Pensée du jour

 

Si les points de suspension pouvaient parler, ils pourraient en dire des choses et des choses !

 

Pierre Dac

Y’a du mou dans la corde à nœuds !

 

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ce n'est que moi

je grandis

  

Voici au travers des images et des mots un peu de mon univers.

 Toute petite, je baignais déjà .....

 

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Film: les enfants du marais

 

Ballades :

 

Venise en Corbeil

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Chantal

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Isabelle

 Expo : René Lalique Au musée du Luxembourg

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à v'tre bon coeur

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jolie pagaille ..

Nudité corps et âme

      

Elles ont de tout temps inspiré les peintres.

 En recherchant leurs portraits, un détail m’apparaît. Si elles ont parfois des visages minces et osseux, dès qu’il s’agit de reproduire leurs hanches, elles sont toujours rondes et voluptueuses, la cuisse pleine, bien que le taille soit fine.

 

 

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Lundi 21 mai 2007

 

J’aimerai vous raconter Rodrigues, vous la décrire telle qu’elle m’apparaît. Depuis quelques jours, je parcours ses routes et chemins, me nourris de ses  couleurs.

 J’aimerais garder à tout jamais gravé le souvenir de chaque barque colorée qui tangue doucement dans le lagon, chaque chèvre attachée le long de la route, chaque vache broutant lentement l’herbe sans mouvement, chaque boutique aux dessins multicolores, chaque petit oiseau qui vient quémander des miettes de pain, chaque poule qui court, libre,  suivie de ses poussins, chaque chien moitié sauvage qui court derrière les voitures ; chaque arbre qui accroche ses racines au sol, chaque buisson couvert de fleurs aux couleurs vives, chaque vieille femme au large chapeau qui avance sans hâte, chaque homme qui chemine et où l’on lit sur le  visage  un étonnant mélange de gentillesse et de fierté, chaque enfant rieur, habillé aux couleurs de son école.

J’aime cette île plus que toute autre parce qu’elle est vraie. Certains doivent avoir une vie rude mais dans chaque geste, regard, je lis la vérité,  la spontanéité. Comment expliquer cette impression qu’ici tout devient simple, sans fard, sans artifice ? La nature, la mer, les gens, tout sonne « beau ».

Dès le lendemain de mon arrivée ici, mes mots, vous savez ceux qui parfois m’encombrent, ne veulent jamais se taire, se sont évanouis, exit inspiration mélancolique, excitation fébrile, le rythme s’est imposé tout seul, un rythme lent où chaque minute s’égrène au vent.

J’écoute le bruit de l’océan qui se fracasse contre la barrière de corail, le lancinant bruit du vent qui secoue les arbres, qui leur donne cet air penché, celui qui signifie qu’ils se laissent bercer, le meuglement d’une vache qui peut être veut signaler qu’ailleurs l’herbe est plus verte puisqu’elle a mâché lentement toute celle qui entourait son cordage, le cri des oiseaux quand ils se bagarrent un insecte, l’aboiement d’un chiot qui a perdu sa mère, le chant du coq au matin.

Je regarde cette nature qui même lorsque qu’elle est apprivoisée semble sauvage, ce lagon où tous les bleus se croisent, ces enfants en rouge, bleu qui sortent de l’école, qui, comme tous les enfants du monde, vont dans la boutique le plus proche se choisir une sucette, un bonbon.

Je sens les odeurs d’épices, de barbecues qui chauffent le soir au bord des routes.

J’ai loué un pick up et quand l’envie m’en prend, je l’arrête au bout milieu (gauche) de la chaussée et descends prendre une photo. J’ai envie de tout graver en pixels, mais je n’ose pas. J’ai peur de manquer de respect à ce ou cette vieil homme ou femme en voulant à tout prix retenir son image comme symbole d’un certain exotisme. Les enfants, eux, posent en riant heureux de jouer avec leur image.

Comment vous décrire cette perle qui vit, là, tranquillement, au beau milieu d’un océan ?

J’ai pris quelques personnes en stop,  l’un d’entre eux ne parlait pas très bien français et maudissait d’être monté dans une voiture conduite par une femme, il se tenait ferme à la poignée de la porte.

J’ai roulé sans voir âme qui vive et soudain, des dizaines d’enfants dévalaient la route en courrant.

Au gré des virages, j’ai croisé un bus entouré d’une petite foule cherchant comment faire pour le sortir du petit muret sur lequel il s’était empalé.

J’ai admiré le lagon, là bas en bas, quand j’ai réalisé en tournant la tête, qu’il s’étalait de l’autre coté en offrant toujours plus de nuances de bleu. J’ai caressé du regard la passe qui de tout là haut se devine, se dessine, d’un bleu intense.

