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Le  bonheur
 
Définition : état durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l’esprit et du corps, d’où la souffrance, le stress, l’inquiétude, et le trouble sont absents.
 
J’ai essayé de retenir, afin d’étayer mon propos, une définition plutôt complète de ce mot fort dévoyé et si mainte fois décrit ou décrié.
 
En piochant par ci par là, il existe au delà des très nombreuses divergences sur le sujet, quelques axiomes reconnus par les philosophes, psy en tous genres et autre sommités définissant le bonheur comme étant relatif et subjectif.
Les sociologues ne prennent pas la peine d’étudier le phénomène puisqu’il l’estime bien trop changeant d’un individu ou d’une société à l’autre.
 
Le bonheur est donc une notion abstraite qui consisterait à ce  que chacun imagine ce qui pourrait le rendre heureux.
Il semble que la plupart des philosophes l’estime, dés lors, illusoire voire inatteignable car placé bien plus dans l’imaginaire de chacun que dans une réalité tangible.
 
Alain écrit : « Espérer, c’est être heureux. »
Selon Epicure : « il est impossible d’être heureux sans être sage »
Spinoza oppose le bonheur à la passion
Malraux pense : « le bonheur est pour les imbéciles. »
Kant estime : « « Le bonheur est la satisfaction de toutes nos inclinations (tant extensive, quant à leur variété, qu’intensive, quant au degré, et aussi protensive, quant à la durée) » il l’estime donc impossible.
Nietzsche nous dit : «Celui qui ne sait pas se reposer sur le seuil du moment pour oublier tout le passé, celui qui ne se dresse point, comme un génie de victoire, sans vertige et sans crainte, ne saura jamais ce que c'est que le bonheur»
Le bonheur, qu’on le considère simplement comme étant un état  de béatitude, ou qu’on l’inscrive dans la durée, ne serait qu’une quête interminable, une sorte de but inatteignable.
 
Je n’ai pas pour habitude et vous le savez de tenir des discours trop didactiques.
J’ai toujours essayé autant que possible de parler en mon propre nom.
La philosophie est pour moi une notion d’importance. Lire ou s’imprégner de ce que d’autres ont écrit, de la pensée hautement réfléchie des uns et des autres est, j’en conviens, la possibilité par la connaissance d’avancer dans ses réflexions plus personnelles et intimes. Pourtant, il me semble réducteur de s’y enfermer. J’ai lu, comme tout un chacun, certains écrits philosophiques. Je n’éprouve, cependant, pas le besoin de systématiquement les lire. J’aime, ainsi que je le fais, là maintenant, aller piocher les pensées des uns et des autres sur un  sujet non pas nécessairement pour les faire miennes mais plutôt dans le but d’étayer mon propre jugement.
Certains hausseront les épaules en pensant qu’effectivement ce que je peux dire par la suite aura été bien mieux défini et décrit par des philosophes reconnus et célèbres, d’autres me trouveront bien prétentieuse en ne considérant pas comme parole d’évangile tous ses écrits illustres.
 
Je me rends compte que le bonheur alors qu’il serait une sorte d’idéal, se retrouvent bien souvent opposé aux sentiments passionnels, au désir, au plaisir, comme si ces notions de par leur caractère s’opposant à la « morale », les rendaient incompatibles avec ce « graal » qu’il ne convient pas d’entacher.
Freud considère que le bonheur est inaccessible de par l’impossibilité d’accepter ou avouer ses désirs.
Lacan estime que le «manque» rend le bonheur improbable.
Jung et autres confrères l’estime « basé sur l’amour et l’être plutôt que sur la peur et l’avoir»
Chamfort syphilitique au dernier degré écrit : «Le plaisir peut s'appuyer sur l'illusion, mais le bonheur repose sur la réalité.»
Le philosophe actuel approche cette notion de bonheur de manière beaucoup moins « morale ». Il serait une sorte de « satisfaction globale » mélange d’une quête spirituelle, quotidienne, psychologique. Il s’inquiète, cependant, du risque d’une quête bien plus matérielle dans nos sociétés de consommation.
 
Ces pensées de « l’autre » sont, pour moi, un point de départ d’une réflexion plus intime.
Plutôt que de savoir ce que pourrait être le bonheur pour l’un ou pour l’autre, il me serait sans doute plus utile d’en connaître ma propre définition.
Avant toute chose, il est sans doute important de rappeler que j’ai, depuis bien longtemps, remis en cause la belle morale judéo-chrétienne qui me fut dispensée, en mon jeune âge.
Le sexe, le désir, le plaisir sont, pour moi, des notions qui ne sont en rien entachées par le mal. J’irai même jusqu’à croire, que si Dieu nous a créé tel que nous sommes, c’est-à-dire éprouvant désir et plaisir, il ne peut l’avoir fait que pour notre bien.
Pourquoi devrait-on estimer que le bien-être sexuel ou non serait nécessairement l’œuvre du diable ?
Pourquoi l’homme devraient-ils systématiquement culpabiliser alors qu’il éprouve ce bien-être ?
 
