états d'âme

 

 

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L’ambiance dans cette clinique est plutôt sympa. Au fil des jours, on croise toujours à peu près les mêmes personnes.

Il se crée nécessairement quelques affinités.

Dans l’après-midi nous discutions ma voisine de table, un monsieur et moi. Nous nous amusions d’abord à citer des répliques connues de vieux films, et de fil en aiguille, nous nous sommes arrêtés sur Brigitte Bardot.

Le monsieur nous dit qu’il la trouvait androgyne. Nous étions toutes les deux surprises car je connais bien peu de gens hommes ou femmes qui ne l’aient trouvé superbe et divine dans, par exemple, et Dieu créa la femme. Elle incarnait alors la perfection du corps de la femme.

J’ai eu la mauvaise idée de dire qu’elle n’avait pas nécessairement bien vieilli, non pas physiquement, mais quant à ses idées parfois un peu trop extrêmes.

Ma camarade de table, plus maligne que moi, a pris la tangente sentant le vent venir. S’ensuivit un monologue du brave monsieur qui s’avéra avoir des idées lui aussi bien tranchées sur les « étrangers », les Arabes automatiquement délinquants, les Algériens automatiquement pas très malins, bref,  j’en passe et des meilleurs, mais vous voyez où je veux en venir. J’ai compris ainsi rapidement mais tout de même trop tard, qu’il serait impossible de pouvoir le convaincre du contraire au moment où lui parlant de Guantanamo et de la malveillance envers les prisonniers,  il me dit tout simplement : « si c’était moi, je n’aurais pas cherché à discuter, je les aurais tous fusillés. »

En l’espace de quelques secondes, alors que j’ai fait preuve d’un évident manque de discernement en abordant un sujet trop politique, je me suis retrouvée dans le monde fantastique des « Dupont la joie ».

Fut un temps, j’aurais continué à m’en agacer, j’aurais essayé d’expliquer et de convaincre. Mais, là, pour une fois, j’ai fait preuve d’un fair-play hors du commun en fermant ma gueule et en prétendant une grosse fatigue et une sieste à venir. Il y a des personnes qu’il est inutile de vouloir convaincre tant elles sont sures de leurs idées toutes faites basées sur la xénophobie, le nationalisme, les lieux communs, les non-dits. Ce brave monsieur, j’aurais dû m’en douter, travaillait à Rungis.

Si je vous en parle, c’est par ce que, a priori, il était d’une jovialité permanente, souriant, blaguant, bref l’archétype du gentil bon-vivant qui finalement s’avère être un  vilain bœuf. GARE : en voilà encore la preuve, l’habit ne fait pas le moine

 

Je lui avais promis quelques heures avant de faire une belote, jeu que je pratiquais jeune adolescente en famille. Je me souviens de soirées enflammées avec mes parents ou mon grand-père ou mon beau-frère ou des amis où l’on se disputait pour un oui pour un non, pour une carte mal posée, pour un atout oublié, bref des choses d’une importance capitale.

J’ai fait, ce soir, preuve d’une grande ouverture d’esprit. J’ai effectivement joué à la belote avec ce Monsieur et nous avons passé à quatre un très bon moment.

L’ambiance était heureusement plus sereine.

Depuis quelques années, je fais en sorte de me protéger de certaines personnes. Ce soir, j’ai pu faire abstraction du « Dupont la joie » et jouer tranquillement avec l’homme jovial sans jugement, sans ressentiment. Nous ne serons jamais de grands amis, nous n’aurons jamais les mêmes idées, mais je n’essaierai jamais d’en reparler avec lui, ni de le convaincre. Je peux tout de même m’en approcher son colère.

Bref, j’avance…

 

J’ai encore fait pas mal d’activités physiques aujourd’hui. Ma glycémie est très stable.

Je sens chaque muscle de mon corps même au repos tant ils sont heureux de me faire savoir qu’ils existent !

Mon moral est bon. Et je peux globalement dire ce soir que je me sens bien.

 

 

 


Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 22:06
- Par isabelle Cassou - Publié dans : états d'âme - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
mouillez vous !!! - les 5 sont encore tout humides ...

 

 

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Aujourd’hui, j’aimerais revenir sur cette méfiance envers le corps médical que j’ai évoquée au sujet de Martine hier.

Hier, une aminaute m’a conseillée d’être plus vigilante, et pour une fois, d’écouter ce que me recommande le corps médical.

