 balles,
nous sommes dans un monde d’émotions et c’est beau, si beau.
http://www.baigneuseendevenir.com/article-18962887.htmlmaman, les p'tits bateaux ...2008-04-22T16:25:08Z2008-04-22T12:54:00Zisabellehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-36461.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/41/88/97/bateaux/brest-mars-2008-054.JPG" />
Une baie vitrée donnant sur des arbres
ensoleillés, un disque de Léo Ferré, avec le temps va tout s’en va, mais pas l’amour s’il vous plait, c’est bien trop doux pour s’en
priver.
Et des bateaux qui vont sur l’eau, je suis
sure qu’ils ont des jambes.
C’est mon fatras de cet après midi.
http://www.baigneuseendevenir.com/article-18949066.htmlun pas ...2008-04-22T03:50:12Z2008-04-22T03:41:00Zisabellehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-36461.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/41/88/97/baigneusesaufildespeintres/rothenburg-2007-174.JPG" />
Durant un long moment, j’ai pu me complaire à vivre en quasi vase clos en mon seul univers, pensant,
écrivant, vivant avec mes ressentis, mes émotions. Pour un peu sans même m’en rendre compte je me serais prise pour le nombril de mon propre monde, enfermée dans l’analyse,
la découverte de moi même.
J’écris ces mots, car ce soir, je me suis surprise à vouloir volontairement refouler les souvenirs, juste
parce que je les trouvais trop pesants.
J’éprouve cette même impression que l’autre matin où soudain mes mots sont venus à la rescousse pour chasser
un rêve.
Je m’offre enfin au bout de quatre ans, le luxe de pouvoir refouler volontairement des pensées qui ne sont
pas bienvenues dans ma vie.
J’arrive enfin à trouver des forces pour chasser d’une main ferme des pensées nocives.
Oh, tout cela est encore bien fragile, je suis encore, après 4 ans de bons et loyaux services de la déprime,
une bien piètre chasseuse de pensées douloureuses.
Pourtant au creux de cette nuit, je me surprends à me sentir plus forte, plus aguerrie et en même temps
convaincue que rien n’est acquis. J’en ai déjà fait l’expérience.
Cette maladie est étonnante, j’ai toujours cette impression prégnante de parcourir un chemin initiatique
jonché de prises de conscience qui prennent vie au gré de l’expérience acquise, sorte de balises qui ne se franchissent qu’à un moment précis.
J’avais écrit au début de ma dépression qu’une tempête avait détruit le beau château de cartes qu’était ma
vie.
Depuis, j’ai reconstruit pas à pas ma demeure et j’ai appris à deviner à quel moment je posais les cartes
« porteuses ».
Depuis, un moment, je grandis à nouveau. Comment l’expliquer ? J’ai moi-même tellement de mal à
l’identifier, voire le comprendre.
Je ne sais ni les tenant, ni les aboutissant, les pourquoi et les comment, mais pourtant, je pressens puis
je sais que je fais un grand pas en avant.
Depuis quelques temps, j’ai repris gout aux univers des autres en lisant, et même dévorant des romans avec
boulimie, entrant à chaque page dans des histoires qui n’étaient pas les miennes et en éprouvant un délicieux dépaysement que j’avais oublié.
Et je n’ai eu ni le loisir ni l’envie de solliciter mes mots, savourant le merveilleux
vertige des mots des autres.
J’ai satisfait à mon envie de belles choses, bien écrites, captivantes, aventureuses, nébuleuses,
mystérieuses, magiques, féeriques.
J’ai retrouvé le chemin des autres à travers leurs mots écrits.
Ce feuillet est un parmi des dizaines d’autres qui ont parcouru mes jours et mes nuits depuis un jour de
profonde détresse.
Je le partage, ce soir, sur ce blog, parce qu’il est, malgré son manque de clarté,
d’objectivité, de science, de vérités toutes faites, d’explications nettes et carrées, une fabuleuse bouffée d’air pur, un message plein d’optimiste, un pas vers la lumière.
Ce soir, derrière mon clavier et mon écran, seule dans la nuit, je me déclare, sans doute pas guérie, mais
sereine, calme, acceptant de chasser ce qui, pour l’instant, ne sera pas réglé, acceptant qu’à une question ne corresponde pas toujours une réponse, acceptant de ne pas être
maitre de ce qui m’est extérieur.