Qu’est-ce donc pour moi que le bonheur ?
Grande interrogation, me direz-vous, pour une dépressive patentée !
Depuis toujours, bien avant que cette dépression n’entre dans ma vie, j’ai cultivé avec soin tout ce qui peut être « petit bonheur », tous ces petits riens qui à un instant T rendent la vie belle, toutes ces petites choses qui n’ont l’air de rien mais qui pourtant installent dans nos cœurs, le temps d’un instant, une joie indicible.
J’ai toujours su, au moment où je les vivais, les définir comme étant du bonheur. Et de là à les considérer comme étant LE bonheur, il n’y a qu’un pas.
Étant dépressive, ayant connu la noirceur, la mélancolie, la tristesse, les ayant éprouvés avec une force qui, encore aujourd’hui, me terrifie ; ce pas, j’ai de plus en plus envie de le franchir.
Je suis loin de tout savoir, mais je sais que jamais rien n’est figé, j’ai appris que ni le malheur, ni le bonheur ne sont constants.
J’admire ces personnes qui, grâce à des philosophies diverses souvent bouddhistes, zen, empreintes d’une belle sagesse, d’une sérénité à toute épreuve s’estiment ancrées dans un bonheur sans faille.
Pourtant, comment peut-on vivre dans ce monde en y voyant que le beau, le bon ?
Est-il sain alors que ce monde est tel qu’il est, aujourd’hui, de n’y voir que ce qui nous rassure ?
Est-il de bon aloi de mettre une bonne dose de fatalisme entre une réalité rêvée ou supposée et LA réalité bien plus brutale ?
Voilà que je m’égare …
 
Je suis, pour ma part, convaincue que l’homme ne peut se définir comme n’étant qu’un mélange d’instinct et de raison, il possède tout un panel d’émotions qui, qu’il le veuille ou non, entacheront les deux autres.
Ces émotions sont, elles aussi, impalpables, indomptables, bien peu maîtrisables parfois, sujettes, elle aussi, à subjectivité et relativité. Elles varient d’un individu à l’autre, d’une culture à l’autre.
Faut-il sous prétexte qu’elles puissent être parfois encombrantes, refuser de les écouter ? Refuser de les éprouver ?
La dépression, la vie me font répondre par la négative.
Ces émotions sont, à mon avis, ce que je suis. Elles sont : moi. Les refouler serait parfois bien plus confortable,  Pourtant, dès lors, j’aurais l’impression de me mentir, d’en  quelque sorte refouler l’instinct en le maquillant d’une bonne couche de raison.
Je crois que le bonheur pourrait être une sorte de juste milieu où instinct et raison se marient pour mieux laisser vivre l’émotion.
L’émotion étant une inconnue dans cette équation, le bonheur, tout autant que le malheur d’ailleurs, serait un état aléatoire excessivement difficile à reproduire.
 
Cependant, étant d’une nature optimiste et aventureuse, ce bonheur que j’ai eu la joie de toucher du bout de l’âme, des doigts ou du cœur, ça et là, j’ai nécessairement envie de le retrouver, de le vivre.
N’étant pas, hélas, détentrice d’une belle recette conduisant au bonheur, j’essaie de, sans cesse, redéfinir ce qui m’amène au bien-être, ce peut être un plaisir charnel, intellectuel, spirituel, un état de grâce ponctuel où, moi qui ai connu les sombres horizons, je ne vois que le bleu des cieux.
 