J’éprouve aujourd’hui le besoin, non pas de me justifier, mais d’expliquer, ou tout au moins tenter de le faire, cette méfiance qui, étonnamment, peut tout aussi bien se transformer en totale confiance alors que le courant passe.

Quand j’avais huit ans, j’ai commencé à fréquenter les médecins très régulièrement. Je cumulais un certain nombre de symptômes assez inquiétants. Le corps médical fut démuni pendant plus d’un an. J’ai alors subi un nombre d’examens énorme. Quand je dis subi, ce n’est pas un vain mot. Certains de ces examens ont été et restent encore assimilables à de la torture.

Je n’emploie pas ce mot à la légère, c’est réellement ce que j’ai ressenti alors que j’avais huit ans.

S’en est suivi ensuite un traitement d’environ trois ans qui fut un total échec.

Le problème fut résolu par une intervention en 15 jours.

 

Alors que j’étais enfant, je n’avais d’autre choix qu’obéir et subir.

Pour autant, j’étais déjà consciente à l’époque des déficiences du corps médical.

Je n’en fus pas dégoûtée, puisque je fis des études d’infirmière par la suite.

 

Là encore, j’ai vu en tant que professionnelle, des histoires, des erreurs, qu’il me serait impossible de vous raconter, simplement, par ce qu’elles pourraient vous paraître si terribles qu’elle vous ôterait toute confiance en nos services médicaux. Et s’il est de bon ton actuellement lorsque que l’on commet une erreur de prétendre que l’erreur est humaine, dès lors que cette erreur conduit à des catastrophes allant jusqu’à la mort, elle devient bien moins pardonnable.

Je crois que ce qui m’a le plus dégoûtée, à l’époque, c’est cette omerta qui au nom de l’esprit de corps se posait sur les faits telle une chape de plomb.

Certes, l’erreur est humaine, mais encore faut-il qu’elle soit reconnue, expliquée à la famille, voire même décortiquée et étudiée afin elle ne se reproduise pas.

 

Mais revenons dans le contexte du régime, mon rapport à la nourriture a été faussé dès mes 8 ans, je mangeais comme quatre (c’était un des symptômes de la maladie) et je maigrissais à vue d’œil.

Un an après alors que le diagnostic était posé, afin de compenser le risque de prise de poids dû aux médicaments, on instaura un régime assez sérieux.

Dès lors, soit pendant plus de 40 ans, j’ai scrupuleusement écouté et réalisé toutes les recommandations de régime qui m’ont été conseillés par des médecins.

Je n’ai rien à apprendre en ce qui concerne la perte, je sais faire et ce de 1000 manières différentes, toutes plus recommandées par le corps médical les unes que les autres.

Par contre, en ce qui concerne la reprise de ce poids, je n’ai aucune maîtrise ou presque.

Ce que je vous raconte là, vous le connaissez très bien, c’est ce qu’on appelle les régimes yo-yo : tu en perds 10 tu reprends 12…

Je ne prétends pas tout savoir, je ne prétends pas avoir la science infuse, mais une chose est sûre, je tiens impérativement à garder mon libre arbitre sur tout ce qui concerne mon corps et mon esprit.

J’ai commis des erreurs, je commettrai sans doute d’autres, et quoi qu’il arrive, je les assume.

C'est assez fou parce qu'un fait, quelques mots me permettent de réfléchir, d'analyser , merci Aminaute, car grâce à toi , je trouve des pourquoi qui m'échappaient encore.

 

 

 


Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 21:56
- Par isabelle Cassou - Publié dans : états d'âme - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
mouillez vous !!! - les 2 sont encore tout humides ...

 

 

 

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Je suis là, mais pas ici ...

J'en suis désolée, mais voilà, c'est comme ça

En ce moment, pas mal de soucis quotidiens à régler

Et pas vraiment l'envie de venir sur mon blog

Alors, je ne me mets aucune pression

Je vous envoie un p'tit coucou et je reviendrai bientôt

Je pense ....

 

 

 

Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 12:09
- Par isabelle Cassou - Publié dans : états d'âme - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
mouillez vous !!! - les 5 sont encore tout humides ...

Chatouillis méningés

 

 

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Je ne peux pas dire

qui je serai demain.

Chaque jour est neuf

et chaque jour je renais.
Paul Auster

Un peu de Moi

En Musique ...

 

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Profil

  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
  • Femme
  • antony
  • cinema poesie philosophie lire écrire
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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