Voilà, en quelques mots, mes états d’âme de ce soir. En les lisant, vous savez pourquoi je me suis fait peu
présente ces derniers temps.
Ici, c’est mon petit chez moi, j’y viens uniquement, par plaisir et sans contrainte, parce que j’ai le désir
profond d’y coucher mes mots et de les partager, sans gloriole, ni prétention, juste pour vous offrir un p’tit bout de vie.
http://www.baigneuseendevenir.com/article-18549807.htmlle retour des mots2008-04-08T07:45:03Z2008-04-08T07:33:00Zisabellehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-36461.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/41/88/97/autres/courson-134.JPG" />
Il y a bien longtemps que je n’ai pas écrit. Mes mots envolés laissaient à mon esprit une paix que j’avais parfois tant souhaitée.
Et là, au petit matin, alors que mes rêves viennent habillés mon conscient tout droit sortis de
l’inconscience. Je me vois ennuyée par eux et voulant les chasser à tout prix.
Je reste un moment mal à l’aise habitée par des images non souhaitées. Et là, semblant venir de nulle part,
les mots ressurgissent, de jolis mots tout neufs, n’ayant perdu aucune vaillance. Ils reviennent avec fulgurance, me faisant oublier ces vilaines images avec une instantanéité bluffante.
Je réalise soudain que j’ai le pouvoir de les faire resurgir quand bon me semble, je réalise soudain qu’ils ne
disparaissent pas, mais se cache bien au chaud dans une anfractuosité au fin fond de mon cerveau.
Et quand une menace quelconque se présente, ils ont le don magique de venir secourir mon mental.
Je les ai toujours considérés comme faisant partie prenante de ma thérapie, même si parfois leur bourdonnement
incessant m’apparaissait quasi pathologique.
Ce matin, au crépuscule d’une nuit agitée de rêves, ils participent à mon éveil : celui de mon corps,
celui de mon esprit qui semblait veiller depuis bien longtemps.
Je les accueille avec bonheur, me réjouissant de leur renaissance et vous les livre sans fioritures, tel quels
fraichement délivrés et couverts de la rosée du matin.
Vous venez régulièrement me visiter chaque jour et je me devais de vous offrir la première de ce
renouveau.
Je vous remercie de votre délicieuse fidélité et après quelques gros déboires informatiques et internet, j’espère pouvoir à nouveau ré accéder à ce petit monde qui est le mien et je l’espère, un
peu le votre …
http://www.baigneuseendevenir.com/article-17809842.htmlla pointe du Raz2008-03-17T20:50:10Z2008-03-17T19:56:00Zisabellehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-36461.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/41/88/97/com/brest-mars-2008-179.JPG" />
Me voilà revenue de Brest.
Après quelques soucis d’intendance informatique, je reviens vers mon blog
Je suis heureuse de vous retrouver
Aujourd’hui, je vous offre quelques vues de la pointe du Raz un jour venteux.
http://www.baigneuseendevenir.com/article-17356071.htmlquelques nouvelles2008-03-05T11:30:16Z2008-03-05T11:24:00Zisabellehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-36461.htmlje suis partie pour quelques jours au grand air.
Je suis à Brest, il fait beau et le vent souffle fort
je cueille pour nous de belles images de mer déchainée, de bateaux colorés.
mon régime continue, je suis sérieuse.
je rentre en toute fin de semaine.
@ très bientôthttp://www.baigneuseendevenir.com/article-17111484.htmlpoème2008-02-27T15:00:23Z2008-02-27T14:54:00Zisabellehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-36461.html
Poème
Mon cerveau s’abime
À enfin trouver la rime
Il rame, se bat et trime
En vain, morne déprime
Les mots se taisent et se terrent
Il me faudra enfin me taire
Poser les deux pieds sur terre
Quitter les nuages salutaires
Mon esprit quitte les brumes
De cerveau j’ai le rhume
Mes mots se consument
Le plomb devient plumes
Je ravive la flamme
Haut et fort, je déclame
Je hurle mon brame
J’invective et proclame
Du néant surgit le poète
Du vide nait ce poème
Âme triste mais
coquette
Esprit blême et
bohème.
Février 2008