Faut-il croire au bonheur ?
Aspirer au bonheur rend, d’évidence, la vie bien plus belle. Cependant, alors qu’il deviendrait une quête quasi obsessionnelle, celle-ci pourrait mener à une insatiable frustration.
Ayant éprouvé ces hauts et ces bas psychiques induits par la dépression, j’en tire des leçons.
Monter trop haut conduit aux mêmes dangers que descendre trop bas.
Alors, afin de satisfaire à ma vie, j’ai compris qu’avant tout, il faut la vivre.
Aussi, dès que je peux, autant que je le peux, je cultive tous les petits morceaux de ciel bleu qui composent ma vie, tous les petits bonheurs, tous les petits riens qui me conduisent à cet état éphémère que l’on nomme :
Le bonheur.
J’ai appris que la vie se conjugue uniquement au présent.
Si le passé sert de leçon, il ne doit pas entretenir remords et regrets.
Si l’avenir paraît triste ou, au contraire,  prometteur, il est par définition incertain et, surtout, indépendant de ma volonté.
Je prends, dès lors, ce que la vie m’apporte, essayant, parfois avec difficulté, de relativiser « les malheurs ». Mais, avant tout, je me fais un devoir de me délecter, de savourer, de me rouler dans tout ce qui est bon, beau, et source de bonheur…Je n’en méprise aucun, je n’en boude aucun et  je les sais bien trop précieux pour faire la fine bouche ou établir une quelconque hiérarchie. Chaque petit bonheur devient alors : Le Bonheur, celui-là même qui porte majuscule …
Et, Allez savoir, peut-être que le jour où je traiterais le malheur avec autant d’acharnement inverse
Serai-je heureuse ?

 

 

 

 

 

Vendredi 2 mars 2012 5 02 /03 /Mars /2012 02:43
- Par isabelle Cassou - Publié dans : sujets brulants
mouillez vous !!! - les 9 sont encore tout humides ...

 

 

 

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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 19:33
- Par isabelle Cassou - Publié dans : sujets brulants - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
mouillez vous !!! - les 2 sont encore tout humides ...

 

 

 

Vous l’avez sans doute entendu, Cantona fait le buzz sur la toile, relayé par les médias.
L’idée est de retirer massivement son argent des banques à une date précise afin d’accomplir un geste révolutionnaire.

La chose est simplissime et  elle représente une réelle menace économique.

Que déduire du fait que cette idée pourrait prendre vie ?

Le «peuple» a été et est encore le véritable pigeon de la crise financière, les sommes pharaoniques dépensées par les états «riches» se sont muées en emprunts qu’il nous appartient aujourd’hui de rembourser, nous, petites gens.

Les économistes se cachent derrière des discours techniques et confus mais les faits sont là:  2+2 feront toujours 4, 0+0 la tête à toto, la nouvelle économie veut remettre en cause l'arithmétique comptable et nous berce de belles paroles.

Pas besoin de sortir de Saint  Cyr pour comprendre que la base reste le dindon de la farce, qu’elle est muselée et condamnée à obéir sans révolte.

Cette vidéo dure une douzaine de minutes et parle d’elle même.

Cantona joue les Robins des bois, oui, sans doute, et il en faut, des personnes qui crient aux autres, ne laissons plus faire, refusons un système qui nous fait courir à notre perte .

Je connais peu cet homme, mais je trouve cette idée somme, toute symbolique, diablement assez simple pour être un véritable danger pour les banques.
Et par les temps qui courent leur faire douter de leur «toute puissance» est une nécessité économique et sociale.

 

 

 

Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 16:24
- Par isabelle Cassou - Publié dans : sujets brulants - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
mouillez vous !!! - les 5 sont encore tout humides ...

 

 

 

En dehors du fond cette fois, j’ai entendu ce joli discours de Mme Lagarde, avocate de métier, qui emploie un ton très condescendant qui , pour ma part, me révolte.
Quel est sa formation en matière économique pour donner ainsi des leçons ?

Nous sommes , cette femme nous le prouve encore aujourd’hui, gouverné par quelques happy few détenant la «vérité», qu’il est mal venu de remettre en cause, pas seulement en tant que footeux professionnel mais  comme citoyen responsable.
Cet homme a tout à fait la légitimité de retirer des banques SON argent et de ne plus faire confiance à un système qui nous musèle et creuse toujours un peu plus les inégalités.

Sommes nous loin, aujourd’hui, des conditions qui ont amené le peuple français à la révolution en 1789 ?
La question se pose.

 

 

Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 16:19
- Par isabelle Cassou - Publié dans : sujets brulants - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
mouillez vous !!! - les 0 sont encore tout humides ...

 

 

 


L’idée est incroyablement simple
Peut être est ce pour cela qu’elle fait peur à certains

 

 

Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 15:32
- Par isabelle Cassou - Publié dans : sujets brulants - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
mouillez vous !!! - les 2 sont encore tout humides ...

Chatouillis méningés

 

 

 

 

 

  Je ne peux pas dire

qui je serai demain.

Chaque jour est neuf

et chaque jour je renais.
Paul Auster

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Profil

  • isabelle Cassou
  • dépressive utopiste: isabelle
  • Femme
  • cinema poesie philosophie lire écrire
  • une depressive idéaliste qui veut croire en l'humain, qui n'acceptera jamais la communication à travers la violence, la guerre. j'ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre de dire , d'écrire, le faire est un droit mais surtout un devoir

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