Tout cela paraîtra fade à certains, pour moi, c’est tout l’or du monde. Mes souvenirs reprennent vie et il s’en construit de nouveaux. Tout semble être figé, dans un espace temps à part du reste du monde. Et pour le coup, c’est voir la France, les ministres, les «nouvelles stars » d’un jour, qui devient l’insolite, l’exotique, comme si la vie était ici et juste ici, dans sa sobre simplicité où tout semble offert et où il fait bon se laisser dorloter par le vent, les vagues, le sourire des gens, le rire des enfants, les récits de mes hôtes.

Depuis quelques jours, tout est calme dans mon esprit, pas la moindre angoisse, pas l’ombre d’une pensée sombre, je suis bien, sereine. La vie s’écoule tranquille au rythme du soleil qui se lève et se couche tôt, tous les jours, tous les soirs, immuablement.

Voilà, peut être qu’au fil de ces mots, vous avez vu le ciel se fondre avec la mer, possible même que vous ayez senti le souffle tiède des alizés, et si vous avez su lire entre mes mots vous vous êtes sans doute retrouvés en haut de la montagne les yeux rivés sur le fini et l’infini, le vert, la terre, le lagon, l’écume des vagues, le bleu…

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Lundi 11 juin 2007
par isabelle publié dans : cahier de voyage Rodrigues communauté : L'écriture dans tous ses états
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boutique de la capitale

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les ourites au soleil






Jeudi 17 mai 2007

 

Risque de raz de marée sur Rodrigues, une grande vague venant de l’antarctique a déjà emporté 3 pêcheurs  et deux gardes cotes, samedi. Les plongées sont bien sur interdites.

Me voilà partie après une bonne nuit de sommeil, enfin, pour une ballade sur l’île en pick up.

Je pars vers la capitale : port Mathurin. Ville au charme désuet des villages que nous connaissions dans le temps. Le commerce est principalement tenu par les chinois. Ce sont des échoppes aux façades bigarrées, aux couleurs vives ; à l’intérieur se trouve de tout, de l'objet hyper kitch qui date de mathusalem aux produits Tech  dernier cri. La ville n’a guère changé depuis mon premier passage, il y a 7ans, peut être une banque en  plus, un magasin de téléphones  portables qui fonctionne ici depuis environ 5 ans.

Je me souviens de son arrivée, ce fut un grand évènement, tout le monde attendait téléphones fin prêt l’heure où enfin …

Je repars vers les bords de l’eau et me laisse porter par les routes jusqu‘à arriver vers des sentiers en terre ou sable battu. J’ai alors l’impression de naviguer  sur une terre presque vierge où peu de gens s’aventure. 
Les personnes que je croise me sourient, font un signe de la main, accompagné d’un bonjour. Cette façon simple de regarder l’autre, de lui prêter attention, c’est déjà un grand voyage !

Dans la montagne, je croise les enfants en uniforme qui sortent de l’école. Les petites boutiques alentour sont prises d’assaut par les écoliers pour acheter un petit bonbon.

La marchande les sert avec un grand sourire essayant de contenir cette petite foule gourmande.

Alors que je me retrouve sur un chemin près de la mer, en descendant prendre une photo, les enfants intrigués approchent et posent en riant pour être pris tous ensemble, une petite fille aux chouchous roses, prend des poses, s’amuse regrette que je parte déjà …

Je longe des petites cabanes de pêcheurs, dans le lagon sont posées les pirogues de pêches, les ourites (pieuvres) sont étalées au soleil entre 2 morceaux de bois.

Je repère que le soleil commence à descendre et essaie de le suivre quand je suis arrêtée par la police, c’est l’ascension, aujourd’hui, l’église est  pleine à craquer, nous sommes arrêtés le temps que les ouailles se dispersent.

Il est temps de prendre le chemin du retour, la nuit tombe vite, ici, et les routes ne sont pas très bien indiquées.  Comme prévu, je n'ai pas de portable, je me sens  libre.

Le soleil est tombé et de pales rayons continuent à éclairer la mer, le lagon prend une teinte argentée d’ où les ombres des bateaux se détachent. La lumière est magique. Le moment a un goût délicieux d’éternité, simplissime don de la nature, la vraie celle que personne n’a pervertie, détruite, pillée : nous sommes à Rodrigues, perle quasi intacte des Mascareignes.

 
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 à la sortie de l'école

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la nuit descend....
Samedi 9 juin 2007
par isabelle publié dans : cahier de voyage Rodrigues communauté : L'écriture dans tous ses états
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rogrigues0507-138.JPG pirogue majestueuse

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Sur la route, vers trois heures ...



rogrigues0507-192.JPG  si seulement c'était respecté ....

rogrigues0507-476.JPG Au marché ...
Vendredi 8 juin 2007
par isabelle publié dans : cahier de voyage Rodrigues communauté : L'écriture dans tous ses